Merci Lacoste (2/2) (+18)

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Petite note en début d'histoire :

Je vous laisse relire "Merci Lacoste", si besoin, pour vous replonger dans l'histoire. Je vous laisse avec la suite et fin de cette histoire.

La majorité de cette 
partie est  + 18 comme la première partie. J'espère que la suite vous plaire. J'ai préféré passé plus de temps dessus pour que ce soit un peu plus long que la V1. 

Bonne lecture 😊

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La suite du trajet sembla interminable pour Helena. Chaque minute semblait s'étirer, comme si le temps lui-même s'amusait à la torturer. Son esprit était incapable de se détacher des messages échangés avec Pierre. Ne se sentant pas capable de faire face à ses amis dans l'état où elle était, elle se leva discrètement pour aller se passer de l'eau froide sur le visage dans la petite salle de bain du bus. Elle espérait, sans grande conviction, que cela suffirait à faire diminuer la chaleur qui persistait dans son corps.

Bien qu'elle ne regrettât aucune des minutes passées à échanger avec Pierre, ni aucun des mots qu'ils s'étaient envoyés, elle ne pouvait s'empêcher de maudire ce dernier pour l'avoir mise dans cet état dans un lieu aussi peu intime que ce tour bus. Elle retourna dans sa couchette, le visage encore humide, tira le rideau et tenta de fermer les yeux pour se reposer. Mais son cerveau refusa catégoriquement de l'aider.

Les messages de Pierre tournaient en boucle dans sa tête, chacun de ses mots résonnant comme une douce torture. Helena ne pouvait s'empêcher de visualiser chacune des choses qu'il lui avait décrites, son imagination s'emballant malgré elle. Les souvenirs de cette nuit s'imposaient à elle, se mêlant à ses désirs présents.

Elle soupira et murmura pour elle-même : « Je le déteste. »

Mais elle savait que ce n'était pas vrai. Pas même une seconde.

Elle prit sa tête dans ses mains, essayant de se recentrer, mais rien n'y faisait. Ouvrant à nouveau les yeux, elle fixa le plafond de la couchette, espérant que cela suffirait à chasser les images qui défilaient dans son esprit. En vain.

Elle passa une main dans ses cheveux, exaspérée autant par elle-même que par Pierre. Mais ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait dans cet état à cause de lui, et elle doutait que ce soit la dernière.

C'était la première fois qu'elle était attirée à ce point, dans tous les sens du terme, par quelqu'un. La relation qu'elle avait construite avec Pierre depuis leur rencontre était unique, il avait toujours eu un effet inexplicable sur elle. Il y avait toujours eu quelque chose de plus entre eux, quelque chose qu'elle ne parvenait pas à définir mais qu'elle ressentait profondément. C'était comme si quelque chose de magnétique les attirait l'un vers l'autre.

Ils étaient constamment attirés l'un vers l'autre, que ce soit émotionnellement ou physiquement, cherchant toujours le contact de l'autre. Mais depuis qu'ils avaient franchi cette dernière barrière entre eux, cette attirance était devenue presque douloureuse lorsqu'ils étaient séparés.

Savoir maintenant que Pierre ressentait la même chose qu'elle ne faisait qu'intensifier ses pensées. Elle se demandait comment ils avaient pu résister à cette tension et ne pas céder depuis cette fameuse nuit d'avril. Son corps entier réclamait encore Pierre, et elle savait qu'il ressentait la même chose.

Se forçant à arrêter cette spirale de pensées, elle fit la seule chose qui lui permettait habituellement de se calmer : elle enfila ses écouteurs et lança sa playlist préférée. Se plonger dans une bulle musicale était la seule chose capable de lui offrir un semblant de répit. Peu à peu, les notes l'apaisèrent, et elle finit par s'endormir.

Un peu plus de trois heures plus tard, elle sentit une main sur son épaule qui la secouait doucement. Ouvrant les yeux, encore engourdie par le sommeil, elle reconnut Djebril.

« On est arrivés, » dit-il avec un sourire.

Elle cligna des yeux, encore à moitié endormie.

« Quelle heure il est ? » demanda-t-elle, la voix ensommeillée.

« Un peu plus de 21h. »

Helena hocha la tête et regroupa ses affaires à contrecœur, récupéra sa valise, et suivit tout le monde hors du bus jusqu'à la réception de l'hôtel pour récupérer la clé de sa chambre. Dans l'ascenseur, Julien se tourna vers elle avec un sourire amusé : « Ta tête va mieux ? »

Helena le regarda, visiblement confuse.

« Ma tête ? » répéta-t-elle, cherchant à comprendre de quoi il parlait.

Julien esquissa un sourire en voyant son air interrogateur.

« T'es pas réveillée toi. T'as dit que t'avais mal à la tête et que tu allais te reposer tout à l'heure. »

Helena hocha doucement la tête, un sourire forcé sur les lèvres.

« Oui, ça va mieux, merci. »

Mais au fond d'elle, la vraie raison de son "isolement" lui revenait en pleine figure, et la chaleur qu'elle avait tenté de faire disparaître menaçait de refaire surface. Elle n'avait qu'une envie : sortir de cet ascenseur, s'enfermer dans sa chambre, et prendre une douche pour se remettre les idées en place.

*

Avec sa sieste dans le tour bus la veille, Helena se réveilla de bonne heure. Son estomac, qui lui rappelait qu'elle n'avait pas dîné, la poussa à se lever et à descendre prendre son petit-déjeuner malgré l'heure matinale. Elle savait qu'à cette heure-là, elle croiserait forcément l'un des membres de la tournée déjà éveillé.

Sortant du lit, elle se dirigea vers sa valise pour chercher de quoi s'habiller. Alors qu'elle attrapait un t-shirt et un pantalon, son regard tomba sur la tenue Lacoste soigneusement pliée dans un coin. Un sourire espiègle étira ses lèvres, et elle se mordit la lèvre inférieure. Elle repensa à l'état dans lequel Pierre l'avait mise la veille avec leurs échanges et sentit une soudaine envie de se venger un peu. Rien de méchant, juste un petit jeu, une douce revanche pour lui rappeler qu'elle n'était pas la seule à avoir ce pouvoir sur l'autre.

Reposant les vêtements qu'elle tenait, elle attrapa la tenue Lacoste ainsi qu'un ensemble de sous-vêtements, puis se dirigea vers la salle de bain pour se changer. Elle savait qu'elle jouait avec le feu, qu'elle risquait de se faire prendre à son propre jeu. Mais cette idée, loin de la freiner, l'amusait.

Une fois prête, elle attrapa son sac banane, ferma la porte de sa chambre, et descendit au restaurant de l'hôtel. Lorsqu'elle entra dans la salle, ses yeux balayèrent l'espace à la recherche d'un visage familier. Comme elle l'avait prévu, Julien était déjà attablé. Un sourire satisfait se glissa sur ses lèvres.

Mais avant qu'elle ne se dirige vers lui, elle aperçut une deuxième silhouette qui venait de s'asseoir à sa table. Elle se figea.

Pierre.

Il était là, bien plus tôt qu'elle ne l'avait imaginé. Elle ne s'attendait pas à le voir ici, et encore moins à cette heure. Il devait normalement arriver plus tard dans la journée. Mais le voilà, déjà attablé à côté de Julien, détendu.

Elle sentit une chaleur familière monter en elle, la même qu'hier, mais elle inspira profondément. Elle réalisa que lui faire face serait bien plus compliqué que prévu. Garde ton calme, Helena, se dit-elle. Elle ne pouvait pas lui montrer qu'il la déstabilisait déjà. Alors, reprenant contenance, elle arbora une expression détendue et se dirigea vers eux, son pas assuré.

Julien, qui était en pleine conversation avec Pierre, la vit approcher. Une fois qu'elle fut à portée de voix, il lui lança avec un grand sourire :

« Le gnocchi ! »

Helena lui rendit son sourire sans rien laisser transparaître.

À l'entente du surnom, Pierre tourna brusquement la tête dans sa direction. Le brun de ses yeux rencontra le bleu des siens, et pendant une fraction de seconde, tout sembla s'arrêter. Tandis qu'elle faisait les derniers pas qui la séparaient de la table, Pierre ne pu s'empêcher de la détailler de haut en bas. Son regard brûlant parcourut sa tenue, s'attardant légèrement. La tenue Lacoste épousait ses formes à la perfection. Son regard brûlant trahissait son trouble, mais il resta silencieux.

Helena, qui remarqua bien ce regard insistant, feignit de ne pas y prêter attention. Pourtant, intérieurement, elle jubilait. Elle avait obtenu l'effet escompté.

En posant son sac sur une chaise, Julien lui fit remarquer : « Déjà debout à cette heure-ci ? »

Helena haussa les épaules, un sourire léger sur le visage.

« Oui, je suis allée me coucher directement après ma douche. J'ai dormi comme un bébé. »

Puis, se tournant vers le buffet, elle ajouta : « Bon, je vais me chercher à manger. »

Tandis qu'elle se dirigeait vers le buffet, elle sentit encore le regard de Pierre sur elle, et elle ne put s'empêcher de sourire pour elle-même. Un point pour moi, pensa-t-elle.

Une fois qu'Helena s'éloigna vers le buffet, Julien se tourna vers Pierre.

« J'espère qu'elle est pas en train de tomber malade, » lança-t-il.

Pierre, surpris par la remarque, fronça légèrement les sourcils.

« Pourquoi tu dis ça ? » demanda-t-il.

Julien haussa les épaules. « Hier, elle a passé les trois quarts du trajet dans sa couchette à dormir. Et quand elle s'est levée pour y aller, elle était rouge et avait l'air un peu bizarre. J'ai cru qu'elle avait de la fièvre, » expliqua Julien.

À ces mots, Pierre faillit s'étouffer avec son café. Il savait pertinemment pourquoi Helena avait été dans cet état hier, et il en était entièrement responsable. Tentant de dissimuler son trouble, il répondit d'un ton qu'il espérait détaché :

« Ah... Elle a l'air d'aller très bien ce matin. »

Au même moment, Helena revint à table, son plateau à la main. Pierre, malgré lui, posa immédiatement ses yeux sur elle. Il la détailla à nouveau, incapable de détourner son regard. Helena, qui ne lui avait pas encore adressé la parole, brisa finalement le silence.

« T'es arrivé tôt, » remarqua-t-elle avec une nonchalance feinte. « Je ne m'attendais pas à te voir avant plusieurs heures. »

Pierre comprit immédiatement où elle voulait en venir. Elle savait très bien l'effet qu'elle lui faisait et avait manifestement décidé de pousser son petit jeu jusqu'au bout. Il remercia intérieurement le hasard de lui avoir permis d'arriver plus tôt. Voir Helena dans cette tenue pour la première fois au milieu de tout le groupe pendant les répétitions aurait été un supplice.

Pierre, taquin, haussa un sourcil. « Ça te dérange que je sois déjà là ? »

Helena lui jeta un regard où l'espièglerie se mêlait à l'innocence. « Pas du tout, » répondit-elle calmement, « je suis juste étonnée, c'est tout. »

Pierre sentit son regard descendre involontairement vers le décolleté d'Helena. Elle avait laissé la fermeture de son haut encore plus ouverte que sur les photos, dévoilant une parcelle de peau qui le rendait fou. Une chaleur familière s'empara de lui, mais il se força à rester impassible. Il commençait à comprendre que cette tenue n'était pas un simple hasard.

Heureusement pour lui, Julien intervint, coupant court à ses pensées.

« Alors, comment ça s'est passé ces deux derniers jours ? » demanda-t-il.

Pierre toussa légèrement pour retrouver ses esprits avant de répondre :

« J'ai commencé à réfléchir à la réédition de l'album. J'ai quelques idées de thèmes à aborder pour les nouvelles chansons. »

« Super ça ! »

« Ouais, mais je pense attendre la fin de la tournée pour m'y mettre sérieusement, » précisa Pierre. « J'aimerais que cette réédition me ressemble encore plus, et j'aimerais aussi travailler un peu plus en solo dessus. »

Helena, qui écoutait sans rien dire jusque-là, intervint d'un ton neutre, les yeux rivés sur son croissant :

« Je vois... Tu veux un peu d'intimité pour mettre en place tes idées. »

Pierre se figea légèrement en entendant le mot *intimité.* Il comprit immédiatement qu'elle faisait référence à leur échange de la veille. Elle jouait avec lui, et il le savait très bien. Elle était en train de se venger, et il devait admettre que ça fonctionnait.

Il la fixa un instant, son regard brûlant de désir et de frustration. Il se battait intérieurement pour ne rien laisser paraître devant Julien.

Julien se leva pour se resservir un thé, les laissant seuls pour la première fois depuis leurs messages. Pierre se pencha légèrement vers elle et, d'une voix basse et rauque, lui murmura :

« Tu te venges, c'est ça ? »

Helena releva doucement les yeux vers lui, affichant une expression impassible.

« Je sais pas de quoi tu parles, » répondit-elle calmement.

Le regard de Pierre se fit plus intense.

« Ne fais pas semblant. Avec cette tenue, tu savais très bien ce que tu faisais, » murmura-t-il.

Helena, qui luttait intérieurement pour ne pas rougir, haussa légèrement les épaules et répliqua : « Cette tenue est confortable, et je l'aime bien. Ça te pose un problème ? »

Pierre la fixa intensément, ses yeux rivés aux siens.

« Non, ça ne me pose pas problème... Mais tu joues avec le feu, »

Helena afficha un sourire en coin et répondit avec une assurance feinte :

« Je suis une grande fille. Je sais ce que je fais. »

Avant que Pierre ne puisse répliquer, Julien revint avec son thé, interrompant leur échange et dissipant momentanément la tension entre eux.

Ils terminèrent leur petit-déjeuner en discutant de tout et de rien. Une fois Julien sorti pour fumer une cigarette, Helena et Pierre prirent la direction de l'ascenseur, leurs chambres étant situées au même étage.

Helena appuya sur le bouton pour appeler l'ascenseur, et Pierre, profitant de cette proximité, se plaça juste derrière elle. Il se pencha légèrement pour murmurer à son oreille :

« Je confirme ce que je pensais... Cette tenue te va divinement mieux en vrai qu'en photo. »

Le souffle chaud de Pierre effleura la nuque d'Helena, lui arrachant un frisson qu'elle tenta de dissimuler. Elle sentit son cœur s'accélérer mais tenta de garder contenance. Heureusement pour elle, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent à ce moment précis, lui offrant une excuse pour s'éloigner de lui.

Elle entra rapidement, espérant mettre de la distance entre eux. Elle fut suivie de Pierre, et s'adossa contre la paroi du fond. Pierre resta face à elle, ses yeux fixés sur les siens. L'air semblait se charger d'électricité alors qu'ils se retrouvaient seuls dans cet espace confiné. Leurs regards étaient intenses, et chacun pouvait lire le désir brûlant dans les yeux de l'autre.

Pierre fit un pas vers elle, puis un autre, réduisant encore l'espace entre leurs corps. Helena, piquée par un mélange d'envie et de provocation, lui dit avec un sourire en coin :

« Merci... mais je croyais que tu préférais me voir sans. »

Les mots d'Helena ravivèrent des souvenirs brûlants dans l'esprit de Pierre. Il se revit parcourant son corps du bout des doigts, savourant chaque courbe, chaque soupir. Un sourire en coin étira ses lèvres alors qu'il répondit, les yeux brillant de désir :

« C'est vrai... et je ne suis pas sûr de réussir à me concentrer aujourd'hui. »

Helena, bien décidée à ne pas céder si facilement, rétorqua calmement :

« Ce n'est pas mon problème si tu ne sais pas faire preuve de professionnalisme. »

Pierre se rapprocha davantage, jusqu'à coller son corps au sien, la coinçant entre lui et la paroi de l'ascenseur. Sa proximité fit monter la chaleur d'un cran, rendant l'atmosphère presque étouffante. Leurs respirations se mêlaient, et l'intensité de leur regard était presque insoutenable. Helena sentit son souffle s'accélérer malgré elle, mais elle ne baissa pas les yeux.

Mais une voix mécanique annonça l'arrivée à leur étage, les ramenant brusquement à la réalité. Helena, se ressaisissant, posa une main sur le torse de Pierre pour le pousser légèrement et s'écarta. Elle sortit de l'ascenseur en lançant par-dessus son épaule :

« La prochaine fois, évite de m'envoyer ce genre de message quand je ne suis pas seule. »

Pierre suivit Helena, un sourire amusé aux lèvres, tandis qu'ils marchaient côte à côte dans le couloir. Leurs chambres étant proches, ils prirent naturellement la même direction. Alors qu'ils approchaient de la porte d'Helena, Pierre reprit la parole, un brin provocateur :

« Je t'ai simplement fait part d'idées. »

Helena ralentit le pas, s'arrêtant devant la porte de sa chambre. Tandis qu'elle fouillait dans son sac pour trouver sa carte, Pierre s'arrêta également. Il se tourna vers elle, et leurs regards se croisèrent à nouveau. Pierre, avec un sourire taquin, ajouta :

« Au fait, je suis content de savoir que mes idées t'ont mise dans cet état. »

Helena feignit l'incompréhension, levant les yeux vers lui avec une expression innocente.

« De quel état tu parles ? » demanda-t-elle.

Pierre se rapprocha légèrement, un sourire joueur aux lèvres.

« Tu sais très bien de quoi je parle. Tu leur as faussé compagnie, rouge comme une tomate, et je suis prêt à parier que c'était parce que ton corps était en feu. Et je mettrais ma main à couper que cette même excitation est en train de s'installer à nouveau maintenant. »

Helena sentit son cœur s'accélérer. Ils savaient tous les deux qu'ils jouaient avec le feu, et la tension entre eux devenait presque insupportable. Leurs regards glissèrent instinctivement vers les lèvres de l'autre, le silence se chargeant de promesses.

Pierre reprit, son ton bas et chargé de désir :

« Tu es en train de penser à toutes ces idées, n'est-ce pas ? »

Helena esquissa un sourire en coin. Tout en prononçant ces mots, elle passa sa carte devant le scanner, tourna la poignée pour ouvrir sa porte et répondit calmement :

« Dommage qu'on manque d'intimité pour vérifier ça. »

La provocation, légère mais calculée, fut la goutte de trop pour Pierre. Lorsqu'elle ouvrit la porte et commença à reculer pour entrer dans sa chambre, il céda. En une fraction de seconde, il s'avança, capturant ses lèvres avec une intensité qu'il retenait depuis bien trop longtemps.

Ses mains encadrèrent son visage. Helena répondit immédiatement, ses mains se glissant dans ses cheveux, tandis qu'il la faisait reculer dans sa chambre. Un gémissement s'échappa de leurs lèvres, brisant le silence. La porte se referma violemment derrière eux, le bruit résonnant dans le couloir.

La chambre d'Helena était maintenant pleine de leur désir, tandis que le couloir à l'extérieur était désert et silencieux. Pierre plaqua Helena contre le mur, et leurs baisers devinrent plus profonds, plus intenses, comme s'ils essayaient de combler tout le temps perdu. Leurs langues dansaient ensemble, explorant chaque recoin avec une passion qu'ils avaient trop longtemps retenue.

Pierre passa une main dans la nuque d'Helena, ses doigts s'entremêlant doucement dans ses cheveux blonds qu'il écarta pour mieux accéder à son cou. Helena, dans un geste instinctif, retira la casquette de Pierre et la laissa tomber au sol, ses doigts glissant dans ses cheveux. Ils se demandèrent silencieusement comment ils avaient pu se priver de ces sensations après y avoir goûté.

Quand leurs lèvres se séparèrent brièvement, c'était uniquement par nécessité de reprendre leur souffle. Leurs regards se croisèrent, chargés de désir et d'impatience. Les regards qu'ils échangèrent à ce moment-là en disaient long : il n'y avait plus de barrière, plus de retenue, seulement eux et cette envie dévorante de se retrouver.

Pierre laissa glisser sa main droite le long de sa nuque pour déplacer délicatement les cheveux d'Helena, dévoilant son cou qu'il parsema de baisers brûlants, suivant une ligne invisible. Helena trembla sous son contact, un frisson parcourant son corps, et un gémissement doux s'échappa de ses lèvres, brisant le silence pesant de désir. Son corps tout entier sembla frémir sous cette attention. Cette sensation lui avait cruellement manqué, et elle savait qu'elle ne pourrait jamais s'en passer.

Même dans la tension et l'urgence de l'instant, Pierre s'appliquait à retrouver chacun des endroits qu'il savait sensibles sur le corps d'Helena. Malgré le temps qui s'était écoulé, Pierre se souvenait de chaque réaction d'Helena, de chaque point de son corps qui la faisait chavirer. Et pourtant, c'était comme s'il la redécouvrait, cette dualité entre le connu et le nouveau étant terriblement enivrante. Quand ses lèvres atteignirent la zone sensible sous son oreille droite, Helena inclina instinctivement la tête contre le mur, offrant davantage de son cou. Elle trembla à nouveau et gémit d'anticipation, sa respiration s'accélérant encore.

Les mains de Pierre, fermement posées sur les hanches d'Helena, semblaient vouloir la maintenir en place, conscientes de l'état de ses jambes qui semblaient sur le point de céder sous l'intensité de ce qu'elle ressentait. Entre deux respirations tremblantes, Helena murmura :

« Montre-moi... Montre-moi tout ce que tu m'as dit hier... S'il te plaît. »

Pierre s'arrêta un instant, leurs regards se retrouvant. Ses yeux bleus brillaient d'un mélange de désir et de vulnérabilité. Elle ajouta dans un souffle :

« J'ai besoin de toi. »

Il approcha ses lèvres des siennes, son souffle caressant sa bouche avant de murmurer :

« Tu me rends fou. »

Leurs lèvres se retrouvèrent, plus avides que jamais. L'air dans la chambre devenait de plus en plus chaud, oppressant presque, mais ils ne s'en souciaient pas. Chaque centimètre d'espace entre leurs corps disparaissait peu à peu, comme si le simple fait d'être séparés était insupportable.

Les mains de Pierre tenaient fermement les hanches d'Helena. Ses doigts s'enfonçant légèrement dans le tissu de sa tenue comme s'il craignait qu'elle s'éloigne, alors que les mains d'Helena glissaient lentement dans le dos de Pierre, sous son sweat, rencontrant la chaleur de sa peau.

Ce contact arracha un gémissement à Pierre, mais il ne rompit pas leur baiser. Au contraire, ce son sembla attiser davantage leur désir mutuel. Helena sentit tout son corps frissonner sous le contact, sa peau brûlante réagissant à chaque mouvement de Pierre.

Ils n'avaient plus aucune retenue, aucune barrière, seulement un besoin viscéral de ne faire qu'un, d'effacer tout le temps perdu, de graver ce moment dans leur mémoire à jamais.

Pierre glissa ses mains fermement sous les cuisses d'Helena, les passant sous elle pour la soulever. Helena accrocha ses bras autour de son cou et enroula instinctivement ses jambes autour de sa taille, et un frisson d'anticipation traversa son corps lorsqu'elle sentit son excitation contre son intimité. Un « Oh mon dieu... » s'échappa de ses lèvres, amplifiant la tension entre eux. Pierre agrippa ses fesses, la rapprochant encore plus de lui, leurs corps pressés l'un contre l'autre, et leurs respirations déjà haletantes témoignaient de leur désir.

Pourtant, une partie d'eux voulait savourer chaque instant, prendre le temps de laisser leurs corps se retrouver après tant d'attente. Pierre détacha leurs corps du mur et, tout en soutenant Helena, il se dirigea vers le bureau de la chambre, la posant avec délicatesse sur le bord.

Helena raffermit la prise de ses jambes autour de lui, comme si elle refusait de le laisser s'éloigner, mais Pierre n'avait aucune intention de briser ce moment. Il plongea à nouveau son visage dans le creux de son cou, laissant une traînée de baisers brûlants et humides. Lorsqu'il atteignit son point sensible, juste sous son oreille, Helena frissonna violemment, un gémissement incontrôlé s'échappant de ses lèvres.

Il poursuivit sa descente, ses lèvres traçant une ligne le long de son décolleté. Ne voulant plus perdre une seconde, Pierre commença à descendre la fermeture éclair de son haut, exposant lentement la naissance de ses seins à la lumière du jour et à ses lèvres impatientes. La tête basculée en arrière, elle se perdit dans les sensations exquises qu'il lui procurait, ses doigts s'agrippant à ses cheveux pour s'assurer qu'il ne s'éloigne pas.

Lorsque la fermeture fut totalement descendue, Pierre se redressa légèrement, ses mains glissant sous les pans du haut d'Helena, effleurant sa poitrine au passage provoquant un gémissement de plaisir. Il se figea un instant, son regard brûlant s'assombrissant encore lorsqu'un soutien-gorge en dentelle bleue apparut sous ses doigts. Il finit de lui enlever son haut et se pencha à son oreille pour murmurer :

« J'espère avoir l'occasion de voir tous tes ensembles... »

Helena frémit sous ces mots, un mélange de promesse et de tentation. Dans un souffle, elle répondit simplement : « Promis. »

Ses mains glissèrent sous le sweat de Pierre, effleurant sa peau brûlante avant de lui retirer le vêtement. Leurs lèvres se retrouvèrent dans un baiser plus doux, comme pour sceller leur promesse tacite.

Pierre s'écarta légèrement, ses mains toujours posées sur Helena, et l'aida à se relever. Ils se retrouvèrent debout, face à face, leurs regards chargés de désir. Helena, incapable d'attendre plus longtemps, posa ses mains sur la ceinture de Pierre pour la détacher. En ouvrant son jean, ses doigts effleurèrent son érection, ce qui arracha un gémissement rauque à Pierre. En quelques secondes, son jean rejoignit le sol.

D'un geste doux mais déterminé, Pierre la poussa vers le lit, la faisant s'allonger avant de se pencher sur elle, couvrant son corps du sien. Ses lèvres retrouvèrent les siennes, avant de commencer une nouvelle descente, traçant une ligne directe vers son bas-ventre.

One Shot - PierrinaDes histoires addictives. Découvrez maintenant