Pour rappel : Je suis responsable de ce que j'écrit et non de ce que vous lisez. Cette histoire est purement fictive et si les personnes qui ont inspirés mes personnages souhaitent que cette histoire soit supprimée ce sera le cas.
Je m'excuse pour le retard, j'ai eu du mal à mettre en place mes idées mais il est à vous. J'espère qu'il vous plaira !
Vous allez voir pleins de petites ref dans ce chapitre mais celle qui a inspiré tout ça est celle du titre, je n'en dis pas plus pour celles et ceux qui ne se souviennent pas...
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La journée touchait doucement à sa fin et Pierre et Helena étaient seuls, rentrés plus tôt des répétitions. Le château semblait presque vide cet après-midi-là. Julien et Axel avaient passé la journée sur le plateau à répéter sans relâche. Demain, l'un d'eux partirait.
Pour eux deux, le calme régnait. Ils avaient peu à préparer cette semaine-là. Alors, la production les avait laissés rentrer plus tôt au château, avec pour seule mission de se reposer. Ce qu'ils avaient fait, se doutant que la même charge de travail que Julien et Axel avait les attendait la semaine prochaine. Le programme de la journée avait donc été simple : ne rien faire... ou presque.
Ils s'étaient retrouvés tous les deux, naturellement, sans même avoir besoin de se concerter. L'un s'était installé sur le canapé, l'autre l'avait rejoint.
Installés dans le canapé depuis des heures, ils s'étaient perdus dans une bulle de musique et de rires étouffés, s'amusant à se faire découvrir des morceaux. Les yeux fermés, parfois. Les corps presque collés, sans que personne ne puisse rien leur reprocher. Après tout, ils étaient amis. Officiellement.
Par moment, leurs doigts se cherchaient sous le plaid, à l'abris des caméras. D'autres fois, ils s'évitaient, comme pour contenir cette tension devenue quotidienne.
Mais l'inactivité finit par les agiter.
« On fait un gâteau ? » proposa Helena, les yeux pétillants.
« Un gâteau ? » reprit Pierre, dubitatif.
Elle haussa les épaules. « Pour Ju et Axel. C'est notre dernière soirée à quatre. Demain on sera plus que trois. »
Le plan était simple. Une recette basique, peu d'ingrédients, pas trop de bazar. En théorie.
En pratique... la cuisine s'était rapidement transformée en champ de bataille.
La pâte fut prête sans trop de dégâts, ce qui, venant d'eux, relevait de l'exploit.
Il restait un fond de préparation dans le saladier. Pierre, malicieux, trempa un doigt et le posa sur le nez de Helena. Elle resta un instant figé, puis, lentement, un sourire étira ses lèvres.
« Tu sais pas dans quoi tu viens de t'embarquer. »
Il n'eut pas le temps de fuir qu'elle attrapa la cuillère recouverte de chocolat. Il commença a reculer comprenant ce qu'elle avait en tête.
« Hélé... attends. Attends. » Il recula d'un pas, riant déjà. « Non, t'es pas sérieuse... »
Elle s'élança. Ce fut le début d'une course poursuite dans toute la cuisine, entre rires étouffés et tentatives d'esquive.
Le jeu s'arrêta net quand Helena réussit à plaquer la cuillère pleine de chocolat sur la joue de Pierre. Essoufflés, ils se retrouvèrent face à face, haletants, les regards accrochés. Le silence revint brusquement, presque solennel. Comme s'ils réalisaient en même temps qu'ils étaient filmés, ils s'éloignèrent d'un pas.
Il fallait que tout ait l'air léger. Amical. Et pourtant, ils sentaient bien que la frontière devenait floue. De plus en plus floue. Jusqu'à ne plus vraiment savoir eux-mêmes où elle se situait.
Et leurs regards en disaient long.
Finalement, ils parvinrent à remettre la cuisine en ordre. Le gâteau sortit du four sans incident, miracle, après l'oublie des lasagnes dans le four la veille.
Il était même parfait, prêt juste à temps pour le retour d'Axel et Julien. Ces derniers, les traits tirés par la répétition, furent sincèrement étonnés de ne pas retrouver la cuisine en cendres. Pierre et Helena accueillirent leurs regards moqueurs avec fierté, comme deux enfants fiers de leur bêtise réussie.
Les garçons filèrent à la douche, laissant à leurs deux amis quelques minutes de répit. Le temps de respirer. De souffler. De calmer un peu ce qui bouillonnait encore.
Quand tous furent installés autour de la table pour leur dernier dîner à quatre, l'ambiance était douce, chargée de rires, mais aussi d'une nostalgie légère. L'aventure touchait à sa fin. Cette bulle qu'ils avaient créée allait bientôt éclater.
Personne n'osait vraiment parler de l'après. De la fin qui approchait.
Mais Helena finit par le dire, à demi-mot.
« J'suis triste que ça se termine... mais j'ai quand même hâte. »
Julien hocha la tête. « Tu dois avoir hâte de retrouver ta famille, c'est normal. »
« Oui... il y a de ça. » répondit-elle. Puis elle tourna lentement la tête vers Pierre. Leurs regards se croisèrent. « Mais j'ai surtout hâte de voir ce que la suite me réserve. »
Elle n'avait pas besoin d'en dire plus. Pierre comprit. C'était là, dans ses yeux. Dans sa voix. Une promesse à demi-formulée. Ce n'était pas seulement la musique ou la carrière qui l'attendaient dehors. C'était lui, eux, ce qu'ils pourraient devenir une fois les caméras éteintes.
Il lui rendit son regard, un sourire complice au coin des lèvres. « Moi aussi, en vrai. »
L'échange passa inaperçu aux yeux de Julien et Axel, mais pour eux deux, il signifiait tout.
Le dîner se termina dans la douceur. Pierre et Helena poussèrent doucement leurs amis à aller se coucher, se portant volontaires pour ranger les dernières assiettes.
« Allez, on s'occupe du rangement. Montez, vous l'avez bien mérité. »
Une fois la cuisine nettoyée, ils montèrent à leur tour. Arrivés en haut des marches, ils prirent deux directions opposées.
Helena entra dans la salle de bain des filles.
Pierre, celle des garçons.
*
Une fois sa douche terminée et son pyjama enfilé, Helena quitta la salle de bain des filles pour traverser silencieusement le couloir. Depuis une semaine, sa brosse à dents avait élu domicile ici. La salle d'eau des filles était vide maintenant qu'elle était la seule à l'utiliser. Elle préférait largement la chaleur tranquille de cette pièce.
Lorsqu'elle entra dans la pièce, la chaleur de la vapeur lui frôla le visage. Pierre sortait tout juste de la douche. Il n'avait enfilé que son short de pyjama, sa peau encore perlé de quelques gouttes d'eau. Torse nu, il se tenait près de la porte, les cheveux légèrement en bataille. Il ne dit rien, mais lorsqu'elle passa près de lui pour s'installer au lavabo, il referma la porte derrière elle.
Un déclic à peine audible, mais qui fit monter la tension d'un cran.
Helena se plaça devant le miroir, attrapa calmement sa brosse à dents et son tube de dentifrice. Pierre s'installa à ses côtés, mimant ses gestes. Leur routine, presque banale, s'installa... mais l'atmosphère, elle, était tout sauf neutre.
Leurs regards se croisèrent dans le miroir.
Et ils ne se lâchaient plus. De temps en temps, le regard de Helena dévia sur le torse de Pierre.
La tension qui bouillonnait depuis le début de la journée s'était doucement accumulée. Elle montait lentement, s'insinuant dans leurs gestes, leurs souffles, leurs silences. Maintenant, elle était là. Difficile à ignorer.
Ils savaient lire dans les yeux de l'autre. Depuis deux mois et demi, c'était devenu un langage à part entière. Et ce soir, ce langage disait tout : ils avaient envie de l'autre.
Ils étaient seuls. Pas de micros. Les caméras filmaient Julien et Axel dans la chambre, assez pour alimenter la quotidienne du lendemain. Ils avaient quelques minutes. Un petit instant suspendu.
Ils terminèrent, se rincèrent la bouche, posèrent leurs brosses à dents côte à côte. Le silence s'épaissit.
Helena jeta un regard vers la porte. Fermée. Elle le savait déjà, mais elle le fit quand même, pour le geste, pour l'excuse. Puis, avec un regard espiègle, elle tourna la tête vers lui :
« Pourquoi t'as fermé la porte ? » demanda-t-elle, faussement innocente.
Pierre fit un pas vers elle. Elle recula d'instinct, jusqu'à sentir le banc derrière elle.
« Pour qu'on soit tranquilles. »
Leurs yeux faisaient des allers-retours entre les lèvres et le regard de l'autre. Elle le fixait, le souffle suspendu.
« T'as une idée derrière la tête, non ? »
Il ne répondit pas tout de suite. Il esquissa un léger sourire, pencha la tête.
« Et toi ? »
Elle n'hésita pas une seconde.
« Oui. »
Elle inversa alors leurs positions, le poussant doucement jusqu'au banc pour qu'il s'y assoie. Il comprit sans discuter. À peine assis, elle se glissa sur lui, à califourchon, ses mains posées sur ses épaules, leurs visages si proches que leurs souffles se mêlaient.
La chaleur de leurs corps s'enroula immédiatement autour d'eux. Leurs lèvres se trouvèrent. Le baiser était chargé, urgent, comme une soupape qui éclate. Leurs langues se cherchaient, se retrouvaient, s'exploraient. Les mains de Pierre glissèrent d'abord sur sa taille, la caressant à travers le tissu, avant de se faufiler sous son tee-shirt, peau contre peau. Elle gémit contre ses lèvres, les doigts accrochés à sa nuque, son bassin ondulant doucement contre lui, sans même qu'elle s'en rende compte.
Pierre rompit le baiser à contrecœur, à bout de souffle.
« Si tu continues... je vais craquer, » murmura-t-il, la voix rauque.
Un sourire provocateur éclaira le visage d'Helena. « C'est peut-être ce que je veux. »
Il resserra sa prise sur sa taille, tentant de la freiner, d'imposer une limite invisible qu'il sentait déjà prête à céder.
« T'es sûre ? Parce que là... t'es en train de me chauffer grave. Et je promets pas de réussir à m'arrêter. »
Elle hocha la tête, les yeux brûlants de désir, ses mains parcourant le torse nu du jeune homme. Puis, en parsemant son cou de baisers, elle souffla contre sa peau :
« Alors arrête de parler... si tu veux pas que ma lucidité reprenne le dessus. »
Il ferma les yeux, essayant de retenir les gémissements qui naissaient dans sa gorge. Un murmure s'échappa de ses lèvres :
« On avait dit... pas ici. »
Mais même lui n'y croyait plus.
« On a dit qu'on irait pas jusqu'au bout, » rectifia Helena sans s'interrompre. « Mais on n'a jamais dit qu'on n'avait pas le droit d'aller un peu plus loin. »
Cette fois, ce fut lui qui captura ses lèvres, leurs baisers devenant plus intenses, plus lourds de sens et de frustration. Ses mains quittèrent ses hanches, remontant dans son dos, jusqu'à frôler sa poitrine qu'il commença à caresser, jouant avec ses tétons. Elle se cambra contre lui, frissonnante, gémissant contre sa bouche.
Elle haleta contre lui, le désir montant à une vitesse affolante.
« Tu me dis si tu veux que j'arrête, » souffla-t-il.
« J'ai pas envie que tu t'arrêtes... »
Leur bouche se retrouvèrent, encore, avec plus de fougue. Ils étaient à la limite. Ils le savaient tous les deux. Et ce soir... ils avaient décidé de la tester. Leurs corps parlaient à leur place, consumés de frustration, de désir, de semaines de retenue. Mais quand ils se séparèrent, à bout de souffle, ce fut comme un accord silencieux.
À bout de souffle, ils se séparèrent.
C'était suffisant. Pour ce soir.
Helena posa son front contre le sien. Leurs nez s'effleurèrent, leurs lèvres rougies se frôlèrent encore sans se presser.
Ils ne dirent rien.
Ils n'avaient pas besoin de mots pour décider qu'ils s'arrêteraient là ce soir. Mais il leur avait fallu ce moment. Pour respirer, pour se retrouver, pour lâcher prise. Ils restèrent là encore un instant, dans cette position, blottis, front contre front, le souffle lentement plus calme, le cœur encore battant trop vite.
Ils venaient de frôler l'interdit, sans le franchir. Juste assez pour nourrir le feu. Et pour savoir que ce n'était plus qu'une question de temps.
*
Pierre fut le premier à regagner la chambre. D'un pas tranquille, il s'allongea directement dans le lit des invités, celui juste à côté de celui d'Helena, comme chaque soir depuis des semaines. La routine était si bien ancrée que personne n'y prêtait plus attention.
Helena entra à son tour quelques minutes plus tard. Ses joues étaient encore légèrement rougies, trahissant les restes de ce qui venait de se passer dans la salle de bain. Elle avait beau tenter de reprendre contenance, la chaleur qui habitait encore son corps la rendait un peu fébrile.
Axel s'approcha et vint s'asseoir au bout du lit d'Helena pour discuter un peu. Mais il s'interrompit soudain, fronçant les sourcils.
« Vous vous êtes embrassés vous deux, ou quoi ? » lança-t-il, mi-curieux, mi-taquin.
Helena tourna brusquement la tête vers lui. « Quand ? »
Et sitôt les mots sortis, elle se mordit la lèvre, réalisant la bêtise. Ce simple mot, cette question... elle venait d'avouer malgré elle, sans le vouloir, devant les caméras. Plutôt que de nier, elle venait de suggérer qu'ils s'étaient bel et bien embrassés... Et ça, c'était presque pire. Pourtant, ni Axel ni Julien ne réagirent, et elle souffla intérieurement. C'était déjà ça. Pas de remarque, pas de remarque... ouf.
Mais Axel ajouta, en les fixant tous les deux :
« Vous avez les mêmes traces blanches sur les lèvres. »
Helena fronça les sourcils, tâtonna ses lèvres du bout des doigts. « Ah ouais... »
« Ah merde... » souffla Pierre en s'essuyant rapidement la bouche.
Helena fit de même, tentant de gommer discrètement toute trace de leur échange un peu trop intense. Axel les observa quelques secondes, comprenant qu'il n'obtiendrait pas grand-chose ce soir. Il finit par hausser les épaules et retourna à son lit sans insister.
Un léger silence s'installa.
Pierre se tourna vers Helena, un sourire amusé aux lèvres. « C'est bon ? »
Elle le scruta, puis désigna du bout du doigt un coin de sa bouche. « T'en as encore là. »
« C'est vrai ? Tu veux lécher ? » lança-t-il avec un air faussement innocent.
Helena cligna des yeux. « Non... » Elle marqua une pause, puis écarquilla les yeux. « Mais putain, Pierre, t'es en roue libre ! »
Sa voix teintée d'un désespoir amusé fit éclater de rire les trois garçons. Même elle ne put s'empêcher de sourire. Finalement, mieux valait en rire. Ils avaient joué avec le feu, maintenant il fallait assumer, et heureusement, les conséquences étaient plutôt bon enfant.
Pour changer de sujet, Axel lança à voix haute, dans un soupir plaintif :
« Bon, moi j'aimerais bien que les lumières s'éteignent là, j'veux dormir. »
Comme un écho entendu, la production, les plongea dans l'obscurité quelques instants plus tard. Les caméras, elles aussi, cessèrent de tourner.
Dans le noir, la voix d'Axel se fit entendre, plus curieuse que jamais :
« Maintenant qu'on est tranquilles... vous pouvez nous dire si vous vous êtes pécho ? »
Sans se concerter, Pierre et Helena répondirent en parfaite synchronisation :
« Non. »
Leur ton était amusé, presque désabusé. Une réponse sèche et douce à la fois, qui en disait long. Julien, jusqu'ici silencieux, lâcha à son tour, l'air entendu :
« On va faire semblant de vous croire, hein. »
Le calme revint peu à peu. Dans leurs lits respectifs, Pierre et Helena s'étaient rapprochés, chacun sous sa couette, mais il n'y avait que quelques centimètres qui les séparaient. Leurs souffles se frôlaient, leurs doigts parfois aussi, quand ils se cherchaient dans l'obscurité.
Un silence s'installa à nouveau. Mais dans l'obscurité, les yeux s'habituaient. Julien, qui les observait à travers les ombres familières de la chambre, fronça les sourcils.
« Attendez... vous êtes en train de vous embrasser là, non ? »
Helena répondit aussitôt, la voix posée, calme :
« On parle juste. »
Un léger rire s'échappa alors de leurs lèvres. Complice. Détendu. Pierre et Helena ne disaient rien de plus, mais leurs amis comprirent : ils ne voulaient pas encore parler de ce qu'il se passait vraiment. Pas encore. Et ils respectèrent ce choix.
Leurs corps séparés par quelques centimètres, mais leurs pensées... profondément liées.
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J'espère que ce nouveau chapitre vous a plu, hâte de vous lire !
Encore merci pour tous vos retours depuis lundi, je vous dis à demain 😊
Inspiration :
- Gateau au chocolat : 19/01
- Vous vous êtes embrassées vous deux : 17/01
- Et pleins de mini refs 😊
VOUS LISEZ
One Shot - Pierrina
Kısa HikayeUn recueil d'histoires sur Helena et Pierre. Commandes ouvertes
