Pour rappel : Je suis responsable de ce que j'écrit et non de ce que vous lisez. Cette histoire est purement fictive et si les personnes qui ont inspirés mes personnages souhaitent que cette histoire soit supprimée ce sera le cas.
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Ils venaient de passer la porte de chez eux, fatigués par cette longue journée mais le sourire aux lèvres d'avoir passé du temps auprès de personnes qu'ils aimaient énormément.
Helena poussa un long soupir de soulagement en retirant ses talons, ses pieds touchant enfin le sol froid de l'entrée. Elle souffla, à moitié en riant :
« Je déteste ces chaussures. »
À peine eut-elle retiré ses chaussures qu'un bruit rapide et reconnaissable se fit entendre sur le parquet. Quelques secondes plus tard, une boule de poils marron aux yeux bleus leur sauta dessus, heureuse de voir ses maîtres enfin rentrés. Oslo réclama des caresses, remuant la queue comme s'il ne les avait pas vus depuis une semaine, et Helena se baissa aussitôt, le sourire attendri, pour lui offrir :
« Coucou toi... »
Elle passa sa main dans le pelage doux du chien. C'était toujours la même scène à chaque fois qu'elle rentrait à la maison. Oslo accepta les caresses pendant quelques instants avant de s'extirper de ses bras pour foncer droit sur Pierre, sautant sur lui avec une énergie débordante.
Helena les regarda, un sourire attendri sur les lèvres. Voilà un peu plus d'un an que ce berger australien avait rejoint leur vie, et elle ne se lassait jamais de voir ses deux garçons se chamailler.
Pierre se redressa en grattant derrière les oreilles d'Oslo et la sortit de ses pensées.
« Je vais le sortir un peu dans le jardin avant d'aller dormir. »
« Ok, je file sous la douche, » répondit Helena en lui déposant un rapide baiser sur les lèvres.
Une fois dans la salle de bain, elle retira sa robe de demoiselle d'honneur et se glissa sous l'eau qui dénoua quelques tensions dans son dos. Elle ferma les yeux, savourant le calme de la maison.
Quelques minutes plus tard, deux mains glissèrent doucement sur ses hanches, suivies de deux bras qui l'enlacèrent tendrement. Un sourire doux mais fatigué prit place sur ses lèvres. Même après six ans, le contact de Pierre contre sa peau lui faisait toujours autant d'effet.
« T'as pas pu attendre ton tour, hein ? » murmura-t-elle sans se retourner.
Elle sentit son souffle contre sa nuque avant d'entendre sa voix :
« T'es bien trop belle comme ça pour que j'attende. »
Elle se retourna pour lui faire face, passa ses mains autour de sa nuque et lui dit dans un murmure :
« J'ai fini, je te laisse la place. »
Il déposa un baiser sur son front avant qu'elle sorte de la douche.
« Je me dépêche. »
Elle enfila un t-shirt large, sûrement le sien, et un short de pyjama, puis se glissa sous les draps encore frais. La température de cette nuit de juin était agréable et contrastait avec la chaleur de la journée. Elle ne dit rien lorsque Pierre la rejoignit, se collant à elle, nichant son visage dans son cou et posant sa main sur sa hanche, remontant au passage son t-shirt dévoilant sa peau.
Ils profitèrent de ce moment au calme, bercés par le silence de la maison et la chaleur rassurante de leurs corps emmêlés. Le souffle lent de Pierre contre sa nuque fit frissonner Helena, apaisée par la présence de celui qu'elle aime.C'est lui qui brisa doucement le silence.
« C'était une belle journée. »
Helena repensa à la journée, son esprit retraçant chaque moment, chaque sourire, chaque éclat de rire. Elle répondit, d'un ton presque rêveur :
« Oui... »
Elle resta quelques secondes silencieuse, perdue dans ses souvenirs, puis ajouta :
« La cérémonie était magnifique... surtout l'échange des vœux. J'étais à ça de pleurer. »
Pierre rigola doucement contre sa peau.
« Comme si c'était étonnant. »
Helena lui donna un petit coup de coude, un sourire au coin des lèvres, faussement vexée. Il la connaissait par cœur.
« C'était émouvant, c'est pas ma faute ! »
Il sourit et déposa un baiser dans son cou.
« J'ai pas dit le contraire... »
Un léger silence s'installa à nouveau, avant qu'il ajoute :
« Ça faisait du bien de revoir tout le monde. »
Ils venaient d'assister au mariage de Marie Maude, leur amie depuis six ans et demi maintenant. Elle avait réuni presque toute leur promotion pour son grand jour.
Même après toutes ces années, ils se considéraient toujours comme une famille. La famille qu'ils avaient choisie.
Évidemment, chacun avait suivi sa route. Certains, comme eux deux, étaient restés dans la musique. D'autres avaient pris des chemins très différents, parfois loin de la scène, parfois toujours un pied dedans. Mais malgré les kilomètres, les rythmes de vie différents et les années qui passaient, rien ne changeait quand ils se retrouvaient. Certains étaient en couple, d'autres mariés, certains parents... et d'autres tout simplement heureux de vivre leur vie comme elle venait.
L'aventure qu'ils avaient vécue ensemble les avait liés à vie. Et ils faisaient tous en sorte que ce lien continue d'exister.
Helena se laissa bercer par ces pensées jusqu'à ce que Pierre la ramène à l'instant présent.
« T'étais magnifique dans ta robe... La plus belle. »
Elle laissa échapper un petit rire.
« Tu me l'as déjà dit ce matin, avant qu'on parte. »
Il sourit, sa main caressant doucement sa hanche.
« Je sais. Mais tu l'étais encore plus quand je t'ai vue traverser l'allée centrale. »
Elle arqua un sourcil dans le noir.
« Ah oui ? »
« Oui. » souffla-t-il sans la moindre hésitation.
Puis, après une petite pause, il demanda doucement :
« Ça t'a pas fait quelque chose de les voir se dire oui aujourd'hui ? »
« Mon chat... »
Mais elle n'eut pas le temps de continuer que Pierre la coupa, devinant ce qu'elle allait dire :
« Je sais, je sais. Et je suis toujours ok pour attendre... Mais te voir dans cette robe, dans ce contexte-là... j'ai pas pu m'empêcher de penser à quand ça sera notre tour. »
Le cœur d'Helena se serra doucement dans sa poitrine. Elle sentit un frisson parcourir sa peau. Elle glissa sa main droite dans ses cheveux, jouant délicatement avec.
Celle de Pierre avait machinalement trouvé la main gauche de Helena, posée sur son ventre. Ses doigts commencèrent à jouer doucement avec la bague qui ornait son annulaire gauche depuis maintenant huit mois. Il la fit lentement tourner, effleurant du bout des doigts le métal chaud qui semblait s'être fondu à sa peau.
Il baissa les yeux vers leurs mains entremêlées, caressant du bout des doigts le bijou qu'il lui avait passé au doigt. Ce simple geste suffisait à lui faire revivre ce moment.
Il savait très bien, bien avant de lui poser la question, quels étaient les rêves d'Helena. Elle lui avait confié, les yeux pleins d'étoiles, qu'elle voulait se marier après avoir eu des enfants. Que c'était important pour elle d'avoir ses enfants présents ce jour-là, de les voir avancer dans l'allée, lui apporter les alliances. Elle avait dit ça avec une telle émotion, une telle sincérité, que l'idée même de ne pas respecter ce rêve lui avait paru impossible.
Et quand, timidement, elle avait fini par lui souffler qu'elle s'imaginait tout ça avec lui maintenant... il s'était promis de tout faire pour que ce rêve devienne leur réalité.
Avant elle, le mariage, les enfants... ce n'était pas dans ses plans. Sa vie, c'était la musique. Mais Helena était arrivée. Elle avait tout bousculé. Elle avait mis des couleurs là où tout était flou, du sens là où il n'en cherchait plus. Elle avait redessiné ses certitudes, redéfini ses envies. Et aujourd'hui, il ne pouvait plus concevoir l'avenir sans elle, sans leur histoire, sans leur vie à deux, et un jour, à trois ou plus. Et aujourd'hui, tout ce qu'il voulait, c'était cette vie-là. Tant que c'était avec elle. L'ordre des choses ? Il n'en avait que faire.
Les années avaient défilé. Les projets s'étaient enchaînés. L'officialisation de leur relation, l'achat de leur maison, l'arrivée d'Oslo, ce chien qui prenait autant de place qu'un enfant. Et autour d'eux, toujours plus de musique, de tournées, de voyages, de souvenirs à deux. Ils n'étaient pas toujours ensemble physiquement, mais jamais leur lien ne faiblissait.
La passion était restée. Les regards, les mains qui se cherchent, les « tu me manques » au moindre jour passé loin. L'amour... l'amour était intact. Peut-être même devenu encore plus fort au fil du temps.
« On vous jure, votre histoire est magnifique. » Ils l'avaient entendu des dizaines de fois. Et c'était vrai, ils le savaient. Pas parfaite, pas toujours simple. Mais magnifique, oui. Parce qu'elle était sincère. Parce qu'elle leur ressemblait.
Jamais ils n'auraient cru, en poussant la porte de cette salle de répétition en 2024 et en croisant un regard, que la musique leur offrirait à la fois une carrière et... l'amour d'une vie.
A 28 ans, autour d'eux, leurs amis commençaient à se marier, d'autres à devenir parents. Et Pierre avait senti ce désir naître en lui : celui de franchir une nouvelle étape. Il savait qu'en la demandant en mariage, ce n'était pas un maintenant qu'il enclenchait, mais un un jour. Mais il avait eu besoin de faire cette demande, de poser ce geste, de lui dire qu'il voulait passer sa vie avec elle, qu'il la choisissait, qu'il la re-choisirait, encore et encore, dans toutes les versions de leur avenir.
Il avait eu peur. Peur qu'elle pense qu'il n'était plus d'accord avec leur plan. Peur qu'elle le repousse pour rester fidèle à l'ordre qu'elle s'était fixé. Mais à la seconde où elle avait compris ce qu'il allait faire, il avait vu des étoiles apparaître dans ses yeux, des larmes coulées sur ses joues, un sourire lumineux prendre place sur ses lèvres. Et il n'oublierait jamais ce oui, si pur, si sincère, si rempli d'amour qu'elle lui avait répondu. Ce mot avait balayé toutes ses craintes.
Après un instant de silence, ce fut la voix douce d'Helena qui rompit le calme de leur chambre.
« Moi aussi j'ai pas pu m'empêcher d'imaginer quand ça sera notre tour... toute la journée. » Elle marqua une pause avant de reprendre avec un petit rire léger. « Et merci... merci de suivre mon plan qui est peut-être un peu trop millimétré. »
Pierre sourit doucement contre sa peau, déposant un baiser dans le creux de son cou. Un sourire attendri aux lèvres, il lui répondit calmement :
« Hey... c'est pas ton plan, c'est notre plan maintenant. Et à aucun moment je me force à suivre un chemin que je veux pas. »
Il marqua une légère pause, ses doigts jouant toujours doucement avec la bague à son doigt, puis il ajouta d'une voix plus posée :
« Moi aussi je m'imagine notre mariage avec nos enfants. Et... cette journée m'a fait réaliser qu'au-delà d'avoir hâte que ça nous arrive... je crois que je suis prêt. »
« Prêt ? »
Elle voulait être certaine de comprendre ce qu'il voulait dire. Pierre glissa alors doucement sa main sur le ventre d'Helena, caressant tendrement sa peau.
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One Shot - Pierrina
Cerita PendekUn recueil d'histoires sur Helena et Pierre. Commandes ouvertes
