Pour rappel : Je suis responsable de ce que j'écrit et non de ce que vous lisez. Cette histoire est purement fictive et si les personnes qui ont inspirés mes personnages souhaitent que cette histoire soit supprimée ce sera le cas.
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La lumière de la salle de bain baignait les carreaux d'une lueur blanche, douce mais sans chaleur. Helena, Pierre et Djebril y traînaient encore, malgré l'heure. Le prime approchait. Demain. Et cette fois, c'était Djebril qui était nommé, et même s'ils tentaient de ne pas y penser, l'idée qu'il puisse faire ses valises le lendemain leur pesait.
Chaque semaine rendait les départs un peu plus difficiles, plus injustes. Mais cette fois, c'était encore plus difficile. Au fil des semaines, des amitiés s'étaient nouées. Mais entre Helena, Pierre et Djebril, un lien particulier s'était tissé. Ils se racontaient tout. Et depuis peu... vraiment tout.
Helena et Pierre avaient fini par craquer et ils avaient fini par confier à Djebril ce qui se passait entre eux. Ce qu'ils vivaient, ce qu'ils ressentaient. Il n'avait pas été étonné. Et sans doute, il avait vu bien avant eux que quelque chose dépassait l'amitié.
Djebril observait. Beaucoup. Et surtout, il gardait les choses pour lui. Ils savaient tous les deux qu'ils pouvaient lui faire confiance. Ce soir, plus encore que les autres, ils voulaient profiter de sa présence. Ils ne voulaient pas le voir partir.
Helena, adossé contre le lavabo, regardait Djebril se coiffer devant le miroir. Leurs regards se croisèrent dans la glace, et un sourire attendri se glissa sur ses lèvres.
« J'ai trop la flemme que tu partes. »
Djebril arqua un sourcil, amusé. « Ah ouais ? Donc dans l'inconscient collectif, je pars, c'est ça ? »
« Non, mais... si tu pars, ça va vraiment me saouler fort. Parce que déjà, je vais dormir seule. »
Une vérité dite à la volée, mais qui avait du poids. Depuis trois semaines, la configuration des nuits avait changé. Les départs avaient laissé des lits vides, et tous avaient fini par s'installer dans la chambre des garçons. Helena avait pris l'ancien lit de Pierre, juste à côté de celui de Djebril. Et, comme une évidence, un troisième lit avait trouvé sa place entre les deux.
Le lit des invités, qui était rapidement devenu celui de Pierre.
Chaque soir, ils finissaient tous les trois là, à discuter jusqu'à des heures impossibles. Et chaque nuit, Djebril finissait par s'endormir en premier, souvent au milieu d'une discussion. Helena et Pierre continuaient à parler, chuchotant dans le noir, jusqu'à ce que Pierre finisse par rejoindre son lit.
Ce rituel les apaisait. La présence de Djebril, tout près, offrait à Helena une forme de sécurité. Une stabilité au cœur de la tornade qu'ils vivaient.
Pierre, qui jusqu'ici écoutait en silence, se rapprocha d'Helena, et s'adossa au lavabo à ses côtés, ne put s'empêcher de lever la main, un petit sourire en coin, tournant la tête vers elle. Un geste simple, parfaitement clair : comme pour dire je suis là, moi.
Helena tourna immédiatement la tête vers lui.
« Qu'est-ce que t'as, toi ? » lâcha-t-elle, un rire nerveux au bord des lèvres.
Elle rit nerveusement, mais dans son regard, il comprit. C'était mignon. C'était drôle. Mais il y avait des limites alors que les caméras étaient braquées sur eux. Ils étaient filmés. Les caméras tournaient. Ce genre de sous-entendu, même anodin, pouvait devenir une énième rumeur.
Il leva les mains en signe d'innocence.
« Non mais j'arrête mes conneries. »
« Oui, t'arrêtes tes conneries tout de suite, » ajouta-t-elle, cette fois plus sérieuse, sans pour autant effacer son sourire.
Il y avait des choses qu'ils ne pouvaient pas se permettre, pas ici, pas comme ça. Et Helena ne voulait pas que cette proximité, si précieuse, devienne le sujet d'un montage malheureux. Elle savait très bien qu'un geste, une phrase de trop pouvait vite se transformer en débat inutile sur les réseaux. Elle tenait à ce que ça leur appartienne. Que ça reste à eux.
Elle ne savait pas encore comment leur relation évoluerait une fois qu'ils quitteraient la bulle du château mais elle savait que le début de tout appartiendrait pour toujours aux murs de ce château. Et elle était consciente qu'ils en avaient déjà assez donné aux caméras sans même sans rendre compte. Elle voulait que le peu qu'ils puissent garder pour eux, le reste.
Djebril, lui, les observait avec un sourire en coin, les bras croisés. Il n'avait rien dit, mais il voyait tout. Comme toujours.
Axel entra dans la salle de bain, lançant une plaisanterie qui fit rebondir la discussion sur autre chose. L'ambiance redevint légère.
Mais dans l'esprit d'Helena, une image s'était imposée sans qu'elle ne l'y invite.
Elle s'imagina, pour la première fois, dormir dans les bras de Pierre. L'idée lui avait toujours paru étrangère ici, comme si elle était restée coincée dans les automatismes de leur ancienne amitié.
Jusqu'à maintenant, ils avaient gardé leurs habitudes d'« amis » dans la chambre. Pas de gestes, pas de changement. Pierre restait dans ce fameux "lit des invités", entre elle et Djebril. Puis il rejoignait son lit pour dormir. Rien ne bougeait. Tout était cadré.
Mais ce soir... ce soir, l'idée l'avait traversée.
Dormir dans les bras de Pierre.
Pour de vrai.
Sentir son torse contre son dos.
Caler sa respiration sur la sienne.
Elle n'y avait jamais pensé avant. Mais là, tout de suite, elle en avait envie. Ardemment.
Elle chassa l'image, le cœur un peu serré. Ce n'était pas le moment.
*
Comme chaque veille de prime, ils s'étaient tous mis au lit plus tôt. La fatigue, le stress, l'envie d'être en forme le lendemain... Le rituel était presque automatique. Et ce soir ne faisait pas exception.
Helena se glissa dans son lit, Djebril déjà installé dans le sien juste à côté. Quelques secondes plus tard, Pierre arriva comme toujours dans le lit entre eux, devenu naturellement le sien. Les lumières n'étaient pas encore éteintes par la production, alors ils profitaient de ces quelques minutes pour discuter, échanger, rire un peu. Axel et Julien, de l'autre côté de la pièce, ajoutaient leurs voix à la conversation, chacun allongé dans son lit.
Allongé sur le dos, Pierre tourna légèrement la tête vers Helena, avec un air faussement innocent.
« Tu me fais des papouilles ? »
Helena s'apprêta à refuser, déjà en train de tourner la tête, un sourire moqueur aux lèvres, mais ses yeux croisèrent ceux de Pierre. Son regard était doux. Vraiment doux. Et elle n'eut pas le cœur de dire non.
Elle soupira discrètement et glissa ses doigts sur son bras qu'il lui avait déjà tendu, doucement, lentement, tout en continuant de parler avec les garçons. Elle sentait la chaleur de sa peau sous ses doigts, son souffle calme, son corps déjà détendu.
Puis les lumières s'éteignirent, plongeant la chambre dans une pénombre familière, rapidement suives par les caméras. L'agitation laissa place au silence, les voix commencèrent à se faire plus rares.
Et, dans le noir, Helena se tourna vers Pierre. Elle se glissa tout contre lui, posant doucement sa tête contre son torse, cherchant sa chaleur. Elle se blottit contre lui. Il ne dit rien. Il passa une main dans ses cheveux blonds, glissant ses doigts dedans comme un automatisme. Il ne savait pas pourquoi, mais ses cheveux... il ne pouvait jamais s'empêcher d'y toucher. C'était devenu une sorte de réflexe, quelque chose d'apaisant. Pour lui. Et pour elle aussi.
Peu à peu, les respirations dans la pièce se firent plus profondes, plus lentes. Chacun s'endormait à son rythme, et comme souvent, il y en restait deux encore éveillés.
Mais ni Pierre, ni Helena ne dormaient.
Ils restaient là, immobiles, l'un contre l'autre, leurs respirations calmes, leurs pensées trop agitées pour laisser place au sommeil. Petit à petit, ils comprirent qu'ils étaient les deux seuls encore éveillés. Aucun bruit autour d'eux, juste les respirations calmes de leur amis.
Pierre bougea légèrement. Il glissa lentement de son matelas vers celui d'Helena, réduisant à néant les quelques centimètres qui les séparaient encore. Il se faufila sous sa couette, se collant doucement à elle. Face à face. Elle ne dit rien. Juste un souffle un peu plus fort qui disait je t'attendais.
« C'est... plus confortable, ici. » murmura-t-il pour justifier son geste.
Helena esquissa un sourire discret. « Je vais faire semblant de te croire. »
« Je me suis dit que c'était plus simple pour continuer de discuter... » souffla-t-il.
Helena hocha imperceptiblement la tête. « À condition qu'on parle doucement, sinon on va réveiller tout le monde. »
Leurs visages étaient si proches qu'ils pouvaient sentir le souffle de l'autre. Ils chuchotaient à peine. Leurs voix étaient à peine des souffles, comme s'ils marchaient sur une corde raide. Ils parlaient de rien, de tout, de la journée, des répétitions, des fautes sur une chanson qu'ils détestaient apprendre... Mais peu à peu, les mots se firent plus espacés. Et leur silence plus parlant.
« J'ai l'impression que ça fait des jours qu'on ne s'est pas retrouvés, » murmura Pierre.
Leur proximité faisait remonter des sensations qu'ils avaient réussi à étouffer ces derniers jours. Depuis plusieurs jours, ils n'avaient pas eu de moment vraiment à eux. L'aventure avançait, et avec elle, la charge de travail s'était intensifiée. Moins ils étaient nombreux, plus chacun héritait de chansons, de duos, de medleys à apprendre. Alors dès que les caméras s'éteignaient, ils s'effondraient dans les bras l'un de l'autre sur le canapé, comme ils l'avaient toujours fait, sans chercher à s'échapper de leurs amis pour un moment volé.
Mais là... maintenant... il n'y avait que l'obscurité, le silence... et leurs corps, collés sous la même couverture.
Pierre glissa lentement sa main sous le t-shirt d'Helena. Ce n'était pas prémédité. Juste un besoin de sentir sa peau. Il caressa doucement sa hanche, de simples caresses du bout des doigts, comme pour s'ancrer dans le réel.
« Ça m'avait manqué, » souffla-t-il. « De sentir ta peau frissonner sous mes mains. »
Elle frissonna aussitôt. Un de ces frissons involontaires, qui remontent de l'échine au creux de la nuque. Il avait raison. Ce manque-là était bien réel.
Elle glissa à son tour sa main sous le t-shirt de Pierre, ses doigts effleurant son torse chaud. Elle retrouva cette sensation qui la faisait vibrer. Sa peau, sa respiration contre la sienne, les battements de son cœur. Elle se sentait bien, là.
La main de Pierre continuait son chemin, hésitante... jusqu'à effleurer le bas de son sein. Il s'arrêta. Il s'obligea à s'arrêter, cherchant le contrôle. Son souffle se bloqua un instant.
Il ferma les yeux. Juste pour tenir. Juste pour ne pas céder à la tension qui l'enveloppait.
Leur respiration s'était faite plus saccadée, moins régulière.
Helena, elle, sentait désormais clairement l'excitation de Pierre contre son propre corps. Ce simple contact réveilla en elle une vague de chaleur.
Elle se mordit la lèvre, puis souffla avec malice : « Je crois que t'as un souci... »
Pierre eut un petit rire étouffé, à peine un souffle contre sa joue. « Ose me dire que t'es pas dans le même état. »
Helena hésita une seconde. « J'aime pas mentir...Peut-être pire pour être honnête. »
Il ferma un instant les yeux, résistant à ce que chaque nerf en lui hurlait de faire.
« On s'arrête là. » dit-il finalement, dans un murmure plus ferme. « Faut qu'on redescende. »
Elle acquiesça sans rien dire. Ils se connaissaient. Ils savaient où se trouvait la ligne.
Helena se repositionna, lentement, posant à nouveau sa tête sur le torse de Pierre. Il referma ses bras autour d'elle, tendrement.
Quelques secondes passèrent dans le silence.
Puis elle laissa échapper un petit rire étouffé.
Pierre rouvrit les yeux, curieux. « Quoi ? »
Elle releva la tête, son visage à moitié enfoui contre lui. « J'arrive pas à croire qu'on vient de se chauffer alors qu'on est pas seuls. »
Pierre étouffa un rire à son tour, amusé et frustré à la fois. « J'avoue... on est grave. »
Ils restèrent là encore un instant, profitant du calme, du contact, de la chaleur réconfortante qui les enveloppait.
Au bout de quelques minutes, Pierre tenta de se relever, son torse se soulevant sous la tête de la jeune femme. Mais il sentit le bras d'Helena se resserrer autour de lui.
« Reste encore un peu, » murmura-t-elle.
Il s'arrêta, puis referma ses bras autour d'elle, la rapprochant contre lui. Il ferma les yeux. Mais ses paupières commençaient à lui piquer sérieusement, et il sentait le sommeil le gagner.
Il chuchota tout bas : « Si je reste là... je vais finir par m'endormir. »
Elle leva à peine la tête. « C'est pas comme si ça me dérangeait... »
Pierre esquissa un sourire dans le noir. « Tu m'as dit d'arrêter mes conneries, tout à l'heure. »
« Je parlais du fait de dire ça devant les caméras... pas que dormir avec toi était une connerie. »
Il poussa un petit rire étouffé, dans lequel elle entendit toute sa frustration. Il aurait voulu rester. Mais il savait que ce n'était pas possible.
« Bébé... »
Elle sentit toute la tendresse contenue dans ce mot.
« J'ai juste envie de dormir dans tes bras, » avoua-t-elle dans un souffle à peine audible.
Il sentit son cœur se serrer.
« J'aimerais aussi... mais tant qu'on est encore au château, c'est pas possible. »
« C'est faux, » répondit-elle aussitôt. « C'est pas impossible. »
Il savait très bien où elle voulait en venir, et ça lui brisait un peu le cœur de devoir la contredire.
« Helena... tu sais aussi bien que moi qu'il n'existe pas un monde dans lequel j'arriverai à me réveiller avant que les caméras se rallument. J'suis toujours le dernier levé. »
Il la sentit se crisper légèrement contre lui. Et même dans l'obscurité, il devina sa moue. Cette petite grimace triste qu'elle faisait quand elle était déçue mais qu'elle n'osait pas le dire.
« L'aventure se termine dans quatre semaines... ça va passer vite. Et après, y'aura la tournée. On aura plein de nuits à passer ensemble. »
Un silence. Puis une petite voix, presque enfantine.
« Seulement pour la tournée ? »
Pierre releva légèrement la tête, ses lèvres frôlant son front.
« Autant de temps que tu voudras de moi. Moi, je suis pas prêt de partir. »
Il approcha son visage du sien, frotta doucement le bout de son nez contre le sien.
« Tu me libères ? Que je puisse rejoindre mon lit et dormir un peu ? »
Elle sentit son souffle chaud contre ses lèvres, et sa réponse glissa naturellement.
« Si tu m'embrasses... peut-être. Mais faut que tu sois convaincant. »
Pierre sourit, et posa lentement ses lèvres sur les siennes. Un baiser simple. Léger, presque chaste. Mais profond. Ils savaient tous les deux que le moindre bruit pouvait réveiller l'un de leurs camarades. Alors ils n'ajoutèrent rien. Ils n'en avaient pas besoin. Ce baiser suffisait à tout dire.
Quand il s'écarta, à regret, il chuchota : « C'était assez convaincant ? »
« Sors de mon lit avant que je te laisse plus sortir. »
Il se retint de rire, l'embrassa une dernière fois contre sa tempe et se glissa hors du lit avec toute la discrétion du monde.
« Bonne nuit, bébé. »
Elle resta immobile, écoutant ses pas discrets rejoindre son lit.
Puis, dans un souffle à peine audible, elle murmura : « Bonne nuit, mon chat. »
Elle ne savait pas s'il l'avait entendu. Mais elle espérait que oui.
Son lit lui parut soudain vide. Froid. Même avec Djebril à un mètre, elle se sentait seule.
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J'espère que ce nouveau chapitre vous a plu. Merci beaucoup pour vos retours hier, c'était important pour moi de mettre ce chapitre pour montrer que c'était pas juste une histoire de tension mais que c'était réel entre eux et que la tension était dû au contexte du château. Et j'étais heureuse de voir que ça vous a plus. Aujourd'hui, on retrouve un peu de tension entre les deux. Hâte de lire vos retours.
A demain !
Inspiration : 29/12
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One Shot - Pierrina
PovídkyUn recueil d'histoires sur Helena et Pierre. Commandes ouvertes
