Chapitre 27

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Bonne lecture <3
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— Max ! Hurle Layla.

Je me retourne, le cœur au bord des lèvres.

Max titube. Ses yeux s'écarquillent. Il lève la main vers son flanc, du sang coule entre ses doigts.

— Putain...

Il tombe à genoux, lâche son arme. Layla se précipite, le rattrape juste avant qu'il ne s'effondre complètement.

— Il s'est pris une balle, crie-t-elle. Il faut le sortir de là maintenant !

Artem fait volte-face, vide son chargeur dans le couloir. Les coups de feu couvrent ma panique.

Je m'agenouille près de Max. Il respire vite, trop vite. Ses lèvres sont pâles.

— Reste avec nous, Max. T'as pas le droit de lâcher maintenant.

— J'vais... j'vais bien, marmonne-t-il, mais son regard se voile déjà.

Artem revient, glisse son bras sous ses épaules.

— On n'a plus le temps. Roma, ouvre la voie. Layla, aide-moi à le porter.

Je hoche la tête, mes mains tremblent.

J'avance, le cœur en feu, le regard rivé devant moi.

On doit sortir d'ici. Maintenant.

Je passe en tête, l'arme levée, chaque couloir me semble prêt à s'effondrer. Mes pas résonnent dans ce labyrinthe de béton, et derrière moi, j'entends les souffles saccadés d'Artem et Layla qui soutiennent Max.

On bifurque à gauche. Une grille métallique bloque l'accès à la sortie d'urgence. Verrouillée.

— Donne-moi cinq secondes, dis-je en m'agenouillant.

Mes doigts tremblent alors que je sors mon outil de déverrouillage de poche. Le système est ancien, manuel, parfait. J'enfonce la tige, tourne doucement... clic.

— C'est bon !

Je pousse la grille, et on s'engouffre dans l'escalier en colimaçon. Derrière nous, des voix s'approchent. Des bruits de pas. Des ordres criés dans une langue que je reconnais mais ne comprend pas. Le russe.

On descend à toute vitesse.

Max gémit, sa tête ballote. Layla serre les dents, essuie le sang qui tâche sa manche.

— Il perd trop de sang.

— Il tiendra, grogne Artem. On y est presque là.

Au pied des marches, une lourde porte métallique. Artem la défonce d'un coup de pied.

L'air extérieur nous frappe de plein fouet. Froid. Fétide. On débouche dans une ruelle crasseuse, éclairée par la lumière vacillante d'un néon.

La voiture est là. Moteur tournant. Portière ouverte.

— À couvert ! crie Layla.

Deux silhouettes surgissent de l'ombre, armées. Avant même qu'elles puissent tirer, Artem les abat sans hésiter. Une balle dans la gorge, l'autre sur le front. Rapide. Chirurgical.

On court. Je monte à l'avant, Layla et Artem hissent Max à l'arrière.

— Il faut un hôpital, maintenant ! crie Layla.

— Impossible, répond Artem en démarrant à toute vitesse. Trop risqué. On va chez Natalia. Elle saura quoi faire.

Max gémit, sa main ensanglantée serre la mienne à travers le siège.

Code breakerOù les histoires vivent. Découvrez maintenant