Chapitre 12

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Point de vue Castiel Johnson.

Il était maintenant vingt-et-une heure. Je me sentais vide et affreusement mal. Savoir que quelqu'un est rentré chez vous, dans votre intimité et qu'il a tout saccagé, ça fait mal. Les deux policiers avait fait un état des lieux et avaient pris ma déposition en me disant de repasser au commissariat le lendemain. Mais le plus inquiétant était surtout la réaction d'Irina. Quand elle était entrée chez moi, elle s'était immédiatement dirigée vers cette inscription sur mon mur, dont je ne comprenais pas la signification. Elle avait frappé le mur avec une force inouïe et elle tremblait. Par pur instinct j'avais réagis en l'entourant de mes bras pour la calmer. Vous auriez fait la même chose, non ? Enfin bon, la question qui se pose est : pourquoi a-t-elle réagit comme ça quand la police est arrivée ? Aucune réponse ne me vint à l'esprit. J'étais donc en route pour chez elle. Liam m'avait proposé de venir habité chez lui, ce que j'avais bien évidemment accepté. Mais Irina avait laissé tombé un sac chez moi et j'avais insisté auprès de Liam pour le lui ramener. C'était un sac qui venait du magasin de Louis. Pourtant, elle n'avait pas trop le style à mettre des vêtements venant de chez lui mais n'ayant pas regarder à l'intérieur du sac, je ne pouvais pas juger. J'arrivai chez elle assez rapidement, Liam habitait plus près de chez elle que moi. Je sonnai. Personne ne vint. Inquiet, je sonnai une seconde fois. Me dites pas qu'elle n'est pas rentré chez elle... Après quelques longues secondes, ce fut un grand homme blond torse-nu que je reconnus tout de suite qui vint m'ouvrir. Rao. Je ressentis une pointe d'exaspération et d'agacement. Il s'adossa au chambranle de la porte en me lançant un regard méprisant.

- Ouais ?

- Irina est là ?

- Peut-être.

Je serrai les poings pour me calmer. Nan mais il se prend pour qui ce mec ?

- Je peux la voir ?

- On est un peu occupés là, me dit-il avec un sourire narquois.

Je vais le tuer. Vraiment. J'entendis derrière lui des pas et Irina apparut dans l'encadrement de la porte. Elle était vêtue d'une brassière de sport noir et d'un bas de jogging large noir également. Même en tenue de sport, elle est sublime. Enfin, ça n'explique pas le fait que Rao soit chez elle, torse-nu ! Je ne sais pas pourquoi mais je me sentis comme trahi. Et en plus, il est pas vraiment repoussant comme mec. En soupirant, Rao laissa la place à Irina et s'en alla. Bon vent. Elle sortit dehors et referma la porte derrière elle, comme si elle ne voulait pas que Rao puisse nous entendre.

- Comment tu te sens ?

- Oh, merveilleusement bien, raillai-je.

Je ne sais pas pourquoi mais j'éprouvai le besoin d'être désagréable et de lui faire ressentir ma colère par rapport à son comportement. Elle fronça les sourcils mais garda le silence. Je lui jetai le sac.

- Je te rapporte juste ça. Salut.

Je fis volte-face et m'éloignai. En moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, elle m'avait rattraper par le bras. Elle me força à me retourner face à elle.

- Fais pas attendre l'autre, dis-je avant qu'elle n'ait pu ouvrir la bouche.

Avant que je n'ai pu bouger d'un millimètre, elle me gifla violemment. Sonné, je retrouvai la raison et me rendis compte que je n'étais qu'un idiot. J'étais accro à cette fille, à cette espèce de statue de glace, et quand enfin je découvrais qu'elle avait un point faible, au lieu de lui demander pourquoi elle réagissait comme ça, je lui gueulais dessus. Mais quand même, elle abuse ! Elle attrapa ma gorge avec sa main droite et rapprocha nos visages.

- Je ne sais pas pour qui tu te prends, mais il va falloir te calmer, siffla-t-elle. N'essaye pas de jouer à ça avec moi. J'ai peut-être mal réagis tout à l'heure, mais crois-moi j'ai mes raisons. Si tu connaissais ne serait ce que le quart de la vie que j'ai, tu la fermerais. Tu n'as aucune idée de qui je suis.

- Je...

Elle me relâcha en me toisant furieusement et repartit pour rentrer chez elle.

- Attends !

Mais elle ne m'écouta pas et claqua violemment la porte de chez elle. Trop abasourdi par ce qui venait de se passer, je ne sentis pas cette présence dans mon dos.

- Elle n'est pas facile à vivre, n'est-ce pas ?

Je sursautai et me retournai. Dans la pénombre, je ne distinguai pas clairement le nouveau venu mais il était très grand et la lueur de la lune me permettait de percevoir ses yeux pâles. Sur la défensive, je ne répondis pas.

- Je la connais depuis suffisamment longtemps pour te dire que ce qu'elle vient de te montrer n'est qu'un infime aperçu de son caractère. Mais c'est ce qui fait son charme...

Encore un de ses anciens amis ? Pourquoi ils rappliquent tous, tout d'un coup ?

- Oh, excuse mon impolitesse. Je m'appelle Kato.

Après un instant d'hésitation, je serrai la main qu'il me présentait.

(Désolée, chapitre assez court, mais c'est pour entretenir le suspense ;))

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