- Oh merde !
J'entends des cris provenir du salon, ce qui me réveille totalement. Le soleil éclaire et réchauffe ma chambre, il doit être aux alentours de midi.
- Putain, tu fais chier Marion ! s'exclame Samir.
Je me lève rapidement et rejoins mes amis.
- Ta pote a vomi et dormi dedans toute la nuit, c'est dégueulasse !
- Oh, ça va ! Lâche-moi Ducon ! rétorque ma collègue.
Elle me lance un regard désespéré et je remarque qu'elle a du dégueuli partout sur elle. Ecoeurant.
- Mais tu as bu tant que ça ?! T'as dormi où ? je demande.
Elle m'indique le sol, sur lequel gît une énorme flaque de liquide bizarre et je me sens aussitôt soulagée pour mon canapé.
- Je ne sais pas, c'est peut-être la bouffe que j'ai mangée qui n'était pas fraîche.
Peu convaincue, je ne réponds rien et me dirige vers la cuisine, affamée malgré ces visions d'horreur.
- Tu m'en veux ?
Marion m'a suivi, l'air penaud.
- Pas du tout !
On commence à préparer le petit-déjeuner et je remarque que quelque chose n'est pas normal.
- Mais... tu ne travailles pas aujourd'hui ?
Son visage s'affaisse aussitôt, visiblement il y a un problème.
- Euh... Vanessa ne t'a pas appelé ?
- Non !
Mon coeur s'accélère, comme si mon sixième sens se mettait en route.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Rien ! Mais c'est de plus en plus calme et ça commence à devenir dangereux...
- Et ça veut dire quoi exactement ?
- On pourrait en arriver à la fermeture, murmure Marion.
Alexis et Samir nous rejoignent.
- Qu'est-ce que vous complotez, vous deux ?
Puis, voyant ma tête :
- Ca ne va pas ?!
- Il faut que je me pose, je ne me sens pas bien, dis-je en m'asseyant sur le tabouret.
- Je pensais réellement que Vanessa te l'avait dit mais comme elle est très occupée, elle a dû oublier !
- Qu'est-ce qu'il se passe ? insiste Alexis.
Je lui lance un regard de chien battu.
- On va bientôt être au chômage, Alex.
- C'est quoi cette histoire ? gronde Samir.
- L'institut se porte mal, moins de clients mais toujours les mêmes charges... explique Marion.
Mon beau brun fait les cent pas, la mine renfrognée.
- Et pourquoi vous ne lancez pas votre affaire ? propose-t-il.
Je lance un regard à mon amie et voit qu'elle semble intéressée.
- Ouais mais c'est dur d'être patron d'un petit commerce de nos jours...
- Et à domicile ? demande Alexis.
- C'est une idée, il faut qu'on y réfléchisse, je tranche.
Nous nous installons tous et commençons à manger dans le silence. Je regarde ma tartine de pain beurrée comme si elle pouvait me donner la solution puis la repose, l'estomac noué. Samir caresse doucement ma main.
- Il faut que tu prenne des forces ma belle, finis ton p'tit déjeuner.
Je soupire et tente de finir mon bol de lait, sans grande conviction. Toute cette histoire me stresse, je ne veux pas me retrouver au chômage, au risque de devenir folle.
- Je vais vous laisser les loulous car il faut que j'ailles en cours, j'ai déjà trop séché ce trimestre ! nous annonce Alexis.
- Moi aussi, j'ai envie de dormir et ce sera mieux dans mon lit ! me dit mon amie.
Ils s'en vont tous les deux, me laissant seule avec Samir. Ce dernier se lève et débarrasse la table. AlorsjJe ne peux m'empêcher de le mater lorsqu'il fait la vaisselle, dos à moi. Il est taillé en V, ce qui est très agréable à regarder et mes pensées divaguent sur nos ébats passés...
- Bon alors, qu'est-ce que tu comptes faire ?
Je sursaute en entendant sa voix.
- Q... quoi ?
- Pour ton boulot ? Tu vas faire quoi ?
- J'en sais rien, j'ai pas envie d'y penser. Je reprends dans une semaine en plus.
Il secoue la tête, les lèvres pincées.
- Vas-y, dis moi ce que tu penses !
- Tu m'énerves, t'es toute molle ! A ta place, j'aurais déjà commencé à me renseigner pour la suite ! s'exclame-t-il.
- Lâche-moi, l'institut ne va pas fermer !
- Je t'aurais prévenu, tête de mule !
Je me mets à rire, sans raison valable et Samir sourit. Je me lève pour le rejoindre, il ouvre grand les bras et je me réfugies dedans. Je crois que mon coeur pourrait exploser de bonheur, sa chaleur me berce et j'ai envie de rester là pour toujours. Soudain, il me soulève et m'emmène jusque dans la chambre et me lance dans le lit.
- Fais gaffe à ma cheville !
Il ferme les rideaux et s'allonge près de moi, remontant la couette sur nous deux.
- Allez, viens là ma râleuse. C'est l'heure de la sieste.
Je pose ma tête sur son torse et ferme les yeux, apaisée. Sa respiration devient plus profonde et je ne me sens pas partir dans le pays des rêves.
Je me réveille car j'ai froid et la place à mes côtés est vide.
- Samir ?
Pas de réponse alors je me lève et fais le tour de l'appartement. Aucune trace de lui. Je décide de l'appeler mais j'ai déjà un message de sa part.
"Je suis avec Robin, on se fait un petite soirée play avec les gars. Je ne voulais pas te réveiller car tu es trop belle quand tu dors ! On se voit demain ma beauté..."
Alors comme ça, ils sont à nouveau potes ? Je sens que ça va être bizarre si je dois être avec eux deux lors d'une soirée ! Et s'ils revoyaient Mélanie ? Là, je ne le supporterais pas !
Je lis et relis mille fois la fin de son message, un grand sourire accroché aux lèvres. Il est tellement adorable parfois et j'avoue que là, tout de suite il me manque mais juste un peu. Il est presque une heure du matin, je décide de me recoucher, demain sera un jour meilleur.
☆
Et voilà, je publie encore hyper tard ! Désolée pour ceux qui dorment déjà :/
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Julie
Romance"Tes mains pourraient faire des merveilles ailleurs que sur mon dos, si tu vois ce que je veux dire..." Julie est une jeune esthéticienne pleine de vie et n'a pas le temps pour les broutilles. Sa naïveté se trouve bouleversée quand, pendant un massa...
