Chapitre 40

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Je marche, mes pieds me font souffrir mais je suis motivé. L'adrénaline coule à la même vitesse que mon sang et mon cerveau se consacre à une seule et unique pensée : la quête.

- Quelles têtes d'enterrement bon sang ! ça vous arrive de sourire les deux ? demanda Luna.

- C'est vrai que j'ai un milliard de raisons de sourire... mon cul.

- Cites en alors comme ça tu nous feras passer le temps Charles, lui proposais je.

- Tu veux les connaître morveux ? et bien figure toi que ça fait cinq heures que je marche, dix ans que je m'entraine pour une quête qui au final n'est même pas la mienne et que je me suis fait largué par ma copine à cause de toi.

Charles presse le pas nous doublant Luna et moi.

- C'est vrai ce qu'il dit Luna ?

- Je... ce n'est peut-être pas le bon endroit pour en parler... me répondit elle les larmes aux yeux.

Nous continuons donc notre chemin pour Lakewood.

Pendant que nous nous y rendons par le chemin le plus long et le plus sûr qui devrait nous prendre à peu près une semaine avec des pauses, l'équipe de défense arrivera surement sur le champ de bataille dans deux jours si tout se passe comme il faut. Leur rôle étant très important, la défense a pris le chemin le plus direct pour se rendre à Lakewood. L'attaque les suit de près mais risque de rencontrer quelques embuscades durant leur parcours. Les renforts devraient arriver un ou deux jours avant nous. Luna, Charles et moi sommes comme des invités V.I.P et y seront en tout dernier pour étonner l'ennemi d'après la théorie de Luna qui n'est pas si fausse. Les ennemis me veulent, je risque de chambouler toute l'histoire alors qu'est-ce qu'il se passerait si je n'était pas là? et bien les Omégas aurait vraiment peur et cela les déstabiliserait, cependant nous serons bien au rendez-vous.

- Venez, coupons par là les amoureux ! nous indique Charles.

C'est à ce moment précis que Luna se baisse pour ramasser un caillou et le lance sur Charles.

- T'as un problème ou quoi ?! lui demande Charles. 

- C'est plutôt toi qui as un problème ! je ne t'ai pas quitter pour Nico Charles mais parce que j'en avais ras le bol de tes conneries, ras le bol de tes mensonges, ras le bol que tu traines avec des autres filles. Ce n'est pas à Nico que tu dois en vouloir mais à toi même salaud ! crie Luna jusqu'à s'en déchirer les cordes vocales.

Tout à coup tout le monde s'arrête et attend une suite aux événements, je m'apprête à courir me cacher dans les buissons quand bizarrement tout redevient normal. Charles se retourne et continue son chemin comme ci de rien n'était.

La nuit tombée et je ne sais pas combien de kilomètres franchis nous décidons de faire un campement pour dormir. Charles allume un feu pendant que Luna et moi montons les tentes.

- Qu'est-ce qu'on a à manger ? demandais je pour briser la glace.

- Demande à ta copine, me lance Charles.

- Tu ne peux pas lui répondre toi-même ?

- Bon bah pour l'atmosphère des bisounours c'est pas encore gagné... chuchotais je.

Nous mangeons ensemble avant que chacun regagne sa tente sans mot dire. J'éteint ma lampe de poche et essaie de m'installer confortablement dans mon sac de couchage (bon vous allez me signaler que sac de couchage et confortable ne sont pas vraiment des mots qui vont ensemble.) Je pose ma main sur mon front et attends que le sommeil arrive mais celui-ci se fait attendre jusqu'à ce qu'une tête brune apparaisse dans ma tente.

- Je te dérange ?

- Pas du tout, viens.

Luna et moi essayons de rentrer tous les deux dans ma tente et restons assis l'un en face de l'autre plusieurs minutes.

- Je n'arrive pas à dormir, commençais je, et toi ?

- Non ce n'est pas mon cas, je sombre dans un profond sommeil ça ne se remarque pas, ironise t'elle.

- Tes petites phrases qui me prennent pour un con m'avaient manqué. Toi aussi tu m'as manqué.

- Toi aussi.

Nous nous couchons à présent sur le dos, Luna sur mon épaule et mon bras autour de sa hanche.

- Je souhaite juste clarifier quelque chose, commence t'elle, je sais que tu es avec Alison et que j'arrive sans doute trop tard alors ne pense pas que je suis ici pour te faire les yeux doux ou quoi que ce soit...

- J'aime bien quand tu fais les yeux doux...

- Arrête ! ça t'arrives d'être sérieux ? dit elle en riant.

- Jamais quand je suis avec toi...

Sur ces paroles nous nous endormons.

Le lendemain matin ce n'est pas une troupe de rossignols qui nous réveille mais une meute d'Omégas.

- Un petit combat à la déloyale en pyjama... Aller ! ironisai je.

WOLVES - La prophétie du Grand LoupOù les histoires vivent. Découvrez maintenant