19. Connor

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Impossible de dormir, Daniel ronfle, Aaron qui est dans la pièce d'à côté parle dans son sommeil et moi, je ne troue pas le sommeil. Ça fait deux semaine qu'on traine dans cette maison, que l'on tente de récupérer des forces mais je n'arrives pas à dormir. C'est dure de se rendre compte à quel point ma maison, ma chambre, mes skis sont loin.

Je finis pas sortir, enfilant une socquette pris dans l'armoire des anciens propriétaires. Je n'aimais pas dormir avec deux chaussettes et j'en avais souvent une seule au pied. Je ne savais pas pourquoi.

Je suis descendu, prenant un verre d'eau, le buvant d'une traite avant de craquer. J'ai lâché quelques larmes, et, j'avais vraiment l'impression de pleurer en continu, mais, la pression devenait de plus en plus insupportable et la fatigue ne faisait qu'ajouter du stresse. J'ai passé la porte de la petite pièce, laissant le verre derrière moi. Et, c'est un sanglot déchirant qui finit par sortir de ma gorge. Après tout, je suis seul, appuyé contre la baie vitré salle de la véranda. Les autres dormes à l'étages et, j'ai besoin de craquer. Mon père me manque. S'il avait été là, il m'aurait remit dans le droit chemin, il m'aurait dit que je ne suis et je ne serais jamais attiré par un garçon.

Ses yeux vitreux me reviennent en tête, je le vois tomber, mort. Sa chute résonne lourdement dans ma tête alors que je me tiens devant lui, impuissant. J'aurais pu l'aider à se reprendre! Lui dire de venir avec nous! Au lieu de ça je l'ai tué! Et, le pire, c'est qu'il m'a quitté en me traitant de tapette.

Je suis soudainement seccoué de spasme, incapable de me reprendre. Mes mains se remettent à trembler et je ne sens plus mes menbres. Un peu comme si une partie de moi me délaissait. Je suis faible. Je referme les yeux pour me calmer, rien à faire, la seule chose qui me revient à l'esprit est son regard haineux.

-Je suis désolé. Chuchotais-je entre deux sanglots, incapable de me reprendre. Ma respiration me manque, l'aire rentre difficilement dans mes poumons. Ils me brûlent, me consomment de l'intérieur. Un peu comme ma douleur.

-Je suis désolé! Répétais-je un peu plus fort entre deux inspirations. Je ramène mes mains vers mes cheveux, tirant fortement dessus. Les larmes mouillent mon T-Shirt mais, je m'en moque.

Soudainement, alors que j'allais me mettre à hurler, deux mains se posent sur mes épaules. Je n'ai pas besoin de voir la personne qui rentre dans mon champ de vision brouillé par les larmes, j'ai reconnu son touché. Ses mains fines s'agrippent à mes épaules et il tente de me parler. Je ne l'entends pas, mes oreilles bourdonnent et ma force commence sérieusement à me manquer. Je vais peut être m'évanouir. Ce serait bien de louper quelques minutes de ma misérable vie. La personne resserre ses mains contre mon épaules alors que mes spasmes se font de plus en plus important. Il finit par me prendre dans ses bras, plaçant sa bouche contre mon oreille.

-Chut. Ne t'inquiète pas Connor. C'est finit. Murmura-t-il en boucle alors que mon dos est parcouru par des milliards de frissons. Une chaleur se fraye un chemin par dessus le stresse et, je ne peux m'empêcher de m'accrocher à lui.

-Donne moi tes mains. Dit-il doucement alors que je m'exécute. Il l'es attrapes et entrelaces nos doigts. Mes bras arrête de trembler et il finit par planter ses yeux bleus gris dans les miens. Ces dernier n'ont pas la lueur joviale et provocatrice habituelle. Ils ne reflètent que de l'inquiétude et, ses sourcils froncé ne font qu'accentuer ce fait. Il se penche vers moi, collant nos front l'un contre l'autre et, ses yeux se posent sur ma bouche. J'ai arrêté mes spasmes. Je sais ce qu'il va se passer mais je n'ai pas la force de le rejeter. Je n'ai jamais embrassé quelqu'un et, j'étais loin d'imaginer que ce serait un homme. J'attends le moment ou il va se pencher, et faire taire cette chaleur grandissante, ces frissons insupportable. Cette sensation aussi douloureuse qu'agréable. Je veux qu'il fasse taire le supplice qu'il me fasse vivre, qu'il remplace mes pulsions par du plaisir. Pourtant, il reste face à moi, il ne bouge pas, cette tête toujours inquiète.

ImpactOù les histoires vivent. Découvrez maintenant