— Je t'aime.
Je n'en croyais pas mes oreilles. Pendant un instant je crus que c'était moi qui venait de dire ces trois mots. Mais non, ils venaient bel et bien de sortir de la bouche d'Alycia. Déjà que j'étais au bord de l'arrêt cardiaque, je pensai définitivement mourir. Je ne pus contrôler les deux larmes qui s'échappèrent de mes yeux. Elle rit très doucement et caressa ma joue. Sortant de ma torpeur je passai mes mains derrière sa nuque pour l'attirer à moi et l'embrasser. J'essayai de l'embrasser comme jamais pour lui faire ressentir tout ce que j'avais en moi. Elle se décolla de moi. J'allai ouvrir la bouche pour répondre à ses sentiments mais elle posa un doigt sur mes lèvres.
— Shhh, rien ne presse... chuchota-t-elle avant de capturer ma bouche.
Elle m'embrassa si bien que je renonçai à parler tout de suite. Sa main descendit, ne s'attarda pas sur mes seins, fit le tour de mon nombril, contourna mon intimité, caressa mes cuisses. Quand sa main atterrit sur mon endroit précieux, mon gémissement de plaisir s'engouffra dans sa gorge. Elle refusait de quitter ma bouche. Sa main caressa lentement, mais avec une grande amplitude, mon clitoris. Je perdais la raison. Après un long instant de pur bonheur, elle risqua à aventurer un doigt dans mon intimité. Je l'accueillis en ne gémissant que plus fort. Alycia comprit qu'elle faisait bien et commença de légers va-et-vient. En revenant, sa main butait contre mon point sensible et mon plaisir augmentait encore et encore. Elle le sentit et consentit à lâcher ma bouche pour me laisser respirer. Elle s'y prenait extrêmement bien, j'avais l'impression qu'elle savait exactement où faire pression, exactement où aller plus vite, moins vite. En me cambrant mon ventre se collait et se décollait du sien. Lorsque nos peaux se touchaient je mourrais un peu plus. L'imaginer et la sentir contre moi était tout pour moi.
Mon esprit commença à s'embrumer. J'avais de plus en plus de mal à respirer correctement. Je m'agrippais à son dos, aux draps. Je sentis l'orgasme monter en moi. Il partit de mes pieds, traversa mon bas ventre, le ravagea, se rependit dans mon sexe et le bout de mes doigts. J'avais besoin d'air mais mes lèvres s'accrochèrent à celles d'Alycia. Et lorsque la jouissance engloba mon corps entier, je lui mordis sans le vouloir la lèvre inférieure. Chaque cellule de ma peau se crispa, mon cœur s'arrêta, mon souffle se stoppa. Je fermai les yeux, me laissai transporter.
Reprenant peu à peu mes esprits je sentis le goût salé et acre du sang me remplir la bouche. Mon corps se relâcha, elle ralentit ses mouvements tout en continuant à m'embrasser amoureusement. Petit à petit mon souffle redevint régulier, son doigt se retira lentement, elle continua à me caresser encore un petit moment, le temps que mon cœur reprenne des battements normaux. Sa main finit par se retirer. Alicya décolla son visage du mien. J'avalai ma salive mêlée au sang que je lui avais volé. Il fallait que je m'excuse d'avoir été si violente. Mais j'avais autre chose à dire avant. Je pris son visage dans mes mains et la fixai.
— Moi aussi... Moi aussi Alycia... Je suis éperdument amoureuse de toi...
Elle suça le sang sur sa lèvre, sourit comme je ne l'avais jamais vu sourire et fonça sur ma bouche. Sous mes mains baladeuses je pouvais sentir son corps frémir. Elle avait la chaire de poule. Je sentais son cœur battre vite et ses hanches réclamaient que je la touche. Je levai un de mes genoux pour que ma cuisse se retrouve entre ses jambes. Elle gémit à ce contact, me mordit la lèvre et commença des va-et-vient sur ma cuisse. Je l'encourageai en suçotant sa poitrine. Après quelques mouvements je la sentis arriver à son paroxysme. Mais je ne voulais pas qu'elle jouisse maintenant. Je baissai ma jambe, elle me regarda avec un air apeuré. Je lui souris et la fis tourner pour l'allonger sur le dos. Je repris notre baiser et caressai sa poitrine. Son bassin gigotait, elle ne tenait plus. Elle attrapa une de mes mains pour la mener vers son entre jambe. Je lui donnai trois caresses mais retirai ma main. Elle gémit de frustration et se mordit la lèvre, se faisant saigner un peu plus. Je fis une grimace, l'embrassai au niveau de la plaie. Puis je m'immobilisai pour la regarder. Des gouttes de sueurs mouchetaient la frontière entre son front et son cuir chevelu. Ses yeux étaient humides, ses joues étaient rouges.
— Tu es magnifique... chuchotai-je.
— Eliza... m'implora-t-elle.
Je soufflai un grand coup avec de descendre brusquement. J'arrivai devant son sexe, attrapai ses jambes et les passai sur mes épaules de sorte que ses pieds se retrouvent sur mon dos. J'étais ainsi dans la meilleure position possible. J'embrassai son intimité en l'effleurant. Un râle s'échappa de sa gorge. Je déposai un second baiser, plus marqué cette fois, et commençai bel et bien à léchouiller cet œuvre qui s'offrait à moi. Elle gémit encore plus et ses deux mains s'agrippèrent aux draps. Son corps se cambrait tellement fort que j'avais du mal à suivre le mouvement. J'essayais néanmoins de faire de mon mieux. Lorsque je sentis ses pieds se crisper sur mon dos j'éloignai ma bouche. Un nouveau râle de reproche lui échappa, mais elle ne dit rien. Je portai mon index à ma bouche, l'humidifiai puis le pénétrai lentement dans le corps d'Alycia. Elle cessa ses mouvements du bassin, hoqueta deux fois, et attendit que je fasse quelques va-et-vient avant de ressentir le plaisir et de recommencer petit à petit à se cambrer. Une fois qu'elle fut repartie, je recommençai à l'embrasser et à la léchouiller, la suçoter, au niveau du clitoris. Ma main libre se posa délicatement sur son aine. Elle en profita pour venir enlacer ses doigts aux miens. Plus son désir augmentait, plus ses ongles s'enfonçaient dans ma chair, plus ses pieds faisaient pression sur mon dos. Mais cela ne m'était pas désagréable, non, au contraire, ainsi, je pouvais déceler tous les signes que m'envoyaient son corps. Je savais exactement à quel moment elle allait partir. Encore quelques instants à m'occuper d'elle et je la sentis s'élever. Ses ongles s'encrèrent sous ma peau, ses pieds fusionnèrent avec mes omoplates et ses tremblements devinrent irréguliers. Je donnais un ultime coup de langue et elle relâcha tout. Son souffle lâcha tout ce qu'il avait retenu, son ventre se décontracta, ses mains s'assouplirent et ses pieds se redressèrent. Je l'embrassai plusieurs fois pour l'aider à redescendre en douceur. J'entendis son souffle se calmer progressivement. Elle me caressait les cheveux.
Quand elle fut calmée je donnai un ultime baiser et remontai en léchant sa peau jusqu'à son nombril. Puis jusqu'entre ses seins. Pour finir, elle attrapa mon visage à deux mains et m'obligea à l'embrasser. Elle dut vite me lâcher car elle n'avait pas totalement retrouvé son souffle. Je la regardai de nouveau dans les yeux.
— Tu veux me tuer ! dit-elle amoureusement.
— Excuse-moi d'être douée !
— Ahahah ! Prends pas la grosse tête non plus !
Je souris, embrassai légèrement ses lèvres et m'allongeai à ses côtés. Je la regardai reprendre son souffle. Elle passa sa langue sur sa lèvre pour voir si elle saignait toujours.
— Pardon de t'avoir mordue, dis-je en caressant sa bouche.
— Non c'est rien mon amour, ça prouve que moi aussi je suis douée, n'est-ce pas ?
Je ne pus m'empêcher de rire et de rougir.
— Très douée... susurrai-je à son oreille.
Elle tourna sa tête vers moi et m'embrassa le front.
— Souffle pas comme ça dans mon oreille, ça me rend dingue... dit-elle le nez contre mon front.
— Ah oui ? demandai-je avec une pointe de malice.
— Mmh mmh.
J'approchai alors ma bouche de son oreille et y soufflai tout doucement. Elle ne put retenir un nouveau gémissement.
— Tu veux vraiment ma mort...
D'un coup elle se redressa et s'assit sur moi. Elle attrapa mes poignets et les bloqua au-dessus de ma tête. Alycia me donna ensuite un baiser passionné qui réactiva tous les sens de mon organisme. J'essayai de débloquer mes bras pour la caresser mais elle ne me laissa pas faire.
— Nah nah, à mon tour de te torturer cette fois...
Je fermai les yeux et me laisser aller...
Nous dûmes faire l'amour quatre fois au total cette nuit-là. Heureusement que nous n'allions au Comic Con que dans l'après-midi le lendemain, autrement, nous aurions eu de sacrées têtes de déterrées !
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Until Our Final Journey To The Ground
FanfictionPendant le tournage du 3x07 Eliza ne peut plus retenir sa tristesse. Alycia va tant bien que mal essayer de la consoler. Vont-elles se rendre compte des sentiments qu'elles éprouvent l'une pour l'autre ? Fiction en plusieurs parties, Lindsey x Marie...
