PDV Calum
J'ai peur qu'elle ne vienne pas m'ouvrir. Je suis seul dans ce couloir un peu sombre et j'attends qu'elle apparaisse au travers de la porte. Près de quinze minutes sont déjà passées et je suis de moins en moins sûr qu'elle viendra. Je suis même stressé à l'idée de lui parler en face. Et si elle m'envoie balader ? Plusieurs étudiants défilent, me lançant parfois des regards curieux tout en regagnant respectivement leurs dortoirs.
Puis soudain, alors que je commençais à perdre espoir, la porte grince et j'aperçois sa tête brune. Nos regards se croisent immédiatement et je sens ses joues rougir. Les miennes aussi doivent être en feu. Je suis si heureux de la revoir. Bien qu'on se voyait de temps à autre en cours, à l'université, là n'est pas pareil. Je la vois de plus près.
Elle s'accoude contre la porte et engage la conversation, d'un air lassé tout en rejetant le regard loin du mien.
- Ce n'est vraiment pas une heure réglementaire pour rendre visite aux gens.
Je laisse échapper un petit rire avant de rétorquer.
- Je te l'accorde. Mais je ne serai pas là, si tardivement si ce n'était pas nécessaire.
Je l'entends souffler grandement. Peut-être que ma présence l'exaspère plus que n'importe quoi, mais je ne compte pas abandonner et repartir sans avoir eu gain de cause. Sans avoir obtenu son pardon. Cette situation me fait beaucoup trop souffrir pour que ça continue plus longtemps.
- Tu veux quoi ? demande-t-elle en croisant ses bras.
- Faire des enfants ?
Un léger silence s'installe suite à ma réplique, avant je ne l'entende glousser, puis éclater de rire et je la sens moins froide. Évidemment, je la suis dans son fou rire, moi aussi. Ça y est, j'ai réussi à détendre un peu l'atmosphère. C'est déjà un bon pas.
- Sois un peu sérieux, tu veux ? dit-elle après un bref moment.
- Depuis quand est-ce que je suis sérieux ?
Elle hoche de la tête, le visage moins tendu. J'aime beaucoup son sourire, je ne me suis rendu compte que très récemment qu'il était beau.
- Cal, il est 1h du matin et on devrait être couché chacun à cette heure, dit-elle un peu plus sérieusement.
- Je n'ai pas envie de paraître niais mais j'arrive pas à dormir Jamie...
Après avoir prononcé cette phrase, je rompis d'un pas les quelques centimètres entre nous, timidement, en guettant la moindre de ses réactions. À ma grande surprise, elle resta immobile et j'entendais déjà les battements de son cœur se décupler et se faire plus fort. Moi aussi, je ressens des frissons indescriptibles en plongeant le blanc de mes yeux dans les siens. À mon avis, je ne suis pas le seul qui veuille renouer nos liens. Jamie le veut aussi. Mais elle est beaucoup trop fière pour se l'avouer.
Désormais, je me trouvais plus proche d'elle et je n'avais qu'une seule envie, c'est visiter de nouveau ses lèvres avec les miennes.
- Tu comptes me faire payer ça pendant combien de temps encore ? Parce que je ne supporte plus franchement.
Elle ne me répond pas. Ses yeux sont accrochés aux miens, et je me rapproche davantage d'elle en refermant brusquement la porte derrière elle. J'entends un hoquet de surprise quand je la saisis doucement par la hanche. Elle ferme seulement les pupilles; je retrouve un peu ma confiance la voyant se laisser faire. Je caresse gentiment ses courbes avec mes doigts.
- Je ne supporte plus de te voir flirter avec d'autres gars à l'université, ça me crève le cœur et chaque fois j'ai envie de leur botter les fesses. Putain, Jamie.
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Drôles de Coloc'
RomanceJamie a quitté Paris, le lendemain de son anniversaire, pour se rendre aux États-Unis afin de continuer ses études universitaires. La jeune fille ne s'attend pas à vivre en colocation avec un garçon. Comment cette colocation va-t-elle se passer ? ...
