♣Chapitre 26.

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Alors que je me levai pour marcher un peu et me dégourdir les jambes après avoir admiré mon merveilleux bébé, je me posai devant la fenêtre. Londres était bien réveillée et le bruit était bloqué par l'isolation de l'hôpital. Juste quelques coups de klaxon poussés par des conducteurs énervés par d'autres dont la lenteur était semblable à celle d'une limace se faisaient parfois entendre.

On toqua à la porte et elle s'ouvrit alors que je me retournai. Une touffe de cheveux blonds que je ne m'attendais pas à voir arriva dans l'encadrement de celle-ci et je sentis un sourire prendre possession de mes lèvres.

"- Alazéa !"

Elle me lança un large sourire et je m'avançai vers elle pour la prendre dans mes bras aussi vite que j'ai pu.

"- Comment tu te sens ?

- Fatiguée, mais ça ne peut qu'aller bien.

- Où est Fred ?

- À la cafétéria. Il est parti me chercher un thé glacé. Ca fait un moment qu'il y est, il doit avoir du mal avec les livres." Ricanai-je en me reculant.

"- Et où est le bébé ?"  

  Je me retournai vers le petit berceau en plastique de l'hôpital et m'en rapprochai. Amelia dormait paisiblement dedans. Elle avait ce petit visage d'ange qui me faisait fondre. Je ne pouvais pas m'empêcher de l'admirer à chaque fois que je posais les yeux sur elle.

"- Elle est là."

Alazéa hésita avant de s'approcher. J'attrapai le petit poing de ma fille et le lui caressai avec mon pouce.

"- C'est une fille alors.

- Oui. Amelia.

- C'est joli.

- Fred a choisi."

Elle se mit à bouger et ses yeux s'ouvrirent tout doucement. Elle donna des coups de pied dans le vide et je me tournai vers ma meilleure amie pour lui demander.

"- Tu veux la prendre dans les bras ?

- Ca ne te dérange pas ?

- Si je te le propose !"  

  Je tendis les bras vers Amelia qui fit de petits bruits et me tournai vers Alazéa qui tendit les bras. Elle la prit de mes bras et commença à essayer de la bercer, mais elle ne la tenait pas très bien. Avant que je ne puisse le lui faire remarquer, Amelia se mit à pleurer et elle paniqua.

"- Quoi quoi quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que je fais ?

- Tu ne la tiens pas comme il faut." Ricanai-je en la voyant paniquer ainsi avant de l'aider. "Là, c'est beaucoup mieux."

Après l'avoir bercée encore un peu, Amelia se calma et le sourire de la blonde s'élargit. J'aimais la voir comme ça. La voir sourire se faisait rare depuis deux ans, mais ça revenait doucement. Et j'aimais savoir qu'elle réussissait à tourner la page. Elle avait toujours été une personne très émotive, très sentimentale. Ses émotions s'étaient toujours multipliées par dix quand il s'agissait de ses proches alors je me doutais que la mort de Cedric serait non seulement un choc, mais en plus que le deuil serait long. Très long. Mais je suis heureuse de voir qu'elle arrive à redevenir un peu plus celle qu'elle était avec Cedric. La blonde joyeuse que j'avais connue. Celle qui avait toujours été là pour moi quand j'étais moi-même le vilain petit canard d'Ilvermorny. Celle qui m'avait présenté ce groupe d'amis aussi précieux pour moi que s'ils étaient de ma famille.

Amelia leva le doigt vers ma meilleure amie en la regardant de ses yeux chocolats.

"- E.T ? Maison, téléphone ?  

- Téléphone, maison."

Elle releva la tête vers moi et nous nous mîmes à rire toutes les deux. Le fait qu'Alazéa soit une née-moldue était un atout fort dans notre amitié. J'avais été élevé par des moldus. Comparé à un sorcier au sang-pur comme Fred et qui n'était pas familier avec les technologies, les expressions ou les divertissements moldus, nous pouvions avoir les mêmes références sans que je ne doive les expliquer. Nous connaissions les mêmes films, les mêmes chansons, les mêmes expressions... Fred commençait un peu à les connaître aussi, oui... Mais ce n'était pas pareil.

Je devrais peut-être l'emmener au cinéma un jour ou l'autre pour regarder un film moldu sur leur vision de la sorcellerie... Ou essayer tant bien que mal de lui faire lire Le Seigneur des Anneaux. Je suis persuadée qu'il s'imaginerait Dumbledore pour représenter Gandalf.

On toqua de nouveau à la porte et, voyant une tête rousse arrivée, je souris. Quand on parle du loup ! Seulement, Fred n'était pas tout seul.

"- Regarde qui j'ai trouvé en chemin." Sourit Fred en s'avançant vers moi pour me donner mon thé glacé. "Rebonjour, Alazéa.

- Je ne veux pas balancer, mais elle a dit que tu prenais sûrement du temps parce que tu ne comprenais rien aux livres.

- C'est faux !"

  Fred arqua un sourcil.

"- J'ai dis que t'avais du mal... Pas que tu ne comprenais rien..."

Gas, Yasmin et Tim s'avancèrent dans la chambre et vinrent me prendre dans leurs bras chacun leur tour. Je ne m'attendais pas à tous les voir d'un seul coup.

"- Qu'est-ce que vous faites tous là ?

- Je travaille à partir de cet après-midi." Annonça Gas.

"- Moi, je ne bosse pas de la journée. Et Yasmin, c'était cette nuit.

- Je suis fatiguée, d'ailleurs." Bâilla-t-elle pour toute réponse.

Fred ricana en ouvrant sa bouteille et mes trois amis tournèrent leurs têtes vers Amelia qui les observait tous et s'extasiaient devant sa petitesse et le fait qu'elle soit beaucoup trop mignonne au point de vouloir la croquer.

"- Oui alors par contre, personne ne va croquer ma fille sinon ça ne va pas le faire !" Protesta Fred. "Ce n'est pas parce que vous êtes les meilleurs amis de ma copine que je laisse tout passer, surtout pas le cannibalisme !"  

  Nous nous mîmes tous à rire et je levai les yeux au ciel. J'étais entourée de personnes aussi désespérantes les unes que les autres.

"- Pourquoi j'aime cet homme, déjà ?" Demandai-je, faisant rire mes amis et mon petit copain qui se leva pour venir m'enlacer dans le dos.

"- L'amour est aveugle, très chère !" Assura Gas.

Tout le monde demanda s'ils pouvaient porter Amelia et j'acceptai en leur disant de faire attention quand même. Fred et moi leur disions comment la tenir, ce qui n'était pas si facile avec des cas pareils, et nous continuâmes à discuter ensemble. De tout et de rien, mais principalement du bébé. Ca faisait plusieurs mois que je ne les avais pas vus, j'avais besoin de tout savoir. Les revoir m'avait fait très plaisir. Et maintenant que je venais d'avoir ma fille, je ne pensais pas pouvoir être encore plus heureuse que ça.

[EN REECRITURE] Alexis Potter : When it's all over [Tomes 6 et 7].Des histoires addictives. Découvrez maintenant