Mon quartier commençait à partir peu à peu en couille des têtes tombés des maladies, la misère venait nous ronger chez nous dans nos lits. Dans notre petit HLM sans la tune de moha on vivait de plus en plus la misère. Les trucs un peu "commercial" qu'on avait du genre les gateaux, les chocolats ça devenait comme le pétrole chez moi on vivait avec des trucs ultras alimentaires farine, huile, pain...
Et pourtant je voyais mon frère saïd vivre la belle vie son frère agonisait d'la mort de sa mère et au lieu de se remettre en question j'avais entendu : « putain wallah ce quartier c'est la merde du monde, ils nous baises le coran que maintenant je marche pour reprendre ce qui nous volent. » J'en revenais pas de ce que j'entendais, je voyais un petit bandit grandir un mon frère si ce n'est un grand. Et personne pour l'arrêter. Mais c'était pas le seul ses potes aussi osman et houssam..... Au quartier on entendait parler, noureddine m'en parler. Houssam, osman et saïd il commençait à devenir des bandits, ici et dehors. Ils cassaient plus le bureau de tabac du coin ils s'attaquaient aux bijouteries des centres-commerciaux. C'est noureddine lui même qui me l'avait dit et wallah j'y croyais pas moi même. J'essayer de me cacher la face mais à 20 piges, 20 ans seulement je voyais mon frère et celui... enfin le mec qui était dans ma tête sans cesse, devenir des bandits, des voyous les gars que mon père insultait à la télé que mon frère moha montrait du doigt. Et saïd perdait les valeurs de moha il faisait pas son truc dans son coin non la preuve j'en savais trop, il s'affichait à la cité comme pour dire « regarder le pirate à encore eu son butin » et j'en étais malade. Rim ne parlait plus à saïd comme mes parents, j'étais donc la seul à qui il adressait la parole le peu de fois où il était à la casa. Et laisse tomber ses phrases ponctués de gros mots, d'irrespect. Malgré sa fermeté moha jamais il nous manquait de respect, surtout à la casa et devant les parents, mais saïd respectait rien du tout.
Saïd : intissaaaaaaar !
Moi : quoi ?
Saïd : ah tu réponds en plus ? putain ta race je t'ai dis de mettre mes affaires au sale bordel de merde tu comprends pas quoi ?
Moi : j'ai oublié
Saïd : t'as oublié ? le coran répond moi encore une fois tu t'manges mon point !
Toutes les trucs les valeurs dans lesquels on avait grandis les valeurs que mon père s'était cassé la tête à nous inculquez, avait disparus en quelques semaines.
El mohim rien n'avançait. C'est un soir après l'école en montant dans mon ascenseur (et wallah j'ai encore la scène qui revient dans ma tête lol). Oui parce que allait savoir pourquoi quelques jours après que les grands sont tombés les ascenseurs ont étés changés sah le rapport est nul part hin mais allez comprendre leurs justices chelous. La porte s'est donc ouverte et c'est houssam qui s'est retrouvé devant moi.
Ps : je ne lui avais pas reparlé depuis notre dernière conversation téléphonique zehma. Je le croisais tout le temps mais il ne me regardait pas sauf une fois où j'étais avec saïd et je l'ai grillé me matant. Et saïd avait récupéré son téléphone donc je n'avais aucun moyen de lui envoyer un message et de toute manière ma fierté m'aurait empêché de le faire.
Je tremblais j'ai avancé le coeur palpitant les yeux flous, j'osais plus bouger, je respirais hyper fort soubhanallah cette sentation. J'ai juste constaté qu'il m'avait vu et j'avais l'impression de le sentir aussi mal à l'aise que moi. Ce moment interminable à était interrompus quand il s'est décidé à parler ! Et là c'était pire encore :
Houssam : même pas un salam
J'ai levé la tête vers lui son visage était froid distant, on aurait dit qu'il portait une haine constante avec lui.
Moi : smehli... salam aleykoum
Houssam : il est chez toi ton frère ?
Wallah j'étais choqué de sa réponse il n'a pas répondu à mon salam et de plus il m'a posé cette question sur les nerfs, grave agressive...
