partie 51

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e sais pas si vous imaginez ce que j'ai ressenti à ce moment précis, wallah je me souviens encore, j'ai cru que le sol s’effondrait sous mes pieds.. Ya allah qu'est ce que j'ai fait !! J'ai commencé à paniquer j'avais une énorme boule au ventre.

Fatiha : il s'est endormi sur la route.. Intissar soubhanallah wallah je lui est répété, je lui est répété toute la soirée "restes Younes dors là t'es fatigué, tu repartiras demain" mais ce con il a insisté!! Il a insisté !!

Quand elle m'a dit ça, ça m'a fait comme un coup de massue.. J'étais pas certaine au départ, mais là je le savais : c'était de ma faute, totalement de ma faute. 

Fatiha : sa voiture elle est partit dans le ravin. il est à l'hôpital près de ** (hôpital dans la ville où il habite) .. Il s'est endormi à 15 minutes de chez lui, 15 minutes t'imagines!! 

Je l'entendais pleurer, suffoquer, mais j'avais même pas les mots, j'arrivais même pas à lui poser des questions, j'étais en état de choque total. "J'avais tué Younes" wallah dans ma tête c'était ça.. Après mûre réflexion c'était le destin.. Mais pas pour moi, pour moi c'était clairement de ma faute. 
Moi : il .. qu'est ce qu'il a ?? 

J'entend Fatiha souffler un grand coup.. 

Fatiha : il a eu un traumatisme crânien, il a une fracture à la mâchoire et un bras dans le plâtre.. hamdoulah, hamdoulah. MERCI YA ALLAH ! J'ai eu tellement peur Intissar si tu savais comme j'ai eu peur de perdre mon frère, imagines il serait mort ! J'arrive pas à y croire il s'est endormi au volant ! .. Fou.. faut que je souffle, faut que je me calme... Inti, t'es là ? Wallah moi j'étais totalement en état de choc, j'étais entrain de fixer la route, mes larmes coulent seules, et je me disais, je me répetais que c'était de ma faute, si seulement je l'avais pas appelé, si seulement j'avais gardé mes problèmes pour moi. J'avais tellement honte, je me sentais honteuse.. Et j'ai commencé à en vouloir à Houssam, j'avais encore l'impression que c'était de sa faute, chaque malheureux qui me toucher, j'avais l'impression que c'était de sa faute. 

Fatiha : Intissar !!! t'es là ? 
Moi : je suis désolée .. Fatiha, je suis désolée, c'est de ma faute, wallah tout ça c'est de ma faute, c'est moi qui l'ai appelé ! tout ça .. c'est moi.

Elle est resté silencieuse, puis elle m'a dit : 

Fatiha : si Younes t'entend dire ça, il risque de s'énerver très sérieusement. Dis pas des trucs comme ça, c'est la volonté d'Allah. 
Moi : mais c'est de ma faute !! Dis moi qu'il va bien ? Il a quoi exactement ? 
Fatiha : je viens de te dire, il a un traumatisme crânien, quelques fractures,une à la mâchoire et un bras dans le plâtre, pour l'instant on a pas pu le voir il se repose.. Mais j'ai tellement eu peur Intissar, si tu savais comme j'ai eu peur wallah, j'ai perdu ma mère, je veux pas perdre mon frère.. 

Quand elle a dit cette phrase je me suis sentie ENCORE plus honteuse de ce que je venais de faire. 

Moi : il va se réveiller tu crois ? 
Fatiha : normalement oui inchallah ! .. 

je vais raccrocher Intissar je veux pas laisser mon père tout seul, je t'appelle dés qu'il s'est réveillé inchallah.. désolée de t'avoir fait peur. Je suis restée dans ma voiture une longue heure avant de reprendre mes esprits, j'avais pas réalisé qu'il avait failli mourir. Je tentais de revenir à la raison, de me rassurer, mais je me sentais tellement honteuse et coupable. Et j'avais tellement mal au coeur, je savais qu'il allait bien, mais j'avais toujours cette horrible boule au ventre qui me tiraillé. 

Mes pensées étaient confuses, sincèrement je ne saurai pas vous dire exactement ce qui me passer par la tête. Je suis retournée au travail toujours l'esprit ailleurs j'avais envie sans cesse de pleurer, en fin de journée je suis rentrée chez moi, et je me suis enfermée dans ma chambre, j'ai pleuré, j'ai pleuré.. C'était l'accumulation, j'avais envie de ne plus jamais ressortir de chez moi, j'en avais marre de tout ça, marre de souffrir. Je tenais tellement à Younes, je trouvais ça injuste, injuste que dés qu'une personne s'approche de moi, elle souffrait.. Et je souffrais par la même occasion.

El mohim, le soir j'attendais impatiemment le coup de fil de Fatiha pour savoir si ça allait, j'osais pas appeler, je me sentais tellement mal. J'ai fini par appeler : 

Fatiha : ouais allô ? 
Moi : oui, je te dérange 
Fatiha : non non wallah désolée j'ai oublié de te rappeler.. Attend .. je reviens .. oui c'est bon.. Il s'est réveillé il va bien t'inquiètes pas hamdoullah ! 

J'ai soufflé un grand coup..

Moi : hamdoulillah ! 
Fatiha : on est encore là-bas, on va reprendre la route parce que mon père travailles demain, Khaled va rester là-bas cette nuit. Et quand il pourra sortir on le ramènera à la maison inchallah 
Moi : inchallah..
Fatiha : euh Inti.. demain si, enfin si t'as envie tu peux venir le voir je crois que ça lui fera plaisir. 
Moi : oui oui !! je viens c'est bon ! mais y a Khaled ? 
Fatiha : il va repartir dans la matinée il a des trucs à faire 
Moi : bah je passerai oui oui 
Fatiha : t'inquiètes pas Inti ça va il est là, grâce à Allah il est un peu fatigué, mais wallah moi ça m'a fait du bien de le voir, j'ai eu tellement peur ! Mais faut pas il est là c'est bon 
Moi : je sais, je sais 
Fatiha : et c'est pas de ta faute d'accord, arrêtes d'angoisser 
Moi : j'angoisse pas.. 
Fatiha : tu sais mon frère il a failli y passer, je viens de m'en rendre compte, et je lui avais pas dit tout ce que j'avais à lui dire, alors si t'as des choses à dire, fais le .. Allah seul connait notre heure... Je vais te laisser je dois retourner là-bas. 

Moi : oui .. je... merci 
Fatiha : t'es comme ma soeur Inti ! 

Quand elle m'a dit ça j'allais pleurer, wallah je savais pas pourquoi, j'étais tellement perdue. 

Moi : toi aussi hbiba. et merci pour tout 

J'ai fait en sorte qu'Ismaïl prenne mes cours. Le lendemain je me retrouve sur la route, je suis tellement stressée, je ne sais pas pourquoi. Dans mon poste radio passe des musiques, je veux changer de cd, alors j'ouvre ma boite à gang.. Et je vois le cd d'Houssam, celui qu'il l'avait laissé dans ma voiture quand il me l'a filé. Quand je lui est dit que j'avais ce cd, il m'a dit vas-y gardes le. 

Ça parait bizarre mais Houssam il kiffe marquer son territoire (lol pas très classe dit comme ça) comme si en laissant ce cd il se rassurait en se disant elle pense toujours à moi, je sais je fais pareil lol.. Y avait le cd de rohff aussi celui qu'on écoutait tout le temps quand on était à deux. Je suis retournée par les souvenirs, et je me rend compte que j'ai complètement oublié de rappeler Kem.. J'avais oublié Houssam ! 

Je me suis mise à sourire comme une hegouna sur la route, j'avais oublié Houssam, j'avais oublié Houssam, cette idée elle me rendait heureuse parce que l'espace d'une soirée il avait plus aucune emprise sur moi. Je suis arrivée devant l'hôpital que Fatiha m'avait indiqué, je monte jusqu'à sa chambre. Je toque et j'entend Younes dire ouais.. Quand j'ai entendu le son de sa voix j'ai souri, je me suis dis al hamdoulilah wallah al hamdoulilah, je me sentais heureuse, apaisé, chose curieuse pourtant. 

Mais quand j'ai poussé la porte, ma joie a s'est dissipée, elle a explosé devant mes yeux. Younes était assit, juste à côté d'une femme qui était elle assise sur une chaise. J'ai su direct que cette femme était sa copine, je me suis sentie minable, ridicule encore une fois. Elle était réellement belle wallah, moi je me sentais gamine à côté, je n'avais même pas les mots, je me sentais conne à côté de cette porte les fixant. 

Moi : euh.. désolée.. 

J'ai refermé immédiatement la porte, comme une abrutie. J'ai marché dans les couloirs de l'hôpital et je me suis assise sur une chaise au hasard. Je me sentais tellement minable. Je pensais, j'y avais cru, j'ai cru l'espace de quelques heures que Younes serait la personne qui me ferait oublier Houssam, je pensais que je méritais quelqu'un de bien, quelqu'un qui prenne soin de moi sans me détruire, j'ai cru, j'ai imaginé. Mais je me suis trompée encore une fois, je suis destinée à souffrir, je suis destinée à une personne qui aime le risque, qui aime la mort, qui aime souffrir et faire souffrir. 

J'ai cru pouvoir échapper à tout ça, suis-je bien naïve.. J'y est cru, mais j'ai trop cru. Younes il est trop bien pour moi, il méritait quelqu'un debien. J'ai perdu tout espoir de réussir, d'oublier, je baisse les bras. J'ai prit mon téléphone et j'ai appelé Kem. Je suis pas faite pour une vie parfaite, je suis pas faite pour tout ça, pour le bonheur. Je suis comme Houssam finalement, et se ressemble s'assemble. Quand tu ne sais pas où tu vas, retournes d'où tu viens.. Je retourne d'où je viens, dans ma misère. 

3 heures plus tard, je me suis retrouvée dans la voiture de Kem, il conduit rapidement et silencieusement. Moi je suis éteinte, j'ai l'impression d'être forcé une nouvelle fois à retourner dans ma misère, j'avais réussi à en sortir l'espace de quelques heures, et puis tout s'est écroulé. Il s'arrête devant dans une rue. M'indique la route et l'appartement, il me dit de l'appeler quand j'ai fini. Je monte les escaliers, et je marche dans le couloir.. Je sais que dés que je vais pousser la porte, je vais souffrir, une nouvelle fois. 

Ma souffrance est constante. Je met la clé que Kem m'a passé dans la serrure je tourne et pousse la porte.. Et je me prend une nouvelle fois tout en pleine figue, tout était retourné, ça puait, le sol était blindé de déchet, y avait des bouteilles d'alcool, ça sentait la cigarette et le renfermé. Et lui il était là.. Allongé sur son clic-clac, complètement mort. Il ronflait. Je pose mon sac, et commence petit à petit à ranger sous borde, tout était retourné, c'était dégueulasse, immonde. Je rangé tout, quand j'ai entendu un truc tomber par terre, je me retourne en sursaut et vois Houssam assit la tête se frottant le visage, il me regarde bizarre : 

Houssam : tu fou quoi chez moi toi ? 
Moi : salam 
Houssam : tu fou quoi chez moi je viens d'te demander ? 

Je continue de ranger sans faire attention à lui, je me sens pas prête à recevoir une nouvelle confrontation. Mon coeur est tout retournée, tout les efforts que j'avais fait jusqu'ici avait disparu, j'ai entendu sa voix, j'ai vu son visage.. ça faisait tellement longtemps et je l'aimais tellement..
Il est assit sur son clic-clac torse-nu avec son jogging, entrain de fumer, je fini de ranger, et je dépose le sac poubelle à ses pieds : 

Moi : ta mère rentre en France dans une semaine inchallah, tes soeurs vont participer aux soins médicaux, ton frère est en BTS et il a des très bonnes notes, si ça t'intéresse réellement ma mère va mieux, mon père aussi, voilà y a aucune raison que tu t'inquiètes, tout le monde va bien. Maintenant salam aleykoum. 

J'allais partir, quand il m'attrape le poignet, il lève la tête vers moi.. Ces yeux sont tout explosés. 

Houssam : et toi ? 
Moi : et moi ? .. moi, c'est trop tard pour t'en soucier Houssam 
Houssam : réponds
Moi : j'allais bien avant de te rencontrer, maintenant non Il lâche mon poignet : 
Houssam : bah tu fais quoi chez moi alors ? 
Moi : je suis venue te dire ça c'est tout 

Il se lève d'un coup, il attrape mes cheveux et les tire en arrière, il colle son visage au mien.. J'avais oublié sa violence, j'avais oublié son impulsivité.. il m'effrayait 

Houssam : je t'ai posé une question ? tu fous quoi ici 

Je me suis mise à pleurer parce que j'avais que ça à dire, je pleurais encore comme une faible. Il me regarde haineux, il lâche d'un coup mes cheveux et me prend dans ses bras, il me serre très très fort. Moi je veux pas, je me recule de lui, mais il me sert encore plus, je tremble, j'en peux plus de lui, j'en peux plus de tout ça.. J'étais au bord du gouffre. Je le pousse, je me débat : 

Moi : LÂCHES MOI PUTAIN LÂCHES MOI !! C'EST DE TA FAUTE TOUT ÇA ! C'EST DE TA FAUTE PUTAIN ! TU ME DÉTRUIS, TU VEUX MA MORT, HEIN TU VEUX MA MORT. 

Il attrape mes bras, il me maîtrise en deux secondes et me serre encore plus fort, il m'écrase. 

Houssam : regardes ce que je t'ai fait Intissar, regardes, regardes.. t'es où putain, elle est où la petite femme forte que j'ai connu au début.. regardes ce que j'ai fait de toi

Il se recule de moi, et prend mon visage dans ses mains. 

Houssam : wallah je regrette, je regrette de t'avoir connu.. la vie de ma mère je regrette tout ça, je regrette d'être entré dans ta vie. Putain si tu savais .. 

Je tremblais de partout, c'était pitoyable à voir. 

Houssam : viens Il m'assoie sur le canapé, il cherche un truc dans son placard, il me ramène une bouteille d'eau. Il s'assoit près de moi et me regarde boire. Moi j'arrivais plus à respirer, je soufflais plus, c'était comme si on m'étouffait. Il me tire vers lui, me prend dans ses bras et me caresse les cheveux.. On s'auto-détruit, mais on se s'auto-réconforte. Il suffit de sa présence pour me détruire, comme il suffit de sa présence pour que je respire enfin, pour que je me sente mieux. Il se détache de moi : 

Houssam : ça va ? 

Il attrape son tee-shirt, l'enfile, il colle sa tête entre ses mains, et il attend. Il attend quoi au juste ? Finalement il se retourne et me fixe : 

Houssam : la vie de ma mère Intissar que tout ce que j'ai dit la dernière fois je le pensais pas, je veux pas que tu viennes ici t'as comprit ? je veux pas, pour toi c'est mieux que je te tienne loin de tout ça.. Et je savais pas comment te le dire, tu me connais putain tu sais très bien j'aurais pas eu les couilles de te regarder dans les yeux et de te dire viens plus ici, mais wallah je t'aime.. C'est plus facile qu'en tu m'en veux. Tu comprends ça ?

Je le savais très bien au fond tout ça, je savais déjà tout ça, et j'avais l'impression que ses explications tout ça, ça suffisait plus à me faire oublier.. Mais Houssam reste Houssam, il reste telle qu'il est dans ma tête et dans mon coeur. Je le fixe mais je sais pas quoi dire, j'arrive pas à parler. Il attrape mon poignet 

Houssam : oh tu m'écoutes là putain de ta race ? je suis entrain de te parler... Zeubi, en plus qu'est ce que ça me zehef et toi tu réponds pas ! 

Il me fixe 5 bonnes minutes je vois que ses nerfs montent, mais moi j'ai pu aucun mot, j'ai plus la forme de l'affronter alors je reste muette. Il se retourne et d'un coup il balance la table au sol et se lève en furi. 

Houssam : ÇA M'APPRENDRA A VOULOIR FAIRE LE TROU DU CUL, A TE PARLER COMME UN CON LA. 

Ça faisait tellement du bien pendant tout ce temps de pas avoir entendu de cri, de violence, ne pas avoir peur.. Vous imaginez j'avais peur de l'homme dont j'étais amoureuse, j'en avais peur, j'étais terrorisée. Il était tellement impulsif. Je le vois tourner en rond dans la pièce, on croirait un lion en cage, on croirait un animal.. Je me haïs de l'aimer. Il commence à balancer des objets sur son passage, on croirait qu'il était incontrôlable. Quand j'ai entendu une assiette éclater au sol, j'ai sursauté, il m'a regardé curieuse. Quand j'ai vu ses yeux wallah j'ai eu tellement peur j'ai attrapé mon sac et j'ai couru jusqu'à la porte. Il a dû me prendre pour une folle, je crois que j'étais entrain de perdre les pédales.. Il m'a rattrapé dans le couloir, j'étais en larme, dans un état pitoyable, il m'a bloqué les bras :

Houssam : il t'arrive quoi là ?? 
Moi : m..ais lâche moi ! putain tu me fais peur Houssam, TU ME FAIS PEUR tu comprends ? Même Moha et Saïd m'ont jamais fait aussi peur que toi ! Tu me fais peur ! Pourquoi t'es là hein ? Pourquoi t'es dans ma vie ? 

Il a le regard fuyant. 

Houssam : smeh.. 
Moi : et c'est tout ? Houssam c'est tout ! .. 

Il ne répond pas, il continue de contempler le sol comme s'il n'était pas concerné.. 

Moi : regarde moi, regarde moi putain ! c'est tout ? T'as que ça à me dire ? .. t'es désolé.. Putain.. 

Mes larmes coulaient à flots.. Je comprenais pas, j'arrive plus à comprendre et j'étais fatiguée. 

Moi : regarde moi ! t'assumes pas ou quoi ? Il s'avance d'un pas vers moi. 

Houssam : arrête ça ! tu crois ça me kiffer de te voir dans cet état là ou quoi ? Putain ça me rend malade Intissar, wallah ça me rend fou de te voir pleurer, alors arrêtes ça.. 
Moi : alors t'assumes pas ! 
Houssam : non j'assume pas, non tu vois je porte mes couilles sur pleins de trucs, mais pas sur ça.. Alors arrêtes s'il te plait. 

Il s'approche de moi et touche mon visage. Je me recule violemment : 

Moi : ça suffit pas, ça suffit plus ok ? Je crois finalement j'aurais pas dû venir te voir, j'aurais dû t'écouter.. C'est terminé, terminé, j'avais réussi à t'oublier, j'avais réussi une fois, j'y arriverais bien une deuxième fois. 

Il attrape mes bras et me bloque. 

Houssam : c'est moi qui dis quand c'est terminé, c'est moi qui te dirais Intissar quand ce sera terminé. T'as comprit ? 

Je ne répond pas il me secoue violemment, j'ai cru que mon bras allait se décrocher. 

Houssam : oh !! est ce que t'as comprit ? C'est moi qui décide ? Tu comprends ça ? 
Moi : c'est tout ? lâche-moi maintenant. 

Il attrape ma mâchoire d'un coup, je me souviens que j'ai tenté de le pousser mais qu'il a resserrer la pression sur ma mâchoire alors j'ai lâché d'un coup. 

Houssam : quand je voudrais Intissar, quand je l'aurai décidé. 

J'ai agrippé son tee-shirt

Moi : tu crois que c'est comme ça que je vais te pardonner tout ce que tu m'as fait ? 
Houssam : t'es à moi ! A MOI ! 

Il lâche ma machoire d'un coup et tape violemment dans sa porte d'entré. Encore une fois je sursaute, c'est coup de violence me font vraiment flipper. 
Houssam : tu m'as prit pour ta pute ?? Hein Intissar ? Je fais quoi moi hein ? Expliques moi j'essaye tout avec toi putain, j'ai essayé de te parler.. Dis moi je fais quoi ? 
Moi : c'est trop tard putain.. je me suis pliée en 4 pour toi Houssam, je t'aurais aidé, j'étais prête à t'aider, à faire n'importe quoi.. J'essaye de toujours tout faire pour pas te vexer, pour pas t’énerver, je me suis coupée du monde pour toi, à cause de ta jalousie maladive là, j'ai délaissé ma famille, j'ai tout fait, et toi tu m'as mise dehors comme une vieille meuf tu m'as traité comme si j'étais rien pour toi ? Je t'ai pardonné tellement de fois, je suis revenue en arrière tellement de fois que la tu vois je fatigue. 

J'essuie mes larmes.. On reste dans un silence complet, cette fois il ne parle pas. Il se contente de me tirer par le bras et m’entraîner dans l'appartement, il ferme la porte derrière lui, il se colle à la porte et fronce les sourcils, puis il me fixe un bon moment .. 

Houssam : c'est pour ça que je préfère que tu t'éloignes de moi.. C'est pour ça.. t'es une petite princesse Inti, t'es toute hnina, toute fragile, moi je suis incapable d'avoir une conversation comme un mec normal sans m'énerver, juste ça.. Je sais même pas ce que c'est que parler. Et regarde.. Regarde autour de toi, tu crois que je t'apporte un truc ? Parfois je zappe la chance que j'ai.. des fois je zappe, mais wallah que je le sais, t'es trop bien pour moi.. Je voulais pas te faire vivre tout ça, je voulais pas que tu me suives là-dedans.. J'ai fait ça sur un coup de tête mais les yeux de ma mère que j'ai regretté à la seconde d'après, quand j'ai vu tes yeux me regardaient wallah j'ai paniqué..

-Il s'approche de moi- 

je savais dés le départ que t'allait me changer Intissar, je savais aussi que j'allais te faire vivre la misère, mais j'arrive pas.. Tu sors pas de mon crâne, même quand je dors je vois ta face.. écoutes moi bien, je vais te dire un truc.. Si un jour on doit me dire que je dois vivre sans toi, je me foutrais une balle tu comprends ? Je sais que c'est hram, mais je pourrais pas. Je sais que t'encaisse tout, depuis le début, malgré que tu sois une femme forte, bah y a des fois ou tu supportes plus tout ça.. et wallah je le comprend. Je te demande pas d'oublier tout ça, mais me laisse pas. Je vais trouver un truc, on va finir par réussir je vais sortir de là.. Je suis sah, comme j'ai jamais était aussi sah... Je suis prêt à tout pour toi, si je dois prendre 10 piges, je ferais ma peine et quand je sortirais j'irais voir ton père, je m'en tape.. Je fais n'importe quoi, mais restes avec moi.. Restes Il passe sa main sur mon visage et essuie mes larmes. Quand je croise son regard, il a les yeux rouges. Mon coeur s'emballe, j'étais prête à tout oublier, mais tout était tellement facile, il me facilitait la vie en prenant de la distance avec moi, en étant dur. J'avais fini par voir que ses mauvais côtés.. Alors tout était tellement plus facile. Mais là j'avais le Houss dont j'étais tombée amoureuse sous mes yeux, et me demandant de rester avec lui. Mon coeur a gagné la bataille, la raison capitule. Mes larmes coulent, il se frotte les yeux puis me sert contre lui. Il me sert tellement fort, il caresse ma tête et me répète : 

Houssam : me laisse pas, ok ? tu me laisses je te descend et je me bute après, me laisse pas. 

Il se recule et colle son visage au mien. Moi je tremble, je n'arrive plus à supporter son regard. 

Moi : me fais pas ça.. 
Houssam : wallah je t'aime, je t'aime plus que ma propre vie 

Je me suis mise à sangloter, je tremblais de partout, c'était trop dur pour moi, trop difficile de lui tenir tête, j'avais plus un semblant de fierté, tant pis.

Moi : moi aussi.. moi aussi. 
Houssam : arrête de pleurer, ça me rend malade arrête ça. 

Je suis là et les yeux de ma mère je te lâche plus. 

Moi : sah Houssam tu m'as fait mal 
Houssam : je sais ça.. 

Il se colle à moi une nouvelle fois, je tente de me calmer, il me serre tellement fort, je sens son parfum, je le sens près de moi. J'ai une sensation de bonheur, je souffle enfin là. Malgré tout, loin d'Houssam mon bonheur ne sera jamais complet. 

Houssam : faut que tu rentres chez toi, il est tard là.. 

Dans 2 jours viens me voir on parlera inchallah ? 

Moi : je viendrais inchallah 
Houssam : oublie rien de ce que je t'ai dit.. 

J'hoche la tête et je sors. Kem me ramène dans mon quartier. Je m'enferme dans ma voiture avec une clope et je souffle un grand coup.. Faut que je face le tri dans mes pensées. Voyant que la nuit commence déjà à tomber je rentre chez moi. Ma mère est seule dans le salon au téléphone avec Khalti. Je me dirige dans ma chambre quand ma mère m'appelle, elle me tend le téléphone. La conversation est en arabe : 

Moi : allô ? 
Khalti : Intissar ? ma fille ? 
Moi : khalti ça va ? 
Khalti : grâce à Dieu ma facile, grâce à Dieu ça va et toi comment tu vas ? 
Moi : moi ça va merci.. tu rentres bientôt ? 
Khalti : bientôt ma fille bientôt.. ta mère est à côté ? 
Moi : dans la cuisine 
Khalti : ma fille, tu as des nouvelles d'Houssam wallah je m'inquiète, je t'en veux pas de ne m'avoir rien dit, mais je m'inquiète Dieu seul sait comment. Dis moi que tu as des nouvelles ? 
Moi : oui j'en est.. ne t'en fait pas wallah t'as pas à t'en faire. 
Khalti : je te fais confiance, j'ai confiance en toi si tu me dis qu'il va bien 
Moi : wallah oui je te ment pas 
Khalti : merci.. 

on reparlera de ça en France inchallah, sois forte ma fille. Et dis à Noureddine ce hmar qu'il me rappelle. 

Moi : inchallah fais attention à toi. 

Je repasse le téléphone à ma mère.. Je m'imagine à la place de khalti quelques instants.. Que c'est horrible. Les jours passaient.. Aujourd'hui je dois aller voir Houssam, je me suis arrêtée acheter des cafés chez mcdo.. Cette fois j'y vais seule, Kem m'a indiqué la route, ainsi que des "formalités" de sécurité. Je déposé ma voiture un peu lui loin et passe par des ruelles à pieds, je me souviens que j'étais sous la pluie, il faisait froid. Je passe par une porte arrière en faisant toujours attention que personne ne me suit.. J'ai l'impression de vivre un mauvais film, pour moi tout ça c'est pas réel, personne ne va s'amuser à me suivre, je me crois encore dans un feuilleton. Je passe la clé dans la serrure, en ouvrant la porte je constate que c'est un peu rangé. Il est allongé sur son clic clac, je pose les cafés sur la table. Je m'approche de lui. Il a le visage tout blanc et juste des gros cernes sous les yeux, il esquisse un sourire. 

Moi : ça va pas ? 
Houssam : si hamdoullah 

Il se redresse, il regarde les sacs 

Houss : c'est quoi ?
Moi : du café et des gateaux 
Houss : ah hella... 

Je reste de bout il me regarde en souriant Houss : bah viens.. assis toi Il pousse ses jambes et je lui tends son café, il me sourit de toutes ses dents.. Il à l'air tellement fatigué. 

Moi : ça va t'es sur ? 
Houssam : ouais ouais t'inquiètes juste un peu de fièvre 
Moi : Allah y chafik t'as prit des médicaments 
Houssam : tranquille ça va partir. Il boit son café d'une traite 
Houssam : euh... tu peux me filer mon froc derrières toi s'il te plait. Je lui passe son jogging, il me sourit. 
Moi : t'as froid ?
Houssam : ouais un peu 

Je m'approche de lui.. Je touche son front, il est bouillant ! 

Moi : putain t'es bouillant Houssam.. t'as combien de fièvre ?! 

Houss : sah je sais pas.. mais mehlich ça va passer t'inquiètes 

Il met sa couverture sur lui. Je lui tire : 

Moi : non non c'est pas comme ça que tu vas faire baisser la fièvre. 

Je me lève et cherche dans sa salle de bain des gangs de toilettes, je les passe sous l'eau froide. Je me rassois à côté de lui et lui passe sur le visage 
Houssam : putain c'est froid ta mère là Intissar 
Moi : ça va faire baisser la température.. Expliques moi comment t'arrive à attraper froid en sortant jamais d'ici..

Il me regarde dans les yeux et tourne le regard.. Je sens que ça va pas me plaire donc je n'insiste pas plus. Pendant que je lui passe le gang sur le visage il me fixe.. 

Houssam : zehma tu fais mon infirmière ? 

Je sourie.. Il attrape mon poignet

Houssam : viens.. 

Il approche sa tête de la mienne et m'embrasse tout doucement.. 

Il me lâche et continu de me sourire pendant que je lui colle le gang de toilette sur le front. Face à lui j'ai vraiment plus les mots.. Mon amour inconditionnelle reprend le dessus. Je tente de faire baisser sa fièvre un bon moment et parfois il me regardais.. Je sais pas si c'est l'effet de la fièvre mais il me tapait des grands sourires, et il suffisait de ça pour me faire trembler. J'ai fini par m'asseoir à côté de lui.. Et on à parler, parler de tout..

Je lui est expliqué tout ce qui s'était passé pendant son absence, l'accident de Younes.. Et tout ce qu'il m'avait dit, et quand je lui est expliqué il m'a juste dit : 

Houssam : wallah c'est un mec droit 

C'est rare que Houssam dise ça, rare que sa jalousie ne prenne pas le dessus, alors si il le disait c'est que ça devait être le cas.. Sa fièvre avait légèrement baissé, il s'assoit à côté de moi, il allume une cigarette malgré son état et puis il me dit : 

Houssam : tout ce que je t'ai dit hier, j'ai jamais été aussi sah et aussi clair, wallah je suis très sérieux dans tout ça.. Je joue pas avec toi, je déconne pas avec toi.. J'ai fait pleins de conneries avec toi, des trucs de travers, des erreurs, mais le reste du temps j'étais sérieux. Je te jure que je vais me rattraper, quand on sera marier, je traiterais comme une princesse Intissar inchallah je ferais de toi une petite princesse.. J'ai jamais parlé comme ça à personne, t'es la première et inchallah la dernière à qui je dirais des trucs de fous comme ça, je me vois demander à personne d'autre de porter mes enfants.. Y a que toi dans ma tête.. Je vais pas te mentir Inti, wallah j'ai essayé, j'ai baisé toutes les meufs qui passaient.. me regarde pas comme ça.. Je veux juste que tu comprennes que quoi que je fasse y a que toi.. Regardes moi, sah j'aurais jamais cru parler.. comme un tahane un jour, mais mehlich.. je m'en fou c'est pour toi 

Je sourie timidement : 

Moi : je peux pas entendre ce que tu fais quand je suis pas là Houss, je veux pas.. 
Houssam : faut pas que tu croies que je suis un crevard hein.. wallah depuis que je te connais je me suis calmée.. j'ai .. tu comprends enfin hechek des besoins. 
Moi : nan nan, je veux pas entendre 

Il rigole

Moi : je te jure ça me zehef, malgré tout ce que tu m'as fait, j'arrive pas à oublier.. j'arrive pas à t'oublier Il attrape ma tête 

Houss : envisage plus d'essayer 
Moi : alors envisage plus de me faire du mal 

Il me regarde dans les yeux 

Houss : je te jure de faire de mon mieux 
Moi : je t'aime Houssam, wallah des fois c'est flippant ce que ça me fait.. J'ai cru que j'allais pas survivre moi.. tu vois moi non plus je pensais pas un jour devoir autant chialer pour quelqu'un 

Houssam : on va faire les choses bien inchallah, ça va se terminer tout ça.. Je veux t'avoir Intissar, je veux qu'on s'unisse vraiment. 
Moi : Inchallah..
Houssam : ça va pas être facile, sah.. 
Moi : me laisse pas Houssam, moi je serais capable de surmonter les épreuves si t'es là.. On est plus fort à deux 

L'après-midi est passé.. Je le savais j'étais retombée à nouveau pour lui, mais j'y croyais cette fois, je pensais qu'on allait s'en sortir, que cette fois malgré les épreuves on y arriverait à deux. J'avais pas vu l'heure passer, et ce soir là en rentrant Saïd s'est énervé. Je continuais ma petite vie, j'envoyais des messages à Fatiha pour avoir des nouvelles de Younes sur son état de santé, je me sentais toujours aussi coupable. Mais je suis restée distante. Et puis un jour je montais chez Fatiha et je l'ai croisé dans les escaliers. Il a hésité puis il m'a dit : 

Younes : Intissar ?
Moi : quoi ? 
Younes : on peut se parler 
Moi : si tu veux.. 

Je regarde son bras dans le plâtre.. Je me sens honteuse 

Younes : ça va ? 
Moi : c'est à moi de te demander ça.. 
Younes : ouais bah ça va hamdoullah 
Moi : je.. la dernière fois je voulais te dire que j'étais désolée Younes wallah je.. j'aurais pas dû t'appeler et te m.. 
Younes : c'est quoi qui fait le destin 
Moi : starfallah non.. 
Younes : alors y a rien qu'y est de ta faute, c'est le destin voilà hamdoulah Allah m'a laissé la vie sauve, je vais bien.. Et tu sais quoi c'est l'accumulation de fatigue, la nuit d'avant mon cousin il m'a tiré dans chez son shab on a dormi 3 heure tu vois.. C'est comme ça y a rien qui est de ta faute, c'est moi qui suis monté, je veux pas que tu crois des trucs comme ça
Moi : je suis quand même désolée.. wallah j'ai eu peur 
Younes : je suis devant toi, et j'ai la forme.. Allah il m'a laissé une autre chance, tu vois la chance que j'ai ? 
Moi : hamdoulillah ça va ton bras ? 
Younes : ouais ouais t'inquiètes pas.. et Intissar, je crois.. tu vois zehma le jour où t'es venue me voir à l'hôpital, je voulais pas te mettre mal à l'aise. 

Je suis venue avec l'intention de lui dire tout ce que j'avais sur le coeur.. Je suis venue le voir avec l'intention de me reconstruire, et puis je me suis retrouvée devant ça. Et je me retrouve à nouveau face à un dilemme.. Le plus intelligent ce serait de lui parler de tout ça.. De lui parler de ce que j'ai failli ne jamais pouvoir dire.

Chronique d'Intissar: Mon Thug LoveDes histoires addictives. Découvrez maintenant