Yaseen Hakim en média
«La vie est un combat, accepte-le.» Mère Thérésa
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Le lendemain, Rahim m'avait obligé à aller au travail. J'étais faible et mes brûlures me faisaient souffrir mais malgré ça, il n'a pas voulu que je reste me reposer à la maison.
Au palace, c'était l'effervescence. Tout le monde s'activait à préparer la venue du propriétaire et heureusement, mes collègues étaient trop occupés pour remarquer ma mine déconfite et ma démarche bizarre.
Je vérifiais les derniers détails à la suite. Martine m'avait chargé de placer des dattes sèches un peu partout car le monsieur aime en manger. D'ailleurs, je ne sais toujours pas comment il s'appelle. Je me contente de l'appeler “le monsieur”.
À la pause, j'ai rejoins Lina à la cafétéria pour déjeuner. Une fois assise devant elle, son regard me reluque sévèrement.
- Il t'a encore frappé c'est ça ?, dit-elle amèrement.
- N...non. Pourquoi tu dis cela ?
- Tu boites en marchant. Il t'a fait mal à la jambe ?
- Il a fait bien pire.
- Raconte-moi !
Je lui explique brièvement ce qui s'était passé la veille.
- Quel enc*lé ! Il faut que tu ailles à l'hôpital.
- Non ! Je ne peux pas.
- Mais pourquoi ? J'ai l'impression que tu aimes ce qu'il te fait subir. Dénonce-le !
- Je ne peux pas.
- P*tain !
Elle tape sur la table et s'en va énervée. Je me lève et retourne à mes tâches pour échapper aux regards incessants que me lançaient les personnes présentes.
Je sais que ça l'énerve que je subisse tout ceci sans rien dire néanmoins, je ne peux prendre le risque de nuir à ma famille.
Mon travail terminé, je rentre totalement épuisée à la maison. Sac déposé, tenue changé, je m'attaque difficilement au ménages. Je lave les chemises de Rahim à la main et les fait sécher. Ensuite je les repasse en veillant à ne laisser aucun plis. Je lave la salle de bain et me rend en cuisine pour le dîner.
Une trentaine de minutes au delà, je termine enfin et prends une douche avant de m'habiller de ma vielle djellaba bleu. Je n'ai pas eu de vêtements neufs depuis trois ans. Rahim avait découper tous mes beaux habits. Il ne m'a laissé que l'essentiel.
J'attache mes cheveux en chignon et les cache sous un foulard. Ils sont assez frisés et crépus à la fois. Je les ai hérité de ma mère. D'ailleurs côté physique, j'avais tout hérité d'elle à commencer par ses yeux clairs. De mon père, je n'ai prit que son calme légendaire et sa douceur.
Je sortis de la chambre quand j'entendis la voix de Rahim. Mais il n'était pas seul. Y'avait un autre homme avec lui.
- Salam Aley...
- Ouais ouais on s'en fout de ton Salam ! Amène la bouffe, on a faim.
Je ne dis rien et retourne en cuisine. Je sors le poulet du four et réchauffe la sauce. Le tout sur la table, je les appelle et ils viennent s'installer.
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À travers mes yeux
General FictionHussein était assis devant celui qui avait son avenir et celui de sa famille entre ses mains. Plusieurs mois s'étaient écoulés depuis qu'il avait commencé sa longue et dure recherche de travail. Il essuyait sans cesse des échecs. Les employeurs lui...
