#8 CORRIGÉ

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«La vérité est comme le soleil, elle fait tout voir mais ne se laisse pas regarder.» Victor Hugo
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Deux jours se sont écoulés depuis les événements de la dernière fois. Rahim n'a pas reparlé de ce sujet n'empêche que je ressens cet immense angoisse au fond de moi. Je crains pour ma vie et pour celle de l'être qui grandit en moi. Je jongle constamment avec le danger depuis mon mariage et seul Dieu sait à quel point cela devient pénible. Je n'en peux plus. Je n'ai plus la force de me battre.

En ce moment, j'essaye de m'échapper de la maison. Je veux me rendre chez ma famille et tout leur dire. Finis les mensonges et les cachoteries. Je veux qu'ils sachent la vérité sur la nature de la personne que j'ai épousée. Il n'est pas normal. Je suis presque certaine qu'il n'est pas sain d'esprit.

Je venais de sortir de la douche, une serviette autour du buste et une autre soutenant mes cheveux. En pénétrant dans la chambre, j'y trouve mon époux, assis sur le lit.

Il se lève et avance vers moi avec une bouteille d'eau à la main.

- Tiens, dit-il en me la tendant.

- Je n'ai pas soif, merci.

- Casse pas les cou*lles non plus ! Prends et bois ça vite fait.

Je saisis la bouteille et la porte à ma bouche avant d'en boire le contenu.

Au fur et à mesure que le liquide traversait ma gorge, ma vision se floute. Mes jambes deviennent flagadas, j'avais l'impression que le sol s'évaporait sous mes pieds.

Je sens juste qu'on me porte avant de m'allonger sur un lit, mon corps n'est plus recouvert et mes cheveux tombent sur mon visage. L'envie de crier me prend mais rien ne veut sortir.

J'entends des voix et des pas qui se rapprochent. La première me semble être celle de Rahim. La deuxième est celle d'un autre homme mais j'ignore qui il peut bien être.

- Elle est à toi pour une heure !, déclara la première voix.

- Quoi ? Ce n'est pas ce qui était prévu ! On avait dit une nuit entière.

- Et tu penses vraiment que je vais te la laisser pour une nuit entière ?

- C'est soit ça, soit tu peux oublier le contrat.

- D'accord.

J'ai envie d'hurler la haine que je ressens pour ce fils de chien. Comment peut-il ? Comment ose-t-il me faire cela ? À ce moment, je voulais juste creuser un trou bien profond et m'enterrer à l'intérieur sans plus jamais ressortir.

L'homme me chuchote des mots à l'oreille mais je suis tellement dans les vapes que je vois plus rien, j'entends plus rien non plus à part quelques murmures. Néanmoins, je sens qu'on me touche. Je souhaite bouger et prendre mes jambes à mon cou mais c'est comme ci j'étais paralysée.

Un cri de douleur m'a échappé. Plus le carnage continuait, plus je perdais mon âme avec. J'étais complètement détruite. La douleur physique que je ressentais n'atteignait pas le moins du monde le tiers de la douleur intérieure qui me tenaillait.

Le lendemain, à mon réveil, j'étais étonnamment très fatiguée. Je n'avais pas de souvenir de ce qui avait pu se passer la veille.

En me redressant, je constate que je suis entièrement dénudée. Bizarre, me suis-je dit.

Je m'enroule d'un drap et me dirige dans la salle de bain. À mi-chemin, une massacrante douleur au bas-ventre me stoppe. Subitement, une mare de sang se forme à mes pieds. Je baisse la tête et vois que ce sang provient de mon entrejambe. En la touchant, je tombe sur des débris un peu rougeâtres et visqueux. Ce n'est pas possible que cela soit mes menstrues.

À travers mes yeux Des histoires addictives. Découvrez maintenant