Réveillée tôt par les petites lueurs de l'aube, je me lève et file direct sous la douche.
L'eau chaude ne réussira pas à éloigner les tensions qui m'habitent, trop intense pour cela. La soirée d'hier soir est bien imprimée au fond de mon esprit, pour que je puisse en oublier des détails. Je me repasse en boucle les paroles échangés avec Doris et cela m'insupporte d'avoir eu un comportement trop correct à son égard. Les paroles de Doris sonnent encore en moi, comme un mauvais souvenir.
Allumeuse.
Tout ceci tourne en boucle dans ma tête et, bien que je lui en veuille je finis par reconnaître que certaines apparences sont contre moi.
Bien que je reconnaisse être fière de plaire autant, je n'en suis pas moins une semeuse de trouble.
Ainsi, les mots et le ton employés à mon égard, ne me convenant pas, je ne compte pas lui donner l'occasion de recommencer.
Sortant de la douche, j'enfile un short, un teeshirt, des chaussettes et des baskets. Je me maquille très simplement et remonte mes cheveux en queue de cheval.
Au fond de moi-même, je sais que mon attitude peut paraître ambigües mais j'ai juste du mal à choisir entre les deux garçons. Cela me coûte de penser cela, évidemment.
Me dirigeant vers la cuisine pour faire chauffer de l'eau dans ma bouilloire, je cogite encore à ce sujet.
Je réfléchis beaucoup trop.
Colin aurait pu prendre ma défense de manière plus explicite. Cela m'aurait évité d'être ridicule devant tant de monde.
Je hausse les épaules, à la fois impuissante et agacée. J'aurais tellement aimé prendre de la hauteur, si bien qu'elle se sente ridicule de par elle-même mais une fille de cette trempe a une vie tellement nulle qu'elle est incapable de réagir à la normale. Tout n'est qu'extravagance avec ce genre de personne, jusque dans les réactions. La mesure et l'équité, elle ne connaît pas.
Un peu salope, très conne, asociale et antipathique aussi...
D'un côté, je me reproche de ne pas prendre de la distance face à la colère et de l'autre j'en veux à Doris pour les accusations qu'elle a proférées. Et dans le fond, je ne peux lui reprocher sa franchise, moi qui hais le mensonge .
La bouilloire se met à siffler et me tire de mes pensées. Je l'éteins, verser l'eau chaude dans un mug en verre, y mets un sachet de thé à la cerise et une cuillère à café de miel que je mélange.
Minette saute sur le comptoir et vient se frotter à moi, réclamant caresses, petites attentions et des croquettes aussi. Je me lève pour les lui servir accompagnée d'un bol de lait et reviens m'assoir, me replongeant dans mes pensées lorsqu'on frappe à ma porte. Surpris, je me lève de mon tabouret, regarde par le juda et je perçois Adam.
J'ouvre la porte et je le vois, appuyé sur l'encadrement de la porte, une cheville croisée sur l'autre, m'adressant le plus beau des sourires que je lui rends aussitôt.
_ tu es en avance ... que se passe-t-il ?
_ je suis levé depuis un moment.... et ....je me suis demandé si tu me payerais un café .
_ bien-sûr , entre!
Je ferme la porte derrière lui tandis qu'il retire ses chaussures à l'entrée et prend place sur un des tabourets. Ma minette, qui abandonne son bol de croquettes, va renifler Adam puis saute sur ses genoux pendant que je prépare du café :
_ alors, prête ma puce ?
_ oui mais je suis un peu inquiète, je dois t'avouer.
_ il ne faut pas ...tu vas découvrir une autre facette de moi-même et j'espère qu'elle te plaira.
Je verse le café dans une tasse que je pose devant lui, l'odeur de café embaumant mon salon. Ses doigts frôlent les miens, embrasant mon âme, lorsqu'il saisit la tasse que je lui tends. Son regard accroche le mien et un sourire vient se peindre sur son visage. Je soutiens son regard émeraude qui plonge au fond de moi :
_ et je vais aimer tu crois ?
Le yeux d'Adam se mettent à pétiller rien qu'à cette idée.
_ je l'espère de tout coeur .
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No ordinary love
RomanceStéphanie a quitté la France pour vivre aux États Unis et se rapprocher de son père. Cela fera deux ans qu'elle travaille au sein de la Carter Corporation et s'est installée à New York. Grâce à Matt, un bad boy au grand cœur, et de Lisa, une jeun...
