Le voilà, enfin, Léo ! Mais... une sensation bizarre me parcourt le corps : c'est la première fois en sa présence. Je crois que je ne sais pas comment me comporter avec lui. Mais pas lui manifestement, il me prend directement dans ses bras. Et je le serre aussi fort que lui me serre, ça m'apaise un peu sur le moment mais pas autant que je l'aurais cru plus tôt dans la journée.
Mes sentiments bataillent dans ma tête et je n'arrive plus à réfléchir. Il faut dire que ces derniers temps, à part ma mère, le reste à tendance à disparaître.
Je finis par me détacher de Léo, pour très vite prendre mon père dans les bras. Des larmes coulent toutes seules sur mon visage, sans que je ne puisse les contrôler. Les nerfs certainement qui lâchent. Qui a dit qu'une fille de 19 ans était prête à vivre ça sans perdre contrôle ?
Mon père relève ma tête pour sécher mes larmes avec ses pouces, puis m'embrasse affectueusement le front.
Hugo : Tu devrais aller te coucher ma puce, tu es morte de fatigue.
Moi : Oui...
Sans discuter, ni réfléchir, je me dirige vers les gars pour leur faire la bise. Les frérots me prennent dans leurs bras, tandis que Kev me regarde affectueusement avec un petit sourire en coin, on dirait qu'il est inquiet.
Je me dirige ensuite vers Léo, sans trop me poser de question pour lui faire un bisou mais il recule la tête.
Léo : Tu vas te coucher sans moi ?
Moi : Euh bah... je pensais que tu voudrais rester avec les gars.
Léo : Non, je reste près de toi.
Moi : Tu peux rester papoter avec si tu veux. Je sais que ça fait longtemps que vous vous êtes vus.
Léo : Je les verrais plus tard, hein les gars.
Oli : Mais oui, nous on va rentrer t'façon on est morts.
Flo : P'tite nature. Kev tu fais quoi ?
Kev : Euh, je vais rentrer moi aussi.
Et voilà, tout le monde est parti se coucher chez soi. Et la nuit fut très agité, je n'ai pas fermé l'œil. Alors j'ai quitté les bras de Léo pour rejoindre ceux de mon père. Je n'ai rien contre Léo, mais là j'ai vraiment besoin du réconfort des bras de mon père que je ne peux pas trouver ailleurs. Finalement, je m'endors paisiblement.
Je sens une main me caresser le bras, ce qui me réveille tout doucement. J'ouvre les yeux, et m'aperçois qu'il s'agit de mon père au pied du lit. J'ai l'impression de m'être assoupi seulement tellement je me sens fatiguée.
Hugo : Ma puce, il faut que tu te lèves. C'est maman.
Mon cœur fait un bond et je me redresse directement. Je laisse parler mon père, je le sens, je le sais. C'est aujourd'hui...
Hugo : Elle est partie.
Mon père est calme, et moi je ne réagis pas. Maman n'est plus de ce monde. On se prend dans les bras l'un et l'autre.
Hugo : Tu vas te préparer ? Faut qu'on aille la voir.
Moi : On peut ?
Hugo : Oui ma puce, on peut.
Mes sentiments sont mis à rude épreuve ses derniers temps. Et je crois que j'ai tellement pleurer jusqu'ici que je ne sais le faire aujourd'hui. Ou alors je ne réalise pas encore tant que je ne l'aurais pas vu ? Je finis par me lever et file me préparer, tandis que mon père est parti me préparer un truc à grignoter comme il me l'a dit.
Inutile de dire que j'ai attaché mes cheveux rapidement en faisant un chignon effet décoiffé et j'ai opté pour jean basket concernant les habits, avec un pull Visionnaire© confectionné par les frérots bien sûr. Une fois terminé, je file à la cuisine rejoindre mon père. Et je m'aperçois qu'il y a Léo. Aoutch. Je crois que je l'ai oublié en l'espace d'un instant. Je m'empresse de lui faire un bisou pour qu'il ne s'aperçoive pas de mon oubli. Puis je mange ce qui se trouve sur la table sans dire un mot.
Léo : ça va ?
Question con, vous ne trouvez pas ?
Moi : Oui et toi ?
Léo : Oui
Moi : Alors, c'était bien à Toulouse ? Tu as pu bosser comme tu voulais ?
Léo : J'ai profité de ma famille et bosser oui. Pourquoi ?
Moi : Pourquoi quoi ?
Léo : Bah je ne sais pas, tu me poses pleins de questions d'un coup.
Moi : Oui je m'intéresse à toi tout simplement, tu es bizarre.
Léo : Bah non je suis comme d'hab', c'est toi qui est bizarre.
Moi : Mouais.
Cette journée s'annonce... très longue. Puis mon père fait irruption dans la pièce.
Hugo : T'es prête ?
Moi : Oui on peut y aller.
Je mets mon manteau et m'apprête à quitter l'appartement quand je m'aperçois que Léo ne bouge pas plus que ça.
Moi : Tu ne viens pas ?
Léo : Non je vous laisse en famille. Je vous rejoins plus tard.
Je suis triste. J'aurais aimé qu'il vienne je crois. Là il me donne l'impression de se foutre de ce qu'il m'arrive. Et j'ai encore plus l'impression que quelque chose a changé entre nous. Une nouvelle fois, je vais vers lui pour l'embrasser puis je repars.
Une fois arrivé à l'hôpital, une grande vague de stress me monte subitement alors que nous arrivons devant la chambre. J'ai l'impression que je vais m'évanouir.
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SOIS 10 ANS
Aktuelle LiteraturMia vient de prendre 19 ans et est en couple avec Léo. Mais la vie n'est pas toujours toute rose.
