Chapitre 22

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  Les infirmières me placèrent rapidement dans une salle de travail. J'étais stréssé et en même temps je n'y croyais pas. C'était tout simplement imposssible que j'accouche maintenant. Julien lui, rien qu'à travers la barrière de son regard, je voyais qu'il était troublé. Il n'osait pas me le dire et je savais qu'il faisait ça pour ne pas m'inquiéter.

   Je résalisa à cet instant que j'étais terriblement égoïste depuis l'annonce de ma grossesse. Je ne pensais qu'à moi -et accessoirement au bébé. Je ne me souciais pas de savoir ce que ressentait Julien; si il avait peur, si il était triste, heureux... J'étais sûr que l'annonce de cette grossesse n'était pas l'annonce dont il rêvait en ce moment. Je ne lui avait jamais demander car tout ce qui me précocuppé c'était mes nausées, mes envies, mon humeurs et puis...et puis c'est tout.

   Je me suis rendu compte à quel point j'ai pu être horrible. Et après dire que j'ai peur que Julien me quitte après la naissance de notre fille -car après tout c'était aussi la sienne. Je ne pensais qu'à mon propre intérêt, je méprisais celui pour lequel j'éprouvais le plus sincère amour. Je ne l'écoutais jamais mais je lui racontais toujours mes problèmes depuis mon adolescence et qui m'ont fait souffrir jusqu'à maintenant et depuis le début il m'écoutait. je crois que je devais le saouler avec mes histoires, que lorsqu'il jouait de sa guitare ou aller à ses concerts sans moi entre potes lui faisait du bien. Je réalisais aussi que des fois j'étais trop distante, contraiment à lui je lui envoyer moi souvent des SMS, je lui demandais rarement comment s'était déroulée sa journée. Il ne me racontait jamais de ces problèmes ou encore une fois très rarement.

        Comme je m'en voulais assise sur mon lit d'hôpitall et tenant mon ventre rond. Il fallait qu'on parle, qu'on fasse sortir ce qui nous tiens la gorge depuis le début, ce qui n'est jamais sortit. Mon narcissime et mon égoïsme resurgissaient encore une nouvelle fois car j'avais des milliers de questions à lui poser. A l'instant présent je n'avais que faire de ma fille, je voulais parler à MON Julien qui devait souffrir plus que moi, car ce n'est pas parcequ'un homme ne peut porter la vie qu'il ne souffre pas à la perte d'un de ses enfants, qu'il ne stresse pas pendant les neuf mois de grossesse, qu'il n'aime pas ses enfants... Néanmoins, même si la venu de notre bébé était imminente, je voulais que l'on mette tout à plat.

        Julien entra dans la chambre, le teint toujours aussi livide. Il voulu s'assoir sur la chaise disposé à côté du lit. Je lui tendit la main et lui demanda de s'assoir avec moi sur le lit d'un geste simple de la tête. Il le fit et je noua mes bras autour de sa taille posant ainsi ma tête sur ses cuisses. Nous restâmes dans cette positions quelques minutes. Mon moi intérieur me désait de franchir la pas, que c'était maintenant ou jamais car au fond, Julien est un homme et un humain comme les autres. Un jour, peut-être il ne m'aimera plus et partira avec une autre fille qui lui donnera probablment ce que moi n'aurais pas pu lui donner. Je me lança alors, la gorge nouée et très stréssée sans le laisser paraître pour autant: " Julien, faut qu'on parle." Je me dénoua de son ventre et releva ma tête, il me regardait, les yeux pétillant et envoutants: "De quoi? me répondit-il

- De tout...et de rien. Mais de tout surtout." Il sourait de son sourir charmeur qui m'avait fait craqué la première fois qu'on s'était rencontré. J'avais envie de lui sauter dessus et de l'embrasser, de lui dire à quel point je l'aimais. "Très bien, dit-il                                                                    

-Julien, je.. je sais pas par où commençait. J'en ai marre d'être narcissique, tu me dis jamais rien, tu ne m'engueules jamais, tu m'écoutes toujours,... j'en ai marre de te pourrir l'existance, je sais que je suis pas la copine parfait, dis moi sérieusement quand ça va pas. Je t'ai vu tout à l'heure, j'ai vu que tu m'as pas dit que tu étais inquiet. Pourquoi? Pourquoi??" Il y eut un grand silence, puis il pris sa main et me colla la nuque contre son torse, je pleurais et il me caressait les cheveux tout en me murmurant: "chhhhuuut" dans l'oreille. Il ne m'écouta pas. Je compris alors. J'étais pour lui un bébé, il était pour moi mon grand-frère, mon père, mon copain, tout. Je venais de réaliser à quel point je l'aimais. Je pouvais en mourir. Je voulais l'embrasser jusqu'à l'éttouffer, lui dire comment j'adorais ses yeux bleus, sa peau douce comme celle d'un bébé, sa voix toujours aussis douce et rassurante, son rire communicatif et craquant, son humour piquant et tordant à la fois, sa pointe d'accent bordelais dans ses phrases, ses mains toujours rassurantes, ses "Je t'aimes intenpestifs", ses petites attentions tous les jours tout le temps, ses SMS qui font vibrer mon téléphone à tout bout de temps pour me demander comment je vais et si on va au resto sans oublier les "bonjour ma princesse" quand je me reveille le matin et qu'il ne peut pas me le dire en face, sa perséverance et son caractère débrouillard... je pourrais continuer à énumérer toutes les choses qui me font craquer pendant des heures.

   Quand mes larmes séchèrent, il me fit bougeait de quelques centimètres sur le côté pour me poser la question: "On va l'appeller comment?

- Qui? demandais-je

-Devinne, et il me caressa le ventre

-Je sais pas je... Aahahahahaha!". J'envoya ma tête en arrière, la douleur était intenable, en l'espace d'une demi heure j'en ai eut dix. Je voulais crier et me débattre tellement ça me faisait mal. Julien sauta hors du lit pour me laisser de la place et me carressa le bas du dos. Il me murmurait quelque chose que je ne pouvais comprendre, j'avais les oreilles bouchées. J'entendis juste le monitoring bipper faisant venir dans les minutes qui suivirent le médecin qui me suivait depuis le début de la grossesse. Elle appuya ses mains sur les rebords de mon lit. Après cinq minutes -environ- de martyr, je recouvra mes sens. J'avais le visage toujours aussi crispé. Je ne sentais plus ma fille bougeait mais j'entendais son petit coeur ce qui me rassurais. Le docteur pris des gens stériles et examina mon col. Quand elle sortie sa main elle me dit: "five".

         J'étais à cinq centimètres. Dans minimum cinq heures ma fille allait pointer le bout de son nez. Mon coeur se serra, et une nouvelle contraction fit face. Je faillis tomber du lit. Avec l'aide du docteur, d'une aide soignante et de mon Ju je me replaça au creux du lit. Je repris mon souffle. Je regardais mon Julien qui me souriait mais au fond je voyais bien qu'il était inquiet. Je crois que nous l'étions tout les deux autant l'un que l'autre. Nous étions dans une impasse, notre fille allait naître, c'était iminent, évident.

        Oui mais, pourra-t-elle vivre?

Intrusøs (Tome 1)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant