30.Ice cream et genou

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Pdv:Omniscient.

D'ailleurs, Olli avait inspiré notre diabolique Paul.

Après cette journée plutôt... sportive, notre cher Rzk avait eu envie de se détendre.
Il est partit fumer sur son balcon et a appelé Lucy.
Ils s'étaient enfin expliqués, elle lui confirmant qu'elle n'était pas en couple avec Paul.
Il était étrangement content et soulagé de l'apprendre.
Même s'il se posait encore quelques questions, il n'insista pas.
Elle était un peu malade et il ne l'avait pas vu depuis ce fameux soir.

Donc il discutait, le dos contre la barre de la petite terrasse.
Il regardait le salon sans but précis, le regard ne s'attardant sur aucun point intéressant de la pièce.
Jusqu'à ce que...
Ben, jusqu'à ce que l'autre sort de la salle de bain.
Oui mais voilà.
Sans pantalon.
Rôh, il l'avait oublié.

Pdv:Richard.

Mon sang dans mes veines s'arrêta.
His fucking ass...
My god...
Je détourne immédiatement la tête, non sans l'avoir matté ouvertement. On avait dit qu'on arrêtait...
Résigné, je me met face à la rue.

Sont-elles aussi blanches que sa peau ? J'aimerai bien savoir, je ris doucement.

Mon cœur se serra en repensant que je ne pouvais pas.
Nous ne sommes que des amis.
Nous ne pouvons pas être plus.
Notre situation nous l'interdit. Mais...

Pdv:Paul.

Je n'ai pas pût voir son expression, de dos.
Mince alors.
Bah, c'est pas bien grave ! Je sentais qu'il me dévorait des yeux...
En parlant de dévorer...

Demain, on avait prévu d'aller se balader vers la Seine.
J'ai vu les prévisions météo, ils ont annoncé une grosse chaleur pour la journée. J'espère qu'il y aura des marchands de glaces, en chemin...

Le lendemain donc, le 18, nous nous préparons pour faire notre mini-rando.
On prend juste de l'argent, en fait. Richard et moi rejoignons les autres gars à 10h30 et après avoir discuté du trajet tous ensemble, nous nous mettons en route.
C'est l'aventure, même.

Pas mal de gens flânent et le vent chaud et sec nous arrive en peine face.
Mais à côté du fleuve, un petit air marin nous rafraîchissait agréablement.
Bon, il y a une petite ombre sur ce tableau parfait.

Il m'ignore.

Il ne répond plus à mes blagues.
Ça me fait un peu de peine, quand même.

Heureusement, le marchand de glaces se dessine à l'horizon.
Je bondis, affamé, n'ayant avalé qu'un ridicule sandwich au pâté.

Peu importe l'heure qu'il est, je me précipite vers lui, le groupe sur mes talons.
Mais Paul, il est 14h, j'entends derrière moi.
Oui et alors ?
Personne ne va m'empêcher de me faire plaisir.

Alors que je me saisissais rapidement de mon cornet vanille-caramel-framboise, un sursaut d'idée vint titiller mon esprit.

Évidemment, tout le monde m'avais suivi et avait acheté une glace.
Nous partons nous assoir à proximité, dans un parc ombragé.

Je tenta une de mes blagues à Till, mais habitué, il ne tomba pas dans le panneau et évita miraculeusement mon doigt recouvert de glace.
Je voulais lui toucher le nez.
Sauf qu'il bouscula par mégarde Richard, qui était assis juste derrière lui.
Qui se renversa de partout son cornet menthe-chocolat-chantilly.

Il a de la chance.
Je m'approche de lui à quatre pattes et remarque qu'il en a sur le cou, la mâchoire et la clavicule.
Je ne l'ai pas manqué.
Je m'excuse pour cet incident et il me dit que c'est pas grave, qu'il va aller demander une serviette au vendeur.

Pourquoi a-t-on fait ça... Où les histoires vivent. Découvrez maintenant