La vie est belle, trop belle pour être une vraie vie sans problèmes. Il y a toujours un moment où tu dérapes, où tout vrille au cauchemar mais pour mon cas, tout virait en rêve. Nick était assit à côté de moi, les fesses sur le sable, éloignés de la fête. Il croyait que Léana était rentrée chez elle. Elle est plutôt allée en enfer pour ce coup. Je ne trouve pas les mots pour décrire ce moment intense. La lune était belle, les étoiles brillaient de milles feu, et le garçon des flammes était à côté de moi.
- Nick... Je... Tu aimes Léana ? Demandais-je gênée.
- Je ne dirais pas jusqu'à l'aimer mais je l'apprécie. Mais je sais qui j'ai choisi.
Il passa son bras derrière moi pour me serrer les hanches.
- Toi et toi seule Allison... Reprit-il.
Un silence coupa la discussion et je fis tomber Nick sur le sable. Sur lui, mes lèvres proches des siennes, je l'embrassa une fois, deux fois et la troisième déclencha un fou rire entre nous. Je pleurais de rire, m'imaginant que j'étais soule. Mais lui, il ne l'était pas. Charlie était avec Céleste, encore bouleversée par ce qu'on avait fait. Je retombais passionnément amoureuse de ses yeux ténébreux, sa mâchoire carrée, ses lèvres parfaites, son nez proportionné, son regard de braise et un sourire à craquer. Il était parfait, un corps parfait. Il avait une chemise, ce qui était plus facile pour moi de la retirer. J'hotta mon haut et sauta dans l'eau fraîche. Il plongea à son tour en me souriant dans l'ombre. Bras dans les bras, corps à corps, les yeux dans les yeux, on tournoyait ensemble. Je ne sais pas ce qu'il m'avait pris de me baigner dans une eau où le sang de Léana s'était dispersé mais j'avais oublié sa mort. La nuit s'est finie dans mon lit, la tête lourde, les cheveux en bataille, nus tout simplement. Une histoire d'amour qui commençait bien. Beaucoup trop exaltante et euphorique.
Ce matin là, mes parents s'étaient empressés de partir à une réunion. Je me retrouvai alors seule avec Nick pour une journée. Le rêve. Mais la police avait trouvée le corps de Léana ce matin. Les journalistes se déchainaient aux portes de la mairie, les médias tournèrent l'information dans tout l'Etat de l'Oregon. Nick fut au courant en écoutant la télévision avant mon réveil. Il était bouleversé et remuait sa cuillère dans son bol de lait.
- Dis moi Nick, c'est pas toi qui a tiré sur mon père ?! Dis-je en le regardant de ma chaise.
- Moi, non pourquoi tu dis ça ?
- Non comme ça, apparemment c'était elle. Dis-je en nommant du menton la télévision où une ancienne photo de Léana se mettait en évidence.
Je ne voulais pas dire à Nick ce que mon père avait fait ce soir là mais je ne le reconnaissait plus. Mon père est un assassin. Notre famille sont des tueurs. Et j'ai leur sang qui coule dans mes veines. Nous aurons passé la journée à la maison, sans vraiment se demander quoi faire. Dans mon lit, à chuchoter d'oreilles en oreilles, enlacés devant l'éternel, on imaginait notre futur, notre relation à travers le temps... Mais cette journée ne s'était pas passé comme prévu. Mes parents étaient alors entrés en début d'après midi et mon père nous avait surpris dans ma chambre, sous les draps, à fixer le plafond et se concentrer sur le chant des mouettes qui tournaient à travers le ciel. Mon père se figea devant la porte pendant quelques secondes pour repartir dans son bureau. Il en sortit son fusil de chasse. Mon cœur palpita contre celui de Nick. Ma mère arriva à l'étage, ne sachant pas quoi faire. Surprise, le regard choqué, elle suppliait à mon père de ne pas tirer sur Nick. Celui ci se leva, je sentis la fin, je voyais le doigt de mon père s'enfoncer dans la gâchette.
- Dégage de chez moi et je veux plus te voir. Tu n'approches plus de ma fille.
Je soupira de soulagement, mais je me dévisagea. Je ne pourrais plus imaginer ma vie sans Nick. Mon père voulut nous séparer et ma mère ne réagissait pas. Mes parents étaient comme des poisons, ne comprenant rien à l'amour.
Au coucher du soleil, je profitais de mon dernier moment de liberté en compagnie des vagues de l'océan. J'allais être punie pour ce que j'ai fais, être emprisonnée entre quatre murs. Le vent me rafraichissait le corps, mes cheveux dansaient avec les mouettes et les larmes commencèrent à couler le long de mes douces joues. Un instant poétique pour signer une fin, la fin de mon amour si puissant mais court. Un soleil rouge, l'eau orange et le sable jaune, j'étais plongée dans l'entre des flammes du soleil. Une scène qui décrivait pour la dernière fois le regard, l'ouïe, le toucher, l'odorat et le goût du garçon des flammes...
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𝐒𝐨𝐮𝐬 𝐭𝐞𝐬 𝐲𝐞𝐮𝐱
RomanceQuand sa vie s'effondre et tout devient abominable. Le cataclysme bouleversant de sa vie au côté de l'amour et de la mort. ~~~~~~~~~~~~~ •partie I : Inventé le mardi 28 avril 2020 Terminé le 19 mai 2020 •partie II : Commencé le 11 décembre 2020 Ach...
