Le tireur

51 7 0
                                    

Il est 5:59 du matin, Alex s'est encore levé avant son cadran.

-Encore une journée de merde qui commence, Pensa-t-il.

Alex prit sa douche et nettoya ses blessures au passage, il se fit des toasts au beurre d'arachide comme d'habitude, le goût était de plus en plus fade. Et il alla dans l'atelier du sous-sol et y voit son invention.

-Salut ma belle, désolé de plus travailler sur toi, je n'arrive pas à faire les propulseurs, j'ai pas les moyens. Tu vas encore devoir patienter un peu.

Il sortit du sous-sol d'un air attristé, comme si c'était la fin d'une époque. Il se rendit vers son scooter et se rappela la veille.

Donc il décida de prendre l'autobus, pas de bol son oncle ne lui a pas laissé d'argent de poche aujourd'hui.

-Bon, il faut y aller à pied aujourd'hui.

---------------------------------------------------------

Il est en retard à l'école, c'est une bonne chose, ces brutes ne sont pas là. Il rentre à l'école et va vers sa case, elle a été saccagée. Il prend ce qu'il lui reste, et va dans son cours de français.

Ce jour-là, il avait l'impression que la joie n'était pas présente.

Le soleil était en congé maladie, il avait le cancer. C'est comme s'il ne reviendrait jamais. Certes, c'était un jour d'automne, mais ce n'était pas que ça, cette journée laissait un goût amer dans la bouche.

-Vous êtes en retard monsieur Alex, je vous laisse entrer, car c'est la première fois que ça arrive et je sais pour quelle raison vous l'êtes. Veuillez vous asseoir.

-Merci Madame, dit Alex, indifférent à la situation.

Tout ce qu'Alex avait envie à ce moment-là, c'était de changer, il ne voulait plus être ce garçon minable qui se fait battre et qu'il n'atteint pas la fille qu'il aime.

Il voulait que sa vie change.

Qu'il y ait plus d'action.

Mais des fois, il vaut mieux ne pas espérer ce genre de chose car,

Elles peuvent se produire.

Et c'est exactement ce qu'il se produit.

Une alarme fut entendue pendant 3 secondes, elle s'arrêta et des coups de feu la remplacèrent.

-Gardez votre calme et cachez-vous sous vos bureaux, dit la prof en plaçant un carton noir sur la fenêtre de la porte.

Un silence persista, les élèves et professeurs étaient paniqués.

-Pourquoi j'ai souhaité ce genre de chose, pensa Alex.

D'autres coups de feu et cris furent entendus.

Des pas se rapprochèrent de leur classe, son cœur commença à battre à toute vitesse en voyant l'ombre du tireur en dessous de la porte.

La porte commença à s'ouvrir, Alex étant le plus proche de la porte, il était le plus vulnérable.

Ce n'est pas pour rien que ça arrive, pensa-t-il.

Soit, je sauve des vies et je meurs ou je vis une vie misérable. Il faut que j'essaie.

Et c'est là que sans le savoir, Alex pris une décision qui impactera sa vie.

Le tireur entra dans la classe, Alex lui lança son bureau, lui sauta dessus, pris son arme, la désarma et lui donna un coup à la tête.

Il venait de neutraliser un terroriste.

Il sortit son téléphone et appela la police.

Tout le monde était surpris de ce qu'il venait de se passer. La police est arrivée.

-Excuse-moi, Alex. Dit un des policiers.

-Oui?

-Félicitation, tu as bien agi. Nous aimerions que tu viennes avec nous au commissariat, car tu dois faire une déposition et tous raconter ce qu'il vient de se passer.

-Ok, je ne vais pas avoir de problème hein?

-Non, ne t'inquiète pas.

----------------------------------------------------------

J'étais en train d'observer l'interrogatoire d'une fenêtre noir au commissariat.

-J'étais en train de prendre mes armes. J'ai pris ma voiture et je me suis rendu à l'abattoir, mais pas pour me faire abattre, mais en tant que tueur. Je suis arrivé à l'école, l'arme en main, la sécurité enlevée.

-Avouez vous avoir abattu cette femme, dit un agent de police en lui montrant une photo d'une dame.

Sur la photo, on voit à quel point elle était heureuse, son sourire fendant, ces yeux pétillants , ses cheveux dans le vent, c'était le jour de son mariage, elle était quand même jeune (pour une secrétaire) et elle était toute pleine de vie jusqu'à ce qu'il la tue pour désactiver une alarme.

-Oui, répondit le tireur.

-Et ces jeunes élèves?, dit-il en lui montrant des photos de classe avec des visages encerclés.

-Oui.

En voyant les photos, j'ai vu trois visages familiers encerclés. Celui de la seule personne qui ne me prenait pas pour de la merde, mon ami, celui de la fille que j'aime et celui d'un connard qui l'a bien mérité. Ce moment de l'interrogatoire m'a détruit. La seule personne qui me reste est ma tante et je ne la vois qu'une fois par semaine.

Mes pensées furent coupées par le la voix du tireur:

- Vous avez oublié quelqu'un...

- Non, c'est bel et bien tous les morts recensés dans cet établissement.

- Non, il y a, lui aussi, dit-il en pointant ma photo.

- Je vous affirme qu'il est bel et bien vivant, c'est lui qui vous a neutralisé...

-IL EST MORT!! JE L'AI TUÉ DE MES PROPRES MAIN JE NE ME SUIS PAS FAIT NEUTRALISÉ JE ME SUIS RENDU APRÈS AVOIR FAIT CE QU'ILS M'ONT DEMANDÉ!!! Cria-t-il en larme.

-Ils? Demanda le policier.

Le tireur commence à frapper sa tête sur la table, les policiers essayèrent de le retenir, mais il les repoussa et se cassa la nuque. Tout ça devant mes yeux. Un policier me sortit de la salle.

- Es-tu correct? Il y a une procédure pour quelqu'un qui voit quelque chose comme ça.

-Ça va. Est-ce qu'il est mort...?

-... Oui.. Es-tu sûr d'aller bien?

-C'est bon j'ai pas 4 ans, allez j'ai tu autre chose à faire?

- Non, c'est bon, tu es libre de partir.

Après avoir fait sa déposition, Alex est sorti du commissariat.

-J'ai vraiment faim, se dit-il. Je vais voir ce que je vais pouvoir m'acheter avec cet argent qui était dans mon casier.

Alex entra dans un restaurant, sur une pancarte était écrit : Chez Bilgan.

---------------------------------------------------------------------------

A.I.S : Agence des interventions spécialesOù les histoires vivent. Découvrez maintenant