Clarissa s'était écriée qu'elle avait trouvé. Elle s'étira le bras sous l'armoire et tâtonna jusqu'à ce qu'elle le retire, entraînant du même coup un livre de cuir très ancien. La jeune femme le remit à Alexander dont le pendentif se mit à luire fortement.
— Est-ce que je peux le prendre, demanda Magnus alors que le libraire tentait de l'ouvrir. Je ne croyais pas les autres quand ils me disaient qu'il en restait encore des copies. C'est une œuvre tellement précieuse que vous détenez, continua-t-il en laissant couler une larme. Vous devez y faire très attention. Des gens seront prêts à vous tuer pour cela.
— Alors pourquoi devrions-nous te faire confiance ? Tu es le premier à être arrivé sur les lieux ce matin et, tout à l'heure, tu étais encore là quand ma voiture a été démolie.
Magnus tentait d'y toucher, mais Alexander se reculait, commençant à douter de plus en plus.
— Et pourquoi aucun flic ne s'est pointé pour nous interroger ?
— Je suis le commandant en chef de ce district, enfin plus ou moins. J'ai dit à mes enquêteurs que je m'en occupais. Ils vont vous laisser tranquilles. Maintenant est-ce que je peux y toucher ?
— Je... ne crois...
C'est à ce moment que Président Miaou sauta sur le bureau et atterrit ensuite à même le livre disparu depuis des siècles. Sachant combien il n'y avait aucune chimie entre le chat et lui, Alexander se débarrassa rapidement de l'objet pour que Magnus puisse le regarder. Il y passa plusieurs minutes, passant sa main doucement sur le cuir embossé, le tournant pour l'analyser, centimètre par centimètre et parlant une langue étrangère avec son chat. Les pupilles de Magnus s'éclairèrent quand il essaya de l'ouvrir mais qu'il n'y arriva pas.
— Je voudrais bien le faire en premier, mais vous êtes les détenteurs légitimes. Vous descendez directement de la lignée Lightwood. Vous voyez le simple L à l'endos du livre ? C'est pour Lightwood. On dit que Gideon Lightwood aurait délibérément voulu oublier ce livre lorsqu'il est tombé amoureux de sa belle dame Sophie.
— Comment ? Les cercles est beaucoup plus grands que nos pendentifs.
— Alexander, place le sur l'un d'eux, tu verras.
Le libraire s'exécuta et comme si la couverture était vivante, elle s'enroula autour du pendentif. Un trait de lumière aveuglant s'échappa des pages qui semblaient maintenant s'être décollées. Alexander ouvrit facilement le livre et se retrouva en page deux. La page précédente ne voulant pas se décoller. Il y lut une inscription d'une quinzaine de secondes et voulut tourner l'autre page mais n'y arriva pas. Il regarda Magnus qui malgré qu'il l'observait ne semblait pas le voir. Il prononça son nom à plusieurs reprises, mais plus personne ne bougeait et semblait figé dans le temps. Afin de réveiller tout ce beau monde, Alexander referma fermement le livre tout en prononçant le prénom du savant fou, encore plus fort.
En refermant le livre, tout le monde sembla enfin revenir à la vie.
— Magnus, pourquoi tu ne me répondais pas ?
-Ah oui, bien sûr. Quand le livre est ouvert, le temps s'arrête pour les autres. Pour nous, tu n'as pas encore ouvert le livre, mais j'imagine que tu l'as probablement fait puisque tu me demandes cette question.
— Effectivement...
Il se retourna vers sa meilleure amie qui avait la bouche grande ouverte.
— Clarissa ? Tu m'as vu ouvrir le livre, n'est-ce pas ?
Incapable de prononcer quoi que ce soit, la jeune femme fit signe que non, la bouche toujours ouverte.
— Prends le Clarissa et essaie pour voir.
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Le reflet du lion (Malec AU)
Fiksi PenggemarAlexander Lightwood, libraire, mais aussi toujours à la dernière mode, doit composer avec un Magnus Bane au style totalement inexistant. Ce dernier aidera Alexander quand il découvrira son père entre la vie et la mort. Magnus qui devait rencontrer R...
