Examens Difficiles

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                  Le lendemain matin, le ciel était dégagé, laissant une lumière douce envelopper Poudlard. Le vent était léger, une rare accalmie pour cette période de l'année. Molly avançait dans les couloirs du château, accompagnée de Ginny, qui ne cessait de parler de ses frères, mais surtout de Harry.

— Tu crois qu'il me voit au moins comme une amie ? demanda-t-elle, d'un ton légèrement amer.

Molly lui lança un regard compréhensif, un sourire tendre sur les lèvres.

— Bien sûr qu'il te voit, Ginny. Peut-être qu'il lui faut juste du temps.

Un mince espoir brillait dans les yeux de la cadette des Weasley, mais son sourire était un peu forcé. Elle savait que Harry Potter n'avait d'yeux que pour ses propres soucis, mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'espérer.

Les gradins étaient bondés, les acclamations montaient en crescendo, vibrantes d'excitation. Les joueurs de Gryffondor firent leur entrée sous une ovation tonitruante. La plupart des élèves arboraient fièrement des rosettes écarlates, agitant des drapeaux rouges ornés du lion rugissant de Gryffondor.

En face, les partisans de Serpentard n'étaient pas en reste. Drapés de vert, ils brandissaient des étendards scintillants, le serpent argenté ondulant au gré du vent. Et au premier rang, le regard noir et acéré, Severus Rogue affichait un sourire féroce, prêt à voir Gryffondor perdre.

Madame Bibine appela les capitaines pour une poignée de main de défi. Puis, le coup de sifflet fendit l'air, et le match commença.

Le stade explosa de cris alors que les quatorze joueurs s'élançaient dans les airs. L'atmosphère était électrique, chaque seconde plus intense que la précédente. Les Serpentard jouaient durement, n'hésitant pas à bousculer leurs adversaires, lançant des Cognards avec une violence calculée. Un coup brutal fit chavirer Olivier Dubois, son souffle coupé alors qu'il recevait un Cognard en plein estomac.

Mais Gryffondor tenait bon.

Et tout se jouait dans une course vertigineuse, un duel sans merci entre Harry et Drago. Ils piquèrent à toute vitesse, poursuivant le Vif d'Or qui voltigeait entre eux, insaisissable. Drago tendit la main, ses doigts effleurèrent la minuscule boule dorée... Mais Harry plongea en flèche. Il saisit le Vif d'Or d'une main ferme... Et les cris d'enthousiasme explosèrent dans tout le stade.

— OUIIIIIIII !

Harry leva le poing en l'air, affichant fièrement son trophée doré. Le stade entra en ébullition. Les joueurs se jetèrent sur lui, leurs cris de victoire couvrant tout le reste. Les supporters rouges et or envahirent le terrain, exultant de joie.

— ON A GAGNÉ LA COUPE !

Les cris résonnèrent à travers tout Poudlard, un torrent de bonheur pur se déversant sur le terrain boueux. Molly courut vers Harry, le cœur gonflé de fierté, un immense sourire aux lèvres.

— Bravo, Harry ! C'était incroyable !

À peine eut-elle le temps de finir sa phrase qu'une silhouette familière s'interposa.

Fred Weasley. Il la prit dans ses bras, l'étreignant avec une euphorie contagieuse.

— C'est grâce à ton porte-bonheur ! Merci, Molly !

Molly éclata de rire, battant doucement son dos pour lui répondre avec amusement.

— Fred, c'est ton talent qui vous a fait gagner, pas un simple porte-bonheur !

Mais Fred n'écoutait plus vraiment. Son regard s'attarda sur le visage radieux de Molly, son sourire éclairant son monde comme une lumière dorée. Et, dans l'élan du moment, sans réfléchir, il se pencha légèrement... et déposa un baiser furtif sur sa joue.

Bon Retour Où les histoires vivent. Découvrez maintenant