7, Big Castel, Londres – 20h13
Dans un quartier résidentiel baigné de tranquillité, nichée au creux d'une ruelle bordée d'arbres centenaires, une maison coquette se dressait, entourée d'un jardin méticuleusement entretenu où les rosiers escaladaient les treillages comme pour mieux garder les secrets de ceux qui y vivaient. Ce soir-là, à l'intérieur, la lumière douce d'un lustre ancien baignait la salle à manger d'une chaleur réconfortante. Une famille, réunie autour de la table, partageait bien plus qu'un simple repas : un instant suspendu, empli de rires sincères et de conversations enjouées.
Le père, un homme dans la trentaine au regard vif et aux cheveux bruns toujours en désordre comme s'il revenait d'un duel contre le vent, lançait des piques tendres à sa fille unique, taquinant avec malice sa fébrile impatience à l'idée de sa toute première rentrée à Poudlard. Il savourait ce moment, le cœur gonflé de fierté et d'un brin de nostalgie.
Dans la cuisine attenante, la mère, une Moldue au sourire calme et aux gestes précis, s'activait sans jamais recourir à la magie. Elle tenait à cette routine bien humaine, à cette normalité qu'elle avait choisie et qu'elle voulait transmettre, comme un pont fragile mais solide entre deux mondes qui coexistaient sous leur toit.
Assise bien droite, les jambes battant l'air sous la table, la petite fille trépignait d'excitation. Molly Potter. Ses yeux clairs, reflets de ceux de son père, brillaient d'une impatience difficile à contenir. Dans quelques jours, elle poserait enfin le pied sur le quai 9¾, prête à monter à bord du mythique Poudlard Express. Chaque battement de son cœur sonnait comme un départ imminent. Si elle l'avait pu, elle aurait déjà attrapé sa valise pour courir au-devant de l'aventure.
Soudain, la sonnette retentit, tranchant le bourdonnement paisible du dîner comme une note inattendue dans une mélodie familière. La sonorité claire fit sursauter la famille, mais déjà Molly s'était levée d'un bond, son visage irradié par un sourire éclatant. Elle n'avait pas besoin de demander qui se trouvait derrière la porte — elle le savait. Son cœur venait de faire un bond, propulsé par une joie pure, instinctive.
Elle dévala le couloir comme une flèche, ses petits pieds frappant le parquet avec l'impatience rythmée d'une ritournelle enfantine, et saisit la poignée d'une main tremblante d'excitation. En ouvrant la porte, une voix familière s'éleva, riche et pleine de tendresse :
— Ma Molly ! Viens donc dans les bras de ton papi chéri !
Sur le seuil se tenait un homme à l'allure encore alerte malgré les années. Ses lunettes rondes, un peu de travers, encadraient un regard vert étincelant d'affection, et ses cheveux, marbrés de gris, semblaient raconter à eux seuls mille récits de bravoure. Harry Potter. Il ouvrit grand les bras, et Molly se jeta contre lui avec l'élan du cœur, riant déjà avant même qu'il ne l'ait soulevée du sol. Il l'attrapa sans effort, la pressant contre lui dans une étreinte où se mêlaient force et douceur, comme si elle était le plus précieux des trésors.
Le rire cristallin de la fillette résonna dans l'entrée, clair comme une cloche d'été. Blottie dans les bras de son grand-père, elle ferma un instant les yeux, savourant l'instant. Elle l'adorait — son sourire rassurant, sa voix chargée d'aventures, et surtout ces histoires magiques qu'il savait raconter comme personne. Elle les connaissait par cœur, ces récits de dragons, de sortilèges, de mystères résolus entre amis loyaux. Et pourtant, chaque fois, c'était comme si elle les entendait pour la première fois.
Derrière lui, une silhouette familière attendait, un sourire complice aux lèvres. Les boucles rousses encadraient un visage lumineux, et ses yeux brillaient d'une malice tendre. Ginny Potter, toujours aussi élégante et vive, observa la scène sans un mot, le regard noyé de tendresse.
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Bon Retour
FanfictionMolly Potter, fille d'Albus Severus Potter et petite-fille du légendaire Harry Potter, avait grandi bercée par les récits des exploits de son grand-père. Depuis son plus jeune âge, elle connaissait son histoire sur le bout des doigts, chaque bataill...
