Chapitre 5

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Rosa/ Cléo

Je reste là, les regardant partir, sentant la main de Pedro sur mon épaule. Mon cœur bat à tout rompre, luttant pour assimiler toutes les informations reçues. Je regarde ce qu'Adam a placé dans mes mains : une photo. Je remarque deux petites filles et trois petits garçons tenant une coupe de glaces. Je devine que je suis là, aux côtés du petit garçon à côté de moi, probablement Adam, reconnaissable à ses yeux sombres. En observant la deuxième petite fille, une sensation familière émerge en moi.

- Ça doit être ta soeur. Elle te ressemble, me dit mon frère en regardant la photo par dessus mon épaule.

- Tu as des frères et soeurs toi ? Enfin je veux dire, avant notre famille.

- J'avais compris et non je n'en ai pas. Tu me suffi amplement comme soeur. Mon père était un connard qui me frappait à la moindre occasion. Ma mère je ne l'ai pas connu, elle est morte en me mettant au monde. Le reste tu le connais. Aller viens rentrons mais cache cette photo si tante Maria la voit, elle va paniquer et penser que tu veux nous abandonner,  dit-il en entourant mes épaules de son bras.

Nous rentrons dans sa voiture, et démarrons. Nous restons silencieux pendant un moment, je suis perdu dans mes pensées. Je repense à mon oncle et mon cousin. Quand je l'ai appelé Belzeze, ses yeux ont pétillé, on aurait dis qu'il avait reçu le plus beau cadeau de la terre.
Lorsque le souvenir de mon oncle et moi préparant une glace m'est revenu en mémoire, c'était comme si une démangeaison avait disparu d'un coup. Je me remémore ce souvenir dans ma tête. Moi en train de pleurer assise sur un plan de travail et Belzeze paniqué qui ne savait pas quoi faire. Il me proposait tout un tas de choses pour me consoler et puis il avait sorti une glace, j'avais immédiatement arrêté de pleurer et regarder la crème glacé avec envie. Mon oncle avait sorti de bol, des bonbons et des guimauve en chocolat. Je me souviens qu'il m'avait fais promettre de ne rien dire à ma mère.

- J'ai une question, qui me trotte dans la tête depuis notre première rencontre avec ta famille, me dit Pedro, en me sortant de ma rêverie, il a toujours les yeux sur la route.
- Pourquoi quand tu es avec ta famille biologique, tu deviens comment dire...

- Une poule mouillé ?

- Une fille qui ne cache pas ses sentiments plutôt. On ne dirait pas que tu es une nana qui achète des armes, qui torture des gens et qui vend de la drogue.

- Je ne sais pas, j'ai une sensation que je n'ai pas avec la famille.

- Le lien ? me demande-t-il, en jetant un regard vers moi. Je hoche la tête, seul Pedro peut comprendre, de ce que je ressent car il n'y a qu'avec lui, que j'ai cette sensation. Ce lien spécial, que seul une vrai famille pourrai avoir. L'impression que nous pouvons rester nous même sans se cacher derrière un masque. Je n'ai jamais aimé la violence même si je fais partie d'un clan qui utilise la violence tout le temps.

Lorsque nous arrivons à la maison, c'est le calme qui nous surprend, d'habitude quand nous sommes en repos, les gars font un barbecue, joue dehors avec les plus jeunes. Normalement il y a toujours du bruit, mais là, il n'y en a aucun. Je lance un regard méfiant à mon frère, il me répond silencieusement. J'ouvre la boite à gant, lui passe le colt qui s'y trouve et prend mon pistolet dans mon sac sous le siège.
Nous sortons de la voiture sans faire de bruit, puis nous nous dirigeons vers la porte de derrière. Je tends l'oreille en entrant mais toujours pas de bruit. Je fais un signe à Pedro, qui se déplace à ma droite. Je cherche un indice que tout va bien. Nous passons dans le couloir qui mène au salon, mais il n'y a toujours pas un seul son. Quand nous rentrons dans la pièce, il n'y a personne. Nous nous regardons, nous faisons le tour du salon, mais personne. Je regarde l'heure sur ma montre et réfléchi. Je mime des instructions à mon frère pour que nous nous rendions vers la piscine intérieure, vu l'heure ma tante Maria doit être là bas en train de se prélasser dans le bain à remous. Nous nous y rendons tout en regardant dans les pièces que nous croisons. Quand je passe le bain de la piscine, j'ai un mauvais pressentiment. Nous nous scrutons chaque coins du lieu, je me dirige vers le bain à remous. J'aperçois ma tante les yeux fermés, je dégluti.

The knights of hell : Rosa ou CléoDes histoires addictives. Découvrez maintenant