Chapitre 11

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Nous arrivons à bon port et j'ai pu apercevoir la voiture d'Alexis dans le parking.

Moi : Gare toi dans la rue. Ils vont reconnaître ta voiture.
Youri : bien vu.

On trouve une place dans la rue, un peu plus loin et on descends.

On se dirige vers l'entrée et on s'annonce auprès de l'accueil. Le gars voit notre réservation et nous dirige vers notre table.

Nous sommes dans le fond du restaurant, mais on a su les apercevoir.

On s'installe à notre table et on a un peu vue sur eux.

Youri : ça a l'air sérieux leur discussion.
Moi : ouais. Mais main dans la main tout de même.
Youri : bah voyons.
Moi : c'est cool les Ardennes avec ses potes
Youri : c'est grave bien le spa avec ses copines.

On se regarde et on se met à rire. Mais c'est surtout pour éviter de pleurer. On a la confirmation. Juste là, devant nos yeux.

Ça fait mal.

Youri : allé, on va essayer de passer une bonne soirée, tu ne trouves pas ?
Moi : tu as bien dis essayer...

Le serveur viens vers nous et on prend notre commande. On a prit le menu, comme ça, ça va plus vite.

On se met donc à discuter, surtout des enfants.

Youri : comment va réagir Mel ...
Moi : et moi Maé... son père c'est son idole.
Youri : pour ma part, non. Elle restait plus avec moi qu'avec sa mère mais ça va lui faire bizarre.
Moi : je me doute...

On se demandait si ils allaient reconnaître leur faute et continuer à se voir. Parce que bien souvent, les couples comme ça ne tiennent pas. On verra bien.

Youri : dans ta tête, tu t'es déjà dis que tu allais demandé le divorce ?
Moi : oui... j'ai déjà contacté mon avocat.
Youri : ah ouais...
Moi : c'est impardonnable ce qu'il fait. De plus qu'il me ment en pleins dans les yeux... je n'arriverais plus à lui faire confiance.
Youri : tu as raison.. je vais en faire autant de toute façon.

On continue de parler et nos plats arrivent petit à petit.

On mange bien malgré tout et on observe le fameux couple quelques table plus loin. Sauf que je ne regarde pas au bon moment, vu qu'ils s'embrassent.

Moi : je ne vais pas savoir tenir jusqu'à l'hôtel, You...
Youri : je sais que c'est énervant de les voir comme ça mais tiens bon... on va avoir notre vengeance après.

Mon cœur bat de plus en plus fort et mes mains tremblent.

Youri : hé, Julia, calme toi...

Il prend ma main et essaye de me calmer.

Youri : respire, ça va aller...
Moi : merci...

J'arrive petit à petit à me calmer mais cette vision m'a énervé au plus haut point. Ce sont toutes ces semaines où j'ai enfuis ma colère qui refont surface, on dirait.

On termine le repas à notre aise, c'était délicieux et il va falloir y aller car Mendy et Alexis partent. On demande l'addition, je tente de payer mais mon acolyte refuse.

Moi : paye et je te donne ta part après
Youri : hors de question
Moi : tu es chiant ma parole
Youri : hé, un homme doit toujours payer l'addition
Moi : dit ça a l'amant de ta femme alors, car il ne connaît pas la galanterie.

Youri est étonné de ce que je viens de dire. Mais c'est la vérité.

On se dépêche donc de sortir et je rentrer dans la voiture.

On attends sagement de voir s'ils passent par notre rue pour rentrer à l'hôtel et 5 minutes plus tard, ils passent en voiture.

Youri : bon...
Moi : il va falloir y aller.

On les suit, mais avec au moins deux voitures devant nous. Ils prennent la route pour aller jusqu'à l'hôtel, mais ils roulent à une vitesse incroyable.

Moi : ils sont pressé de prendre le dessert ou quoi ?
Youri : il faut croire.

Nous arrivons au niveau du parking et on les voit à pieds, rentrer dans l'hôtel.

On se dépêche de se garer à notre tour et on rentre aussi dans le hall de l'hôtel.

Au loin, je vois le chariot de la femme de ménage et je vais voir si les clés ne sont pas dessus. Merde, elle les as avec elle.

Youri : on va faire comment ?
Moi : j'ai une idée.

Je frappe à la porte où se trouvait le chariot et une dame sort de là.

Dame : oui madame, que puis-je faire pour vous ?
Moi : et bien je n'ai plus de serviette propre dans ma chambre.
Dame : oh, désolée. Vous en voulez combien ?
Moi : 2, ça suffira.

Par chance, elle se retourne et je vois les clés.

Je tente de les chopper sans qu'elle ne s'en rende compte et j'y parviens. Je les lance à Youri et la dame se retourne en me donnant les serviettes.

Moi : un tout grand merci.
Dame : si besoin, ici c'est mon studio. Vous pouvez venir quand vous voulez
Moi : c'est gentil. Bonne soirée

Je lui sourit et nous montons au troisième étage.

Youri : tu as des talents d'actrices quand même
Moi : je sais, je sais
Youri : tu me fais rire
Moi : au moins, on rigole un peu dans l'histoire

Nous arrivons à l'étage et on s'avance dans le couloir.

Nous allons jusqu'à la chambre 318 et ce qu'on entend à travers la porte nous donne encore une fois un coup de poignard dans le dos.

Youri : ouvre.
Moi : j'y arrive pas...

Je suis au bord des larmes, je tremble, je suis vraiment pas bien. Quant à Youri, il est dans une rage folle.

Il parvient à ouvrir la porte et ce qu'on voit est interdit au moins de 18 ans.

Alexis : putain mais qu'est-ce que vous faites là ?!?!
Mendy : Youri !!!

Ils tente de se cacher mais on a tout vu, oups.

Moi : waouw. Magnifique les Ardennes dis moi. Tu n'es vraiment qu'une pourriture sans nom. Crois moi bien que je vais te ruiner, et tu peux faire une croix sur la garde du petit. Vu ?
Alexis : non Julia je peux t'expliquer
Moi : je crois que tout ce que j'ai vu et entendu jusqu'à présent, c'est clair comme de l'eau de roche. Ne te fatigue pas.

Moi je tourne les talons et je sors de la chambre.

Youri : tu me dégoûte.
Mendy : je suis désolée Youri...

Youri sort de la chambre et me suit dans le couloir.

Youri : Julia ? Ça va ?
Moi : non... on peut rentrer ?
Youri : oui, viens.

On va dans notre chambre, on fait nos sacs et on reprend la route jusqu'à chez moi.

Sur tous le trajet, ni lui, ni moi avons dit un mot. Mes larmes coulent toutes seules, je ne m'arrête plus.

Nos téléphones sont éteint. Car on sait pertinemment qu'ils vont essayer de nous joindre.

Youri : je suis désolé, Ju...
Moi : moi aussi... mais ce n'est pas de ta faute
Youri : ce n'est pas la tienne non plus.

On tente de trouver des explications mais on se fatigue plus qu'autre chose.

Nous arrivons chez moi et youri s'arrête devant le garage.

Youri : ça va aller ?
Moi : il faudra bien. Et toi ?
Youri : il va falloir aussi...
Moi : et bien merci. Quand tu veux, tu es le bienvenu à la maison...
Youri : merci. Toi aussi, on se tient au jus...
Moi : oui...

Je lui fais la bise, je sors de la voiture, je vais prendre mon sac et je rentre directement dans la maison.

Une fois que la porte est fermée, je m'autorise de vraiment craquer. Je m'effondre au sol et je pleure jusqu'à être complètement séchée.

Et je ne cesse de me répéter que ce n'est qu'un connard et que j'ai été trop conne jusqu'à présent.

Nouvelle vie Où les histoires vivent. Découvrez maintenant