Le lendemain, j'ai décidé que j'allais essayer de prendre une douche, seule.
Avoir toujours besoin d'une infirmière, c'est vraiment chiant et je n'ai plus du tout d'intimité. J'aimerais bien la retrouver un minimum.
Je me lève de mon lit et mes jambes sont un peu plus sûres. Je prends ce dont j'ai besoin dans mon armoire et je file dans la salle de bain.
J'allume l'eau et je me déshabille. J'entre dans la douche et ça me fait un bien fou.
Je passe au moins 15 minutes sous l'eau mais j'entends qu'on entre dans ma chambre.
? : Ju' ?
Moi : Youri ?
Youri : yes, c'est moi.
Moi : je suis dans la douche, j'arrive.
Youri : tu n'as pas besoin d'aide ?
Moi : ça ira, tu sais.
Il rigole, et moi aussi.
Je termine de me doucher, j'enfile mon peignoir et j'enroule mes cheveux dans une serviette.
Je sors de la salle de bain et il était assis sur la chaise à côté de mon lit.
Moi : hey
Youri : coucou. Comment tu vas ?
Moi : beaucoup mieux et toi ?
Youri : ça va. Mieux maintenant que je te vois.
Moi : roh, arrête. Quoi de neuf ?
Youri : oh rien... je vais bientôt rentrer en Angleterre.
Moi : oh non...
Non, non, non. Pourquoi maintenant ? Bon, c'est son boulot Julia. Il ne va pas rester ici toute l'année, voyons, tu le sais.
Youri : pour un mois. Puis je rentre pour les fêtes !
Moi : oh, juste...
Youri : à ce propos, tes parents m'ont déjà invité pour Noël.
Moi : génial !
Youri : ça m'évitera de les passer seul et puis ta famille est cool
Moi : c'est vrai. Lorenne ne seras pas là ?
Youri : non. Et puis j'avais pas envie qu'elle vienne en fait.
Je me mets à rire. Il est grave.
Moi : Allan ne sera pas là non plus.
Youri : à bon ?
Moi : oui. Je n'ai pas encore été présentée à sa famille et tout le tralala
Youri : je vois bien le genre
On discute un peu tous les deux et puis on vient à discuté de ce qu'il m'avait dit pendant que j'étais dans le coma.
Youri : j'étais sincère, Ju...
Moi : je le sais. Et dis toi bien que j'étais très contente que tu le me dise.
Youri : et pourquoi ?
Je n'ai pas le temps de commencer ma phrase, qu'on entre dans ma chambre.
Allan : hello !
Moi : hey
Youri : salut
Allan : oula, ça avait l'air sérieux votre conversation
Youri : oh, trois fois rien, je me plains de ma meuf...
Allan : ah, c'est ta meuf maintenant ?
Youri : j'ai pas eu trop le choix...
Ils en discutent et je peux comprendre que Youri en bave avec Lorenne. Elle l'a sûrement supplié et harcelé pour se mettre avec. Et le connaissant, pour qu'elle le lâche, il a dit oui. Le pauvre.
Allan : courage mec...
Youri : t'inquiètes, c'est une question de temps avant que je ne m'énerve.
Moi : fais attention à toi.
Youri : promis. Bon, je vais vous laisser. Bisous ma caille.
Moi : bisous !
Il m'embrasse la joue, il serre la main d'Allan et il s'en va.
Allan : ça va mon petit cœur ?
Moi : oui, super.
On papote ensemble et il me raconte sa journée.
*point de vue de Youri*
Je quitte la chambre de Julia et je suis totalement dégoûté. J'aurais bien aimé qu'elle continue à me parler et qu'elle me dise ce qu'elle ressente. Mais son prince charmant au sourire ravageur arrive toujours au mauvais moment.
Bon, ce n'est rien. On va finir par y arriver, on va l'avoir notre discussion. Je le sens.
Mais en attendant, je décide de passer chez mes parents, il y a longtemps que j'ai été leur dire bonjour.
Je fais la route jusqu'à chez eux et la voiture de ma sœur est là, c'est curieux, elle habite à 200 km d'ici.
Je me gare, je descends de la voiture, je frappe à la porte et j'entre.
Moi : bonjour la compagnie
Isabelle : oh chéri, entre !!
J'entends que les voix proviennent de la cuisine et donc je m'y rend et mes parents étaient là, ainsi que ma sœur et son mari.
Nadia : ehhhh mon petit frère !
Moi : mais qu'est-ce que tu fais là ?
Nadia : j'avais quelque chose d'important à dire.
Moi : et tu ne me préviens même pas ? Je ne te vois jamais
Nadia : si, maman allait te téléphoner.
Je ne dis rien et je prends ma sœur dans mes bras. Je salue mon beau-frère et je dis bonjour à mes parents. Je m'installe avec eux à table et ma mère me questionne déjà à propos de Julia.
Moi : elle va beaucoup mieux. On espère qu'elle sorte rapidement. Mais malheureusement je ne serais pas là quand elle sortira.
Isabelle : oh dommage.
Nadia : qui est Julia ?
Isabelle : celle qui fait battre le cœur de ton petit frère
Moi : mais n'importe quoi. C'est juste ma meilleure amie.
Le gros mytho. Mais pas le choix, sinon ma sœur ne va jamais me lâcher avec ça.
Nadia : mh, bien souvent les amitiés filles et garçons ça ne dure jamais longtemps
Moi : et pourquoi ça ?
Nadia : c'est parce qu'il y en a au moins un des deux qui a une idée derrière la tête
Elle n'a pas tord. Mais je nie complètement.
Moi : ça n'arriveras pas puisqu'elle à quelqu'un. Et moi aussi.
Isabelle : oui mais je t'ai déjà dis que l'autre, je n'en voulais pas ici
Moi : et tu as raison ma chère mère. Elle ne viendra jamais. C'est pas celle que je vous présenterais.
Nadia : mais peut-être Julia !
Et ça commence, je savais que je ne devais rien lui dire.
Moi : bon, tu étais venue pour une raison toi. Et c'est quoi ?
Ma sœur se tait et regarde Joan. Elle souffle et fouille dans son sac.
Elle sort une enveloppe, qu'elle donne à ma mère.
Nadia : ce sont les photos de notre dernier voyage. On a ramené un beau souvenirs.
Notre mère ouvre l'enveloppe et remarque qu'il y avait pas mal de photos. Elle les regarde une à une et s'arrête sur la dernière.
Isabelle : mais non ?
Nadia : et si.
Benoît : montre ?
Ma mère tourne la photo vers mon père et ses yeux sortent de sa tête.
Benoît : mais tu n'en voulais pas, de base.
Nadia : c'est une surprise.
Moi : quelqu'un va me dire ce qu'il se passe ?
Nadia : je suis enceinte. De jumeaux.
Moi : incroyable ! Félicitations ! Ce sont des vrais ?
Nadia : oui... apparemment notre grand-mère a eu des jumeaux ... et donc vu que ça saute une génération, ça m'est tombée dessus.
Oh purée, la dinguerie. Je n'y crois pas. Ma sœur qui voulait tout, sauf des enfants, se retrouve avec des jumeaux. Bah ça alors.
Moi : ça va aller. Tu vas être une super maman.
Nadia : merci... mais je vais avoir besoin de toi.
Moi : de moi ? Pourquoi ?
Nadia : tu voudrais bien être le parrain de bébé numéro 1 ?
Moi : oh mais... bien sûr, avec joie. Merci
Mon dieu, ça fait beaucoup à encaissé d'un coup. Ma mère est complètement à l'ouest, elle ne sait pas comment réagir à la nouvelle. En même temps ça n'était pas prévu. Et puis elle se demande si elle va les voir souvent, étant donné que ma sœur habite loin. Mais ça va le faire.
Notre famille connaît un peu de bonheur, comme ça. Car avec moi, c'était autre chose ces derniers temps.
Mais je suis content. Ça me donne du baume au cœur cette histoire de bébé.
*Fin du point de vue de Youri*
VOUS LISEZ
Nouvelle vie
Fiksyen PeminatJulia, une jeune femme de 26 ans, pleins de rêves et d'ambition. La vie ne lui fait pas de cadeau. Mais va t'elle parvenir à se reconstruire ? Affaire à suivre.
