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Shun





Je reprends conscience dans l'ambulance.

Fiou encore une absence.

Je suis encore un peu désorienté.

J'entends les ambulanciers me parler, mais je n'ai pas encore la force de leur répondre.

Je les regarde attendre que je réponde, mais je n'arrive pas à sortir un mot.

Je préfère fermer les yeux, je me sens fatigué.



Je rouvre les yeux sur un lit d'hôpital entouré de personnes. 

Un médecin vient vers moi et me dit de l'attendre.

Je vais attendre qu'il ait le dos tourné pour partir d'ici, vu tous les patients ce sera pas bientôt mon tour.

Le vieux à côté de moi ne fait que sortir de son lit pour se balader, du coup ils ne font que surveiller notre zone.

D'un côté il me fait rire, on est deux à ne pas vouloir être ici.

Au moment où je m'apprête à partir, on m'appelle pour voir des médecins.

Je souffle, mais je les suis quand même.

J'arrive dans une petite salle où on m'annonce que deux étudiants en stage vont m'interroger.

J'ai l'air d'être un rat de laboratoire ?

Ils me demandent tous les deux ce qu'il s'est passé.

— Je suis épileptique. J'ai juste fait une absence.

— Vous ne vous rappelez de rien ?

— Non.

Ça me saoule de devoir l'appeler. Je ne veux même pas entendre ce qu'elle va dire c'est beaucoup trop gênant.

J'appelle Camélia à contrecœur et met haut-parleur pour qu'ils l'entendent.

Elle va sûrement dire que je ressemblais à un drogué...



Ils en ont fini.

À cause de Camélia, ils ont vraiment cru que j'avais pris des substances.

Un médecin rentre pour me prescrire un médicament à prendre pendant une semaine et je suis enfin libre.

Quand je sors de l'hôpital, je vois William garé devant.

Arh Camélia a dû appeler mes contacts d'urgence.

Ce n'était pas nécessaire là. Elle a dû le déranger.

Il a ses études et il est pompier volontaire en même temps.

Il n'a pas le temps de venir à chaque fois.

Je monte, mais je suis trop fatigué pour parler.

J'ai envie de dormir.

Il roule plus lentement que d'habitude pour ne pas me brusquer.

— Ça va ? dit-il.

— Ouais.

Au moins je pense qu'il va me reparler.

— On doit parler d'un truc après, lâche-t-il sans donner plus de détails.

On arrive chez lui et à peine arrivé, je m'endors sur le canapé, trop fatigué pour aller jusqu'à ma chambre.


Quand je me réveille, il est déjà treize heures passées.

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