Chapitre 19 A couteau tiré

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Après avoir remis son pantalon correctement et couvert Ashaï de son manteau qui lui était un peu trop grand, ainsi que de son caleçon qui tenait à peine à sa taille, Lucas reprit son amant dans ses bras. Ce n'était pas la soirée qu'ils s'étaient imaginer. Le riche s'attendait à mourir d'ennuis et devoir repousser les avances d'Aurore. L'héritier s'était plus projeté avec le petit brun qu'il avait dégoté, histoire de rendre jaloux l'homme qui le tenait. Il fallait qu'il l'avoue, quand il vit le président s'avancer vers la chanteuse, le voyou sentit son cœur se serrer.

- Lucas ?

Le porteur ne bougeait pas, il observait la plage comme s'il pouvait voir à travers les ténèbres. La lune se cachait derrière un nuage et les lumières du bâtiment de la fête était éteinte. Combien de temps avait dormi Ash ? Il n'eut pas le temps de trop y réfléchir, les doigts de Lucanus le serrer en le collant plus contre son torse. Que lui prenait-il ? Le blond suivit son regard, mais hormis de vague reflet de l'eau, il ne distinguait pratiquement rien. Sauf que l'homme d'affaire voyait bien quelque chose. Il fit un pas pour marcher vers les escaliers en observant toujours l'autre côté de la plage et la mer.

- Perry. Articula-t-il avec assez de voix pour surprendre l'héritier.

- Hey ! Pas besoin de crier. Répondit le rouquin en descendant les marches vers le sable.

- Il y a six personnes qui s'approchent. Deux derrière nous, une au kiosque à trois cent mètre, deux dans l'eau et... correction, sept personnes, deux autres de là-bas.

Lucas fit un mouvement de la tête pour montrer par-dessus l'épaule du roux. Il arqua un sourcil avant de faire un clin d'œil à son cousin qui ne savait pas que Perry le surveillait. Il s'attendit encore moins à ce que le petit chef d'opération signale chacun des endroits indiqués vaguement pour le riche. Et encore moins quand Kélyo arriva avec un sache de fastfood.

- Oula, il se passe quoi ?

- Lucas a repéré des individus. Al confirme leur position.

- Ils sont hostiles. Affirma le riche en remontant les escaliers, laissant les deux autres l'observer.

- Bordel, Al, exécution ! Tire à vu.

Ashaï se retrouva avec le paquet de frite burger sans comprendre pourquoi ses hommes croyaient tout ce que son porteur disait. Cela ne faisait aucun sens ! Il voyait des gens dans l'obscurité au loin et il affirmait que c'était des ennemis. Trois coups de feu lointain coupèrent le silence. Une nouvelle salve et les pas de Lucas se firent bien plus rapide.

- C'est quoi ce délire ? S'étonna le jeune homme avant d'ouvrir l'emballage pour mordre dans un pain contenant une viande chaude.

- Les Loups n'ont pas arrêté de me suivre. Expliqua rapidement l'homme d'affaire.

Il entra dans le hall de fête désert. Son regard glissa sur la pièce, mais même dans le noir il ne pouvait pas voir. Son pied se posa sur quelque chose qui lui fit perdre l'équilibre et le riche tomba sur le dos. Ashaï sauva son repas avant de regarder avec un certain étonnement la situation.

- Donc tu ne vois pas dans le noir ?

- Quoi ? Bien sûr que non.

- J'y ai cru quand tu as donné les positions à Perry. Comment t'as fait pour les voir alors ?

Le président se redressa alors que le jeune homme mangeait en se poussant un peu. Il se sentait encore trop faible pour courir, même si l'idée de finir encore une fois au sol ne lui plaisait pas. Le blond remarqua alors que les yeux rubis étaient parfaitement visibles dans la pénombre. Impossible, il devait se faire des idées. De la même manière, Lucas avait rejeté ce qu'il voyait jusqu'au moment où l'irréelle pris le dessus. Il ne pouvait pas jouer à l'aveugle quand des personnes menaçaient sa vie et celle de son partenaire.

LucAshaïOù les histoires vivent. Découvrez maintenant