Chapitre 20 Une cicatrice de plus

20 3 0
                                        


Le soleil chauffait doucement la chambre à travers le verre. Lucanus ouvrit les yeux avec l'étrange sensation d'être engourdit. Il comprit rapidement où il se trouvait, déjà en salle de réveille une infirmière lui avait expliqué être arrivé en urgence durant la nuit. Le couteau planté dans son ventre fut pris par la police qui fit garder la chambre. Ce qui allait compliquer pas mal la suite des choses. La pauvre femme lui demanda son nom en remplissant un document. Quand elle entendit Caelius, elle fit de grands yeux. Totalement surprise de découvrir l'homme le plus influant dans le textile. Comme quoi, il sous estimait sa popularité.

Soit, il devait être pas loin de treize heures quand il entendit du bruit. Vaseux à cause des médicaments et de la douleur, il tourna la tête vers la porte. Deux hommes bloquaient la route à des visages familiers. Lucas sourit avec soulagement en voyant qu'ils n'avaient rien.

- Ashaï...

- Vous voyez, il me connait. C'est bon je peux entrer maintenant ?

Les agents des forces de l'ordre soupirèrent en laissant l'héritier et son cousin s'aventurer dans la chambre. Bien qu'endoloris, le riche tendit une main vers le jeune blond qui la prit en posant ses fesses sur le bord du lit.

- On joue au héros, mais on ne réalise pas que ça fait mal ?

- C'est la seconde fois que je te sauve. Plaisanta le président.

Le rouquin pouffa de rire en détournant les yeux. Le mafieux fixa le blessé avec surprise avant de sourire amusé. S'il fallait compter les points, cela allait devenir amusant. L'héritier serra la main dans les siennes avant de soupirer de soulagement.

- Franchement, évite le couteau la prochaine fois.

- Je ne l'avais pas vu, il faisait trop noir.

- A se demander comment t'as vu tout le reste. Affirma avec raison le blond.

Un peu mal à l'aise face à l'unique réponse, Lucas détourna les yeux. Il ne parvenait pas à trouver une explication autre que ce truc avec les auras. Sauf que c'était trop irréel pour être envisageable. Heureusement, Perry s'installa sur la chaise de l'autre côté du lit. Il observa les deux amants en souriant.

- Le vieux m'en a un peu parlé. Commença-t-il.

- Le vieux te parle plus qu'à moi. Souffla Ash avec agacement.

- Il m'a dit que ton père, le rouquin regarda le riche, pouvait voir les auras et qu'il l'avait dit à ton père. Les yeux bicolores se posèrent sur l'héritier.

Les fils qui ignoraient tout de cette histoire se regardèrent un instant. La même question en tête, ils fixèrent ensuite le roux qui leva les mains. Il n'en savait pas plus, ni encore moins pourquoi les deux hommes avaient échangé une telle information.

- C'est n'importe quoi. Ronchonna le blond.

- Les auras n'existent pas.

- Vraiment ? Alors comment t'as vu les sept personnes qu'on ne pouvait repérer qu'à la lunette nocturne ?

L'homme d'affaire garda le silence. Il observa ensuite le jeune près de lui. Est-ce qu'il voyait véritablement les auras ? Cela semblait totalement impossible. Et en même temps, Perry en y croyait au point qu'il lança l'assaut sur les paroles du riche. Ce dernier secoua la tête en serrant les doigts sur la main de son partenaire.

- Non, je ne veux pas y croire.

- Comme tu le sens. Mais avant de te fermer à l'idée, j'ai quelle couleur ?

Les yeux rubis le fixèrent. La réponse évidant refusa de se formuler dans la bouche de Lucas. Il ouvrit les lèvres avant de soupirer en détournant le regard. Non, c'était de la folie que d'y croire. Le roux sourit amuser avant de sortir du canapé. D'un pas décidé, il fit signe aux deux hommes et ferma le rideau avant de filer.

LucAshaïDes histoires addictives. Découvrez maintenant