La situation, totalement ridicule où les amants s'embrassent dans un parc après une course poursuite, fut admirée par neuf personnes qui connaissaient le couple, et une dizaine d'autre qui restèrent totalement surpris. D'autant que l'un des amoureux saignait du nez et l'autre avait les pieds abîmés et même pas une chemise !
- Prenez une chambre ! Cracha Perry d'un ton moqueur.
Le rouge monta aux joues du blond qui rompit le baiser. Il lança un regard froid à son cousin qui haussa les épaules taquines. Son air jovial prit rapidement la fuite, le son d'une dizaine de motos se rapprochant se fit entendre. Le roux alla vers son véhicule pour regarder leur position. Dans la précipitation de la fuite du crétin d'héritier, ils s'engagèrent sur le territoire d'un clan rivale.
- Il faut partir ! On est chez les Renards.
Ashaï poussa son compagnon, non pour le rejeter, mais bien pour obéir à son second. Les rusés n'appréciaient pas la visite improvisée des tigres. L'héritier jura avant de se retrouver pris dans les bras du riche qui préféra ne pas le jeter à nouveau sur son épaule. Sauf que la position des plus déshonorantes fit lancer un regard assassin.
- J'ai pas le temps pour t'en coller deux ! Dans la voiture et vite, ma moto est vide.
- Oublie la complétement ! Affirma Perry qui remettait son casque.
En brave porteur bien obéissant, Lucanus se précipita avec de longues enjambées pour finir par se glisser gracieusement en gardant le blond dans ses bras, à l'intérieur de la voiture. Maxime au volant attendit qu'Antoine ferme sa portière pour démarrer. Le rebelle jeta alors un regard jugeur sur l'homme d'affaire.
- Comment ça tu vois une lumière ?
- Je ne t'en ai pas parlé ? S'étonna le riche.
- A personne ! Cracha Antoine.
L'héritier fit une grimace avant de prendre le visage de Lucanus en main. Se dernier ferma les yeux sous la douleur. Le blond soupira et dans un mouvement rapide et sans pitié, il redressa le nez, qui se remit aussitôt à couler... sur le ventre du mafieux.
- Ha ! Mais ! Je suis con !
- Ce n'est pas nouveau. Murmure le chauffeur.
Le garde du corps tendit une serviette qui sortait de la boite à gant. Les mains tenant toujours le voyou, le riche se retrouva incapable de la prendre alors que le rebelle s'empressa de coller le tissu sur le nez. Le sang teinta rapidement de rouge le drap, mais au moins, il n'y en avait plus qui s'échappait.
- Je savais en plus que ça aller pisser comme une fontaine.
- Ha hon ? S'étonna Lucas.
- Ouai, mais au moins, il cicatrisera droit. Ce serait con de l'avoir de travers, même si ça donnerait un côté voyou à ton air sérieux.
Le riche inspira par la bouche comme il le put en regardant le garnement. Ses mains gantées serrèrent le jeune homme contre lui et une envie soudaine et féroce le prit. Les yeux rubis jugèrent bon de regarder dehors, bien que l'héritier ne le laissât pas faire en pinçant le nez.
- Tu regardes où ? Gronda le blond.
Les doutes montèrent dans l'esprit du président. Il ne savait pas s'il pouvait se montrer directe, où s'il devait être plus diplomate. Et cet air de réflexion profonde fit papillonner les yeux azur qui le fixaient. Le mafieux se redressa et sentit contre sa cuisse ce qui troublait autant le riche. Pour remettre les choses très au clair, le voyou alla poser directement une main sur le pantalon tendu de Lucanus.
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LucAshaï
AcciónUn riche chef d'entreprise rencontre l'héritier d'un clan mafieux. Si leur deux mondes les séparent totalement, le voile entre le légal et l'illégale est plus fin qu'ils ne l'imaginent, mais Ashaï parviendra-t-il a accepter ses propres sentiments? L...
