Assis devant deux hommes d'une hygiène douteuse, Lucanus s'interrogea sur le bienfondé de sa présence en salle d'interrogatoire. Certes, il avait accepté de répondre à toutes les questions posées après que son avocat, Monsieur Longeville assura qu'il n'aurait aucune inculpation concernant un acte d'auto-défense. Sauf qu'un détail échappait encore à l'homme de loi : Le fait que Lucas acheva une pauvre femme. Il n'en avait pas parlé et il jugea bon de ne jamais le faire. Personne hormis les trois tueurs ne le savaient et le riche faisait assez confiance au clan Tigre Blanc pour protéger ses arrières. Fait stupéfiant qu'il mit en doute le jour avant au matin même.
- Bien, monsieur Caelius. Vous avez donc rejoint temporairement des mafieux pour sauver votre petit-ami.
- Non, une connaissance.
- Seulement une connaissance ? Interrogea l'autre flic, celui avec une barbe brune mal taillée.
- Je l'avais rencontré plusieurs semaines plutôt dans la rue. Quand je l'ai revu se promener seul et ivre devant chez moi. J'ai jugé bon de l'aborder pour lui offrir un endroit ou se reposer jusqu'au matin. Il a donc passé la nuit dans ma demeure. Son grand-père ayant été informé de sa présence en ma compagnie est venu le chercher.
La caméra qui filmait tout mettait mal à l'aise le président. Il ne voulait pas entrer dans les détails, d'autant qu'il ne savait pas lui-même pourquoi il se montrait aussi généreux et bien veillant avec un étranger. D'autant plus qu'Ashaï n'était autre que dangereux héritier d'un clan de mafieux.
- Continuez. Incita le plus jeune des deux enquêteurs.
- Au réveil, le jeune homme c'est montré paranoïaque. Sans doute lié à son milieu, il semblerait que se faire kidnapper soit récurant chez eux. Son grand-père est arrivé peu après. Il a désiré discuter et s'excuser du comportement agressif de son petit-fils. Celui-ci m'ayant cassé le nez en me prenant pour un agresseur et ayant remis une semblable attaque inutile. Par la même occasion, monsieur Flamme désirait me proposer un accord que je n'ai pu étudier.
- Il ne vous a pas suspecté d'avoir agressé son petit-fils ? S'étonna le jeune aux yeux bruns et au ventre un peu trop évident sur sa consommation d'alcool.
- En aucun cas. Puisque cela n'est pas arrivé. Toute ma maison est sous caméra surveillance, même la rue devant chez moi. Je vous ferai parvenir les vidéos rapidement.
- Très généreux.
La discussion se poursuivit. Lucanus expliqua avoir recroisé le blond en allant chercher une tarte qui lui faisait envie. Toujours dans son délire paranoïaque, il aurait pris la fuite, créant chez le riche un sentiment de culpabilité. Il se reprochait de l'avoir laissé partir et de s'être fait tabasser et enlever peu après.
- Pourquoi Marcus Flamme vous a-t-il contacté ?
- Parce que j'étais la proie de la colère d'Ashaï quelque heure plutôt. L'homme a dû penser que le blond viendrait me voir pour se défouler.
- Et pourquoi vous êtes-vous précipités pour l'aider ?
- Parce que je pouvais faire quelque chose.
L'homme qui posait les dernières questions le fixait durement. Il ne le croyait pas. Qui le ferait ? Un parfait étranger jouait soudainement au philanthrope, cela n'avait pas de sens. L'avocat intervient et expliqua que justement, Lucanus mettait en place des usines de traitements des eaux usées des fabriques de textiles. Qu'il voulait sauver autant de vie que possible. Son geste paru plus logique. Son entreprise coutait très cher en santé publique. Il voulait changer le système. Ne pas réagir alors que quelqu'un en avait besoin désespérément.
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LucAshaï
AcciónUn riche chef d'entreprise rencontre l'héritier d'un clan mafieux. Si leur deux mondes les séparent totalement, le voile entre le légal et l'illégale est plus fin qu'ils ne l'imaginent, mais Ashaï parviendra-t-il a accepter ses propres sentiments? L...
