Chapitre 4. La vérité.

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La même soirée.

Point de vue de Jérémy.

Après avoir laissé Arnaud chez lui, je prends ma voiture et je conduis jusqu'à chez moi en repensant au comportement complètement absurde d'Arnaud, qu'est ce qu'il lui a pris... Il a failli m'embrasser. Pourquoi ? Il a perdu un pari ? Il va falloir qu'on aie une discussion.

Je gare ma voiture dans la propriété et je rentre dans ma maison, dans la chaleur intérieure. Ça fait du bien. Je caresse mes chiens après avoir retiré ma veste et mon écharpe tout en rejoignant Lorie dans le salon. Elle regarde la tv avec un verre de vin blanc à la main.

- Ah t'es rentré mon amour, ça va ?

- Ouais.

- Tu m'avais dit de ne pas me privé alors je me suis permise d'acheter une bouteille de vin.

- Ouais je vois, mais bon tu es la seule qui ose en ramener...

- Et alors ?

- Laisse tomber, profite bien. Dis-je vexé qu'elle ne pense pas à moi.

- Merci, il est délicieux.

- Tant mieux.

Je prends une bouteille d'eau avant de monter à l'étage et de retrouver le calme de mon bureau en m'installant sur mon canapé.

L'heure passe, Lorie me rejoint et elle se met à califourchon sur mes cuisses en enroulant ses bras autour de mon cou. Je la regarde.

- Tu t'es rincé la bouche ? Demandé-je en étant tendu.

- Embrasse-moi tu verras.

- ...

- Tu ne me fais pas confiance ? Je ne suis pas conne, je vais pas t'embrasser après avoir bu du vin.

- Ouais pardon.

- T'es chiant. Dit-elle avant de se lever et de sortir de la pièce en étant vexée.

3h33 du matin.

Pendant que Lorie est endormie à côté de moi dans notre lit, je repense au comportement bizarre d'Arnaud. Il a été particulièrement chaud toute la soirée avec ses réflexions pendant le live... Si ça se trouve ce n'était pas des vannes... Il est sérieux... Je comprends rien.

Mes pensées dévient rapidement sur toute autre chose. Ma respiration se bloque et les battements de mon cœur s'accélèrent en ayant peur. Comme un jeune garçon qui aurait peur qu'un monstre ce cache sous son lit. Moi c'est avec de l'angoisse que je pense à la cuisine, au frigo, à la bouteille de vin de Lorie tranquillement posée dans la porte de mon frigo.

Je sors tout doucement du lit, j'enfile un training et je descends jusqu'à la cuisine dans le noir. Ébloui après avoir allumé la lumière, je marche vers mon frigo les yeux plissés. La porte ouverte, je prends la bouteille pour ensuite l'ouvrir et la vider dans l'évier. Une fois la bouteille vide, je sors dehors torse-nu et pieds-nus alors qu'il fait -3 degrés dehors pour jeter la bouteille avec les autres bouteilles et bocaux en verres. Je rentre en referment la porte juste après en appuyant mon dos sur celle-ci en tremblant de froid tout en laissant quelques larmes sortir de mes yeux pour s'étaler sur mon visage.

Juste une fois, ou plus.Des histoires addictives. Découvrez maintenant