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Je suis rentrée chez moi pour déverser ma tristesse, et vous connaissez mon rituel, moindre goutte d'angoisse ou tristesse, je me mutile.
Si quelqu'un découvre tout ce que je fais, je vais finir en psychiatrie, je le sais déjà.
Mais quand j'y pense, si ça peut me soigner, j'vais y aller.
Punaise... vous voyez à quoi je pense actuellement ? J'vais réellement devenir folle et finir en psychiatrie.
En plus j'me scarifie, ils vont m'attacher les bras pour que je ne bouge pas et que je ne me fasse pas du mal.
C'est vraiment quand je suis seule que j'me fais ces réflexions.
Heureusement que mon frère a son appartement et qu'il amène souvent Sephora, je n'allais jamais pleurer et penser en paix sinon.
Ma mère avait pris des jours de congés pour aller dans je ne sais quel pays, elle n'allait jamais voir le nombre de lame que j'avais utilisée aujourd'hui.
Mon Dieu... j'utilise son matériel professionnel pour faire des bêtises de la sorte.
Bon, autant que je profite du moment présent.
Un peu de silence, je n'entendais que mes petites respirations et mon cœur battre de manière rythmée.
Mes camarades de classe étaient tellement vicieux, il n'y avait aucun pour rattraper l'autre.
Je n'avais rien fait, j'étais dans mon coin, je ne parlais à personne mais on réussissait à me pousser à bout.
C'était de la méchanceté gratuite, toucher aux plus faibles seulement pour les voir s'effondrer.
Parce que c'était clairement ce qu'ils cherchaient, que je vois, que je panique et que je pleure devant eux, juste pour montrer à quel point je suis faible.
Ils ont réussi, j'ai tellement paniquée que j'ai courue dehors.
J'avais trop honte, on envoie ton intimité à toute une classe de presque trente élèves et plus de la moitié étaient des garçons.