Et puis parfois,
Certaines vibrations entrent en osmose
Libres comme l'air ou comme la poésie,
L'intensité porte ce que le temps nous arrachera.
À travers tes yeux bleus-gris,
J'ai découvert ce dont je n'avais jamais pris conscience au creux même des miens.
Subtils et dévorants,
Bleus comme le ciel immense, purs comme ce dont on ne sait rien
Gris comme l'orage, ce qui dévaste tout et ne laisse rien.
Le paradoxe à l'état pur,
Tout se confond et entre en contradiction
Ça résonne parfois dans ton sourire,
Et ça pétille dans ton regard
Ça rayonne un peu comme certains jours,
Ces jours où l'on se sent libre et capable de tout
Ces jours où l'on se méprend, se rêve et se réinvente
Ces jours bleus-gris,
Cette étrange justesse
Qui émane de tout et son contraire.
Au-delà de cette couverture épaisse de nuages,
Je pouvais imaginer flotter le soleil,
Le reflet de tes yeux et de tes cheveux sous ses rayons
Le souffle chaud du vent,
Le chant des oiseaux.
Pourtant il était suffisant de savoir,
Que tout cela existait à mesure que t'entendre me le rappelait
Pourtant il était suffisant de retourner mon regard vers le tien,
D'étirer mes lèvres
Et d'imaginer les premiers vers de ce poème,
Qui à défaut d'être écrit en alexandrins,
A le mérite d'être le plus libre et léger qui soit.
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Silhouettes
PoetryInformes et vaporeuses, elles rassemblent en elles les personnes que nous étions, celles que nous nous apprêtons à devenir. Elles ont de l'enfance la lueur presque irréelle, de la mélancolie le bleu profond. De l'espoir, la beauté et l'inatteignable...
