Le verre se fend sous le bleu du ciel
Les vitres se brisent,
Au son des acouphènes
Et je me contorsionne,
De l'orage plein le corps
Tes larmes en perfusion.
Les vitres se brisent,
Et mes iris éclatent
"J'en ai trop vu"
"J'en ai trop vu"...
Dans le noir complet, les sangles attachées à mes chevilles,
Me terrifient.
Mes poignets et ma voix se tordent,
Mes jambes lacérées par le tonnerre,
Je ne contrôle
Plus rien.
Pas envie de mourir,
Ni même de vivre
Le silence dans mes oreilles,
Chagrin strident
Me ramène aux choses les plus belles
Qui s'étiolent lentement
Nébuleuses
Couleur ecchymoses
Me tâchent les doigts.
Lucioles
Exténuées
Flottantes dans le miroir translucide
De notre réalité.
Dans mon esprit malade, tes dernières paroles résonnent
Mon corps, objet fragile entre tes mains qui l'examinent
Brutalement.
Tu me dévisages encore, je le sens,
Tu me dévisages encore,
Pitoyable
Attachée à ce lit, le reflet tuméfié
Visage noyé dans la sueur et les larmes.
Tu me dévisages encore,
Quelques secondes
Regard indéchiffrable
Avant de tourner le dos.
L'ouragan ne t'emmènera pas avec lui,
Tu le connais trop bien.
Tu l'as vu me mordre la bouche,
Paralyser mes membres
Tu l'as senti,
Lorsqu'on en a tous les deux
Crevé.
" It's all we know,
All we know
The Hurricane."
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Silhouettes
PoésieInformes et vaporeuses, elles rassemblent en elles les personnes que nous étions, celles que nous nous apprêtons à devenir. Elles ont de l'enfance la lueur presque irréelle, de la mélancolie le bleu profond. De l'espoir, la beauté et l'inatteignable...
