J'aime ton accent,
Et ton français imparfait
J'aime l'incertitude qui te mord les lèvres
Et tes yeux grands ouverts sur les ravages du temps.
J'aime la façon dont tes bras savent enlacer l'univers
L'indéfectible de l'espoir qui rythme tes paroles,
Même lorsque elles racontent le temps où tu as heurté le sol
Et les vestiges de ton enfance
Tu as dans la peau quelques crépitements d'étoiles
Dont la lueur douce-amère orne ton regard
Et si j'aime m'y perdre, c'est que j'y ai trouvé une étincelle de poésie
Un truc brûlant et éternel
Que même le désespoir échoue à faire taire
Un quelque chose qui vibrait dans ta voix cet après-midi là
Entre les notes virevoltantes de cette langue qui m'était étrangère
Et j'aurais pu tomber à nouveau,
Et j'aurais pu m'abandonner au soleil du soir,
Comme tant de fois.
Mais j'ai préféré
M'approcher de toi
Et tendre l'oreille
Aux précieuses vibrations qui,
Sans que je n'en comprenne un seul mot
M'ont déclamé tout ce que j'avais besoin d'entendre.
VOUS LISEZ
Silhouettes
PoesíaInformes et vaporeuses, elles rassemblent en elles les personnes que nous étions, celles que nous nous apprêtons à devenir. Elles ont de l'enfance la lueur presque irréelle, de la mélancolie le bleu profond. De l'espoir, la beauté et l'inatteignable...
