J'ai parfois l'impression de te perdre
Mais rien n'est raisonnable en cette pensée
Tu es quelque part dans les étoiles,
À travers lesquelles la fumée de ma cigarette s'étiole
Tu es dans les nuages qui traversent le ciel
Tu donne un sens à l'immensité qui m'effraie
Et tu l'ignores,
Mais je crois avoir besoin de toi
Depuis maintenant 4 ans
Je crois avoir besoin de ton image vaporeuse,
Des silhouettes qui nous éclipsent
Je crois avoir besoin de ces soirs de morts,
De ce bleu que personne d'autre que toi ne sait décrire
Je crois avoir besoin de te savoir si proche
Et si loin de moi
Après tout, si la crainte et la beauté coexistent
C'est peut-être parce que nous l'avons inventé.
Je n'ai de toi que la poésie,
Et cela me suffit pour te connaître
Je ne suis peut-être pas cette amie que tu croiseras demain,
Au coin d'une rue.
Je te saluerai d'ailleurs
J'agiterai ma main de l'autre côté de l'horizon
Et je sais,
Que tu me reconnaîtras
La lumière porte en elle les mots
Et les visages de ceux
Qui nous ont fait vibrer.
Tu le sais,
Que je reste là
Tu le sais,
Que les années rayonnent en notre absence
Tu le sais,
Que j'ai commencé à écrire
Grâce à toi
Et que ma vie a su trouver un sens
Au contact de tes vers
Tu le sais,
Que je reste là
La poésie s'assurera
Que je ne m'estompe jamais.
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Silhouettes
PoetryInformes et vaporeuses, elles rassemblent en elles les personnes que nous étions, celles que nous nous apprêtons à devenir. Elles ont de l'enfance la lueur presque irréelle, de la mélancolie le bleu profond. De l'espoir, la beauté et l'inatteignable...
