C'est étrange,
Comme l'on finit toujours par tant se vouer
Sans même tenter de le réprimer
Cela fait partie des mystères qui me rendent vivante
Mais c'est absurde, tu ne trouves pas ?
Le tourbillon du monde qui nous brise,
Pour mieux nous rapprocher
Le mélange grandiose,
De la saveur de tes larmes et des miennes
De toutes les nuances qui faisaient ce que nous sommes
À présent entachées par l'océan de nos yeux
Le frivole de nos rires
L'éphémère,
D'une simple pensée
Ta peau contre la mienne
Ton souffle mêlé au parfum du sud
La route sans fin
L'existence effrénée
Se heurte à l'absence
Plus rien ne fait sens,
Peut-être parce que le sens
Tu l'as refaçonné
Épuisé
Illuminé.
Attend,
Je ne suis pas encore partie
Je suis encore là,
Regarde-moi
Parle moi
Aide moi
Change moi...
Attends,
Je veux t'écrire
T'écrire encore
J'ai peur d'oublier
Ce que tu signifies
Le temps aime laisser s'étioler les choses les plus précieuses
Et les paysages les plus grandioses,
Ne seront bientôt plus qu'un lointain mirage
Une invention destinée à troubler la solitude
Une absurdité semblable aux sentiments qui nous dévastent.
Tu le sais, que j'ai toujours eu peur,
Alors, attend
Je veux connaître la crainte à tes côtés,
Je veux connaître la quiétude
Et les silences.
J'aime cette nuance,
Née d'un rouge écarlate
Et d'un bleu, tout droit sorti des profondeurs
Violet.
Violet nébuleuses.
J'aime cette nuance,
La poésie qui s'en dégage
La pureté irrépressible
Le son lointain et grandiose
Le rêve,
L'illusion presque parfaite
Qu'elle représente.
Attend,
La nuit n'est pas encore tombée
Observons une fois encore,
Nos existences collapser.
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Silhouettes
PoesíaInformes et vaporeuses, elles rassemblent en elles les personnes que nous étions, celles que nous nous apprêtons à devenir. Elles ont de l'enfance la lueur presque irréelle, de la mélancolie le bleu profond. De l'espoir, la beauté et l'inatteignable...
