47. Maman

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Un brouhaha indistinct bourdonna doucement dans ses oreilles, la poussant à soulever les paupières. La première image que Lili vit en se réveillant fut les silhouettes floues de ses parents, et la lumière aveuglante de l'après-midi. Elle battit des cils et se concentra pour voir et entendre ce qu'il se laissait, confuse. Ses derniers souvenirs remontaient au toit du hangar des foots, où Théo et Samuel...

- Les garçons.. ? » Demanda-t-elle soudain d'une voix faible, inquiète.

Aussitôt, ses parents stoppèrent leur discussion et se tournèrent vers elle dans un même mouvement. Gabrielle se précipita pour l'empêcher de se redresser tandis que Marc se penchait pour la scruter avec soulagement.

- Te revoilà, ma chérie ! » Clama sa mère en lui caressant le front et les joues, les larmes aux yeux. « J'ai eu tellement peur ! »

- C'est une dure à cuire, je te l'avais dit. » S'enquit Marc en souriant à l'adolescente.

Lili voulut poser ses deux mains sur celles de sa maman mais réalisa que c'était impossible : son bras blessé était complètement immobilisé dans une écharpe. Elle grimaça malgré les antidouleurs.

- Où sont les garçons ? » Dit-elle d'une voix un peu plus assurée en regardant autour d'elle.

Elle fronça les sourcils en réalisant que sa chambre ne ressemblait pas à une chambre d'hôpital ordinaire. Il y avait des caméras de surveillance, un code de sécurité sur la porte et des fenêtres blindées. Son père dû remarquer sa désorientation, car il s'empressa de lui expliquer la situation.

- Samuel est dans une autre chambre, il va bien. » La rassura-t-il alors que Gabrielle continuait de lui caresser tendrement le visage. « Théodore n'a pas de blessure physique, mais il va être suivi par un psychiatre de la Ligue pendant quelques temps. Vous trois, en fait. »

Léa hocha la tête sans poser d'autres questions : elle en avait trop et elle ne savait pas lesquelles elle pouvait poser en présence de sa mère. Le fait était qu'ils étaient donc dans un hôpital, ou dans une partie d'hôpital, réservé à la Ligue.

- Tout va bien, alors. » Dit-elle en reposant sa tête sur l'oreiller.

Elle plissa les yeux en voyant ses parents échanger un regard gêné. Il y avait quelque chose d'autre qu'ils ne lui disaient pas. Inquiète, elle essaya de bouger tous ses muscles progressivement. Ils lui répondaient tous ; le problème ne venait donc pas de là. La petite lycéenne observa alors son père, mais il ne présentait pas de blessures graves non plus.

- Qu'est-ce qu'il y a ? » Demanda-t-elle finalement pour avoir le fin mot de l'histoire.

Gabrielle regarda son mari avec insistance, et Marc comprit le message. Il tapota la jambe de sa fille avec affection avant de se lever du bord du lit.

- Je vais vous laisser, j'ai du travail. » Déclara-t-il. « Je passerai plus tard. »

- D'accord, à tout à l'heure. » Fit Léa, un peu déçue qu'il parte déjà.

Elle le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse derrière la porte après un petit « bip ! » sonore. Gabrielle regarda aussi la porte se fermer avant de pousser un soupire.

- Désolée maman. » Déclara soudain sa fille. « De t'avoir fais peur. »

- Tu n'y es pour rien ma chérie ! » S'enquit aussitôt la vétérinaire en se tournant vers elle. « Maintenant tu vas bien, c'est tout ce qui compte. »

Elle se rapprocha d'elle et sembla chercher ses mots. Lili attendit, impatiente.

- Je ne te raconte pas notre état quand on a découvert l'appartement vandalisé et vide. » Commença Gabrielle avec un rire nerveux. « Ton père m'a à peine appelé pour me dire que tu avais été enlevée avant de partir à ta recherche. Heureusement qu'il l'a fait...une prise d'otage, je n'arrive pas à le croire ! Tu as dû être terrorisée ! »

Quai n°77 Bis [TMNT fiction]Des histoires addictives. Découvrez maintenant