Chapitre 37

536 18 0
                                        

Maëva Gasly - Milan, Italie

En sortant de la boîte de nuit après avoir salué mes amis, je retrouve Carlos. Il est appuyé contre sa voiture. Il se redresse lorsque j'apparais et il m'ouvre la porte de ce carrosse signé Ferrari. Je le remercie puis il ferme la porte derrière moi. Il s'installe du côté conducteur, mais je sens son regard sur moi. Je tourne la tête vers lui et souris.

-Tu es sûre de vouloir quitter la soirée ? me demande-t-il.
-Tu me le demandes vraiment ? je pose ma main sur sa joue. Je n'ai qu'une hâte, et bien que j'aime te voir dedans, c'est de t'enlever cette chemise.
-Oh princesa...

Il prend ma main pour y déposer un baiser. Il démarre sa voiture et sa main vient se poser sur ma cuisse. Le trajet jusqu'à l'hôtel a beau être court, les caresses de sa main qui remonte petit à petit me donne des envies brulantes.
Il s'est garé à temps, nous faisant sortir de la voiture aussi rapide que l'éclair. Carlos se rapproche au plus près en venant glisser sa main dans le bas de mes reins. On rentre dans l'hôtel, il n'y a personne dans le hall à part une hôtesse d'accueil qu'on salue d'un coup de tête. De toute façon, elle était concentrée sur son ordinateur.
L'ascenseur ouvre ses portes, nous montons à l'intérieur, Carlos agrippe mes hanches. Alors quand les portes se ferment, il me tourne en un geste face à lui. Son regard brûle de désir en m'observant, je le sais, je dois avoir le même. Pour rentrer dans ce jeu, je fais glisser mes mains contre son torse pour défaire le premier bouton de sa chemise.

-Tu vois, je te fais de l'effet avec la chemise. Alors que toi, tu n'as pas besoin de porter du rouge pour m'en faire.
-Qui te dit que je ne porte pas de rouge sur moi ? je souris malicieusement, défaisant le deuxième bouton. Tu n'as pas encore tout vu.
-Oh joder, grogne-t-il

Il approche ses lèvres des miennes pour m'embrasser, mais nous arrivons à notre étage. Carlos sort la clé de sa chambre de sa poche et il attrape ma main pour traverser le couloir. Un peu en retrait, le cœur battant d'envie, je ne peux manquer ce regard qu'il me lance. Il y a cette envie qui s'est transformée d'une légère douceur. Et ses doigts qui se croisent aux miens, à aucun instant il ne me lâche. Au contraire de la soirée chez moi, on en a vraiment envie, on sait où on en est, il n'y aura plus ce mélange d'amour et de haine. Un sentiment simple et fort entre nous.

Toujours sans dénouer nos mains, il me fait entrer en première avant que la porte se ferme derrière nous. Il me tourne face à lui pour détailler chaque trait de mon visage, je le vois à sa façon qu'il a de mordre sa lèvre. Pour qu'il arrête de languir ainsi, je viens sceller nos lèvres l'une à l'autre. Je ne peux m'empêcher de sourire derrière notre baiser quand je sens cette odeur. Maintenant qu'on est seuls, dans sa chambre, je reconnais cette nouvelle odeur. Carlos a mis le parfum que je lui ai acheté. Il ne manque aucun détail.
Dans nos mouvements précipités, je jette ma pochette dans la pièce et je retire mes chaussures du mieux que je peux. Puis d'un coup, je me sens soulevée et à nouveau posée. Mais pas sur le sol. Quand il retire ce haut transparent pour découvrir ce fameux sous-vêtement rouge, je découvre qu'il m'a posé sur le bureau.

-Tu sais que dans une chambre d'hôtel, il y a un lit pour ce genre de chose, dis-je avec malice en défaisant les boutons de sa chemise.
-Je trouve qu'un lit c'est très surfait, se vante-t-il. Et on l'a déjà fait.
-Si on a commencé par le plus classique, qu'est-ce que la suite nous réserve ? je continue dans son jeu en retirant son haut.
-On va d'abord terminer celle-ci.

Pour ponctuer sa phrase, il vient poser ses lèvres dans le creux de mon cou. Ce simple geste qui fait déjà frémir. Il en est fier, j'ai senti son petit sourire. Sans me laisser de répit, ses mains se glissent dans mon dos pour remonter jusqu'à ma poitrine. D'abord en-dessous, puis ses doigts caressent doucement mes seins au-dessus de la dentelle.

The Paddock BoysOù les histoires vivent. Découvrez maintenant