Chapitre 45 : Childish

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PDV Camilla Wayne :

– Les, Childish Gambino –

Samedi, jour de repos.

Je pouvais donc me prélasser dans les doux draps du sommeil, à ma guise. Cependant, mon repos bien mérité fut brutalement interrompu par les vociférations tonitruantes de Grey, qui hurlait mon prénom depuis le rez-de-chaussée.

C'était incroyable comment il réussissait à me hanter avec sa voix grossière à plus d'une centaine de mètre au loin. Je sursautai, le cœur battant, et émergeai de mon sommeil profond, complètement essoufflée.

Bon sang, ce con avait réussi à me tirer de ma douce torpeur avec ses cris perçants. Ne pouvait-il pas me laisser profiter de ma grasse matinée en paix ? Je soufflai, agacée, et descendis les escaliers, toujours vêtue de mon adorable pyjama Hello Kitty. J'étais encore dans les vapes, avec une furieuse envie de lui asséner une belle claque ou plusieurs, bien senties, à cet imbécile.

— Qu'est-ce qu'il y a encore ? dis-je, en bâillant.

J'étais épuisée, et il ne me laissait vraiment pas une minute de répit.

Je le vis, confortablement installé sur le canapé du salon. Il tourna la tête pour me dévisager, portant sur ses lèvres, un sourire malicieux.

— Tu dois prendre soin de moi, ma belle. Je suis incapable de me nourrir tout seul. Tu vas devoir me servir en tant que gentille petite infirmière personnelle, souffla-t-il, tout en portant un sourire malicieux.

Son ton était taquin et il semblait y prendre un malin plaisir à me donner cet ordre déguisé en demande. Cependant, je ne me laissai pas impressionner par son petit jeu.

Je lui lançai un regard noir, excédée.

— Pourtant, tu as réussi à te lever et à te faire un café, dis-je, en pointant du doigt sa tasse de café fumante.

Je soulignai ainsi son mensonge évident. S'il était capable de se préparer une boisson, il ne pouvait pas être si gravement blessé qu'il le prétendait.

— Avec beaucoup de difficultés, je suis blessé. Tu dois t'occuper de ton petit-ami chéri, minauda-t-il, feignant une douleur atroce.

Son ton mièvre et sa moue exagérée ne me convainquirent pas une seconde. Je savais qu'il cherchait à me manipuler pour obtenir ce qu'il voulait.

Je grognai.

— Tu es un grand garçon, tu as bien survécu 23 ans tout seul sans moi, tu pourras encore le faire une fois de plus, rétorquai-je en lui montrant mon plus beau doigt d'honneur.

Ma réponse cinglante et mon geste provocateur montraient clairement mon agacement face à ses pitreries.

Face à ma réponse, il se dressa brusquement, avec une agilité surprenante qui contrastait avec l'état de faiblesse dans lequel je l'avais trouvé.

Ses blessures, qui m'avaient semblé si graves quelques instants plus tôt, paraissaient maintenant superficielles, comme si elles n'étaient qu'un lointain souvenir.

Debout face à moi, il me dévisagea avec une intensité déstabilisante, ses yeux brillant d'une flamme sauvage et indomptable. Son regard me transperçait, me scrutait jusqu'au plus profond de mon être, comme s'il cherchait à lire en moi comme dans un livre ouvert.

Ce changement d'attitude soudain et radical me saisit tout entier. En un clin d'œil, toute trace de faiblesse s'était volatilisée, laissant place à une présence presque animale, à une force brute et instinctive qui émanait de chaque pore de sa peau.

LE CONTRAT D'UN MILLIARDAIREOù les histoires vivent. Découvrez maintenant