Chapitre 62
Khalil a enfin tout emménagé. C'était tellement stressant, les enfants vont passer le week-end avec lui, le temps que je puisse refaire la maison à ma manière. C'est étrange de les savoir ailleurs, mais au moins, ça me laisse un peu de temps pour organiser tout ça. Ma mère, par contre, était tellement choquée par la situation. Je savais que si je lui en parlais, elle m'insulterait encore. Elle a toujours eu du mal à accepter tout ce qui s'est passé. C'est pour ça que je n'ai rien dit, même si j'aurais aimé qu'elle me soutienne. Mais je sais que ça aurait été trop pour elle.
Heureusement, Safiya est venue me tenir compagnie avec Nahya. Elles sont là pour m'aider, et ça me fait tellement de bien. Ça me permet de penser à autre chose. Nahya, toujours aussi contente, elle cuisinait en dansant. Pendant ce temps, Safiya m'aidait à trier mes affaires, surtout celles d'Idrissa. Elle avait pris Houssein.
-Houssein : Idrissa il est où?
-Moi : Idrissa ? Il est sorti avec son père, bébé. Tu le verra pas aujourd'hui.
Houssein m'a souri d'un air complice. Il est tellement mignon. Je l'ai emmené dans la salle de jeu, histoire qu'il ne s'ennuie pas et qu'il puisse dépenser son énergie. Il a tellement d'énergie.
Dans trois jours, c'est le mariage de Nayah. Je suis tellement heureuse pour elle, c'est enfin arrivé, après tout ce temps. Ça a pris du temps, mais je suis contente qu'elle puisse vivre ce moment. Il fallait vraiment qu'on fête quelque chose de joyeux dans cette histoire.
-Safiya : Après on va chercher nos robes ?
-Moi : Oui, pourquoi pas, comme ça on gagne du temps.
On est sorties avec ma voiture. L'air frais nous a fait du bien, mais ce qui m'a encore plus surprise, c'est qu'on est passées devant un nouveau bubble tea qui venait d'ouvrir la veille. Je n'avais même pas remarqué qu'un nouveau magasin s'était installé dans le coin.
On s'est garé on va goûter on est obligé, comme par hasard, qui croise-t-on ? Si ce n'est pas Yasmine, c'est qui alors ?
Les filles m'ont regardée d'un air perplexe, et au moment où elle passait juste devant moi, ça a été comme un choc.
-Moi : Ah, maintenant tu ouvres plus ta grosse bouche?
Elle s'arrête juste en face de moi, une femme était en train de discuter devant le magasin sa devait être sa mère. Un silence tendu s'est installé.
-Yasmine : Tu joues à quoi ? J'ai plus rien à te dire, toi.
Laissez moi rire.
-Moi : Tu gaze toujours en plus ? Donc, toi tu détruire ma vie, ça te suffit pas, mais tu reviens pour encore plus la foutre en l'air ? Je t'ai fait quoi, Yasmine? Dis moi je veux tout savoir? C'est quoi la dinguerie que je t'ai faite?
Là, je sentais que toute la frustration accumulée, tout ce qu'elle m'avait fait, était en train de ressortir. C'était comme si tout se bousculait dans ma tête. Elle a foutue que de la merde celle là, et je ne comptais pas la laisser revenir dans ma vie.
-Yasmine : On peut parler autre part, s'il te plaît?
-Moi : Jamais de ta vie. On va s'expliquer nul part.
Elle commence à regarder autour d'elle, elle pourrait pas se cacher pour continuer cette conversation. Mais il n'y a personne. Et là, tout d'un coup, je vois la honte dans son regard. La femme venait de rentrée je suppose que c'est sa mère.
