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Chapitre 63



Je suis dans le bâtiment de Khalil pour déposer Idrissa, il était super pressé.

-Moi : Attends moi toi.

Lorsque son père a ouvert la porte, Idrissa a sauté sur lui, tel un maxeur qui retrouve son père après deux jours sans le voir.



Noham est venu s'excuser à propos de Khalil. J'ai insisté pour qu'il me raconte ce qui s'était passé entre eux, mais il ne voulait pas.





-Khalil : Ça va, Raïssa ?

-Moi : Oui et toi?

-Khalil : Ouais.



Idrissa m'a fait signe pour me dire au revoir, puis je suis descendue. J'étais super heureuse, car je voulais changer de voiture, et Noham m'a aidée à en trouver une autre. Je n'avais pas envie de demander à Khalil.









Le soir même, je devais croiser Noham pour voir la voiture en question, vers chez lui. Je me suis rendue rapidement en voiture, il était déjà là avec la voiture. J'ai souri. Puis il m'a fait monter a l'intérieur.

-Noham : J'espère qu'elle va te plaire, exactement comme tu voulais.

-Moi : Ouais. Tu gère tellement.

Il m'a fait monter dans la voiture. J'ai voulu la démarrer, mais en voyant l'étiquette sur le tableau de bord, je n'ai pas pu m'empêcher de tiquer. C'était l'étiquette du concessionnaire de Khalil. Je me disais bien que c'était trop beau pour être vrai. En si peu de temps.

Il est fort. Mais pas trop non plus.






-Moi : Noham, elle vient de Khalil ou pas?

Il me regarde, les sourcils froncés, comme si je venais de lui poser la question la plus illogique de sa vie.

-Moi : Arrête de faire genre, sois honnête, ça sert à rien de cacher, je sais très bien d'où elle vient.


-Noham : Non, wesh? Qui t'a dis sa?

-Moi : Tu crois vraiment que je suis conne ou quoi ? Y'a l'étiquette, t'es sérieux là? Tu ment comme tu respire toi.

Je le fixe un moment, le regard insistant. C'est pas comme si c'était une surprise. J'avais déjà compris, mais bon, il fallait bien qu'il l'admette.


J'ouvre la portière, prête à sortir. Je veux juste qu'il arrête de toujours vouloir me rendre service, comme si j'avais demandé quelque chose. Ça me dérange à un point, mais c'est pas compliqué à comprendre. Je peux pas tourner la page si il est toujours là.


-Moi : C'est bon, Noham. Il peut tout donner à nos enfants, y'a pas de souci, c'est son rôle. Mais moi, j'ai pas besoin de ça. On se doit rien, juste du respect. Qu'il arrête de se prendre pour le sauveur du coin.


Je sens la tension, mais je me sens un peu plus calme quand je vois qu'il me laisse tranquille.

Noham est redescendu, mais il a pas l'air content. Il me suit.



-Noham : Raïssa, t'es dure, wesh. Je sais que tu veux plus rien de lui. Mais c'est quand même le père de tes enfants, non? Faut voir ça autrement.

-Moi : Dure? Mais c'est pas obligé qu'il soit toujours là, non? Si j'avais voulu qu'il soit là, je ne serais pas passé par toi, non?

-Noham : Ouais, je sais... Mais accepte, la voiture est exactement comme tu voulais, non ? Pourquoi tu veux compliquer les choses?

LUI ET MOI POSSIBLE? Où les histoires vivent. Découvrez maintenant