Lettre n•26

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Mme Marie Duval
7 rue des Lilas
Reims

Le 11 septembre 1915

M. Charles Duval
à la 10ème compagnie du 90 ème territorial
à Magnac laval
Haute Vienne

Mon valeureux soldat,

Mon coeur se serre en lisant votre lettre, je comprends votre peine mais je vous en supplie ne vous oubliez pas dans cet bataille. Je sais pertinemment que la peine que vous ressentez en voyant vos camarades mourir devant vos yeux est inimaginable. Cependant, je vous en conjure, ne nous oubliez pas. Nous vous attendons patiemment à la maison, nous sommes en vie alors ne prenez pas de risques inutiles ou inconscients à cause de votre culpabilité. Je le sais, c'est bien plus simple à dire qu'à faire. Je regrette de ne pas pouvoir vous apporter plus de soutiens. J'espère de tout coeur que votre mission s'est déroulé dans le calme et que vous êtes actuellement sain et sauf. Je prie Dieu pour que cela soit le cas. Je refuse que cela soit un adieu. J'aimerais tant continuer de vous écrire, mais je suis au regret de vous annoncer que je me trouve à l'hôpital. Ne vous inquiétez pas, je ne pense pas que cela soit grave, j'ai seulement eu quelques douleurs qui ont inquiétées votre cousine. J'aurais tant voulu continuer de vous écrire, cependant je n'ai pas le temps, je vous promets qu'une fois sortie de cet endroit, je prendrais le temps de vous envoyez une lettre détaillée. Je me dépêche de vous envoyer celle-ci pour avoir de vos nouvelles.

Avec tout mon amour et ma foi,
Votre femme qui attends votre retour.

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