Mme Marie Duval
7 rue des Lilas
Reims
Le 24 juin 1915
M. Charles Duval
à la 10ème compagnie du 90 ème territorial
à Magnac laval
Haute Vienne
Mon cœur,
Vous voilà déjà parti, le temps passe beaucoup trop vite. Vous me manquez déjà même si ce peu de temps passer à vos côté était un bénédiction. Je ne cesse de me rappeler un boucle nos quelques jours passés ensemble. Je ne peux m'empêcher de repenser à notre mariage. Un moment formidable entouré de tous nos proches. Je me revois angoissé à l'idée d'être au centre de l'attention en marchant au centre de l'église de notre village. Mon cœur battait si fort et si vite dans ma poitrine, mes doigts encerclant le bouquet tremblaient et mes joues rougissaient sous mon voile trahissant ma peur mais également mon excitation. Dès l'instant où votre regard s'est posé sur moi, je me suis sentie encerclée de courage, d'amour et de force. Je n'avais plus peur, il n'y avait à présent que vous et moi dans cette église, ce moment n'était rien que le nôtre. Doucement, l'un de vos frères m'a guidé à vous, votre regard n'a jamais quitté le mien. Ma demoiselle d'honneur est venue récupérer mon bouquet pour me libérer les mains et me permettre de saisir les votre. C'est à cet endroit, devant le prête, que nous nous sommes jurés fidélité. Nos destins se sont scellés à tout jamais, dans la richesse et la pauvreté, dans les meilleurs moments comme des les pires. À partir de cette instant, dès l'instant où vos lèvres se sont posées sur les miennes, nous sommes officiellement devenus mari et femme. Je vous appartiens, tout autant que vous m'appartenez. Nos familles ont applaudis face à notre preuve d'amour avant de sortir de l'église, nous laissant seuls. Je n'arrivais pas à vous quitter des yeux, vous étiez si séduisant dans votre costume, alors à nouveau, je me suis permise de vous embrasser. Vos bras entourant ma taille, vous m'avez serrer contre vous, approfondissant notre baiser. Je ne saurais l'expliquer mais au plus profond de moi, j'ai ressenti notre amour. J'ai ressenti mon coeur devenir en parti le votre. Et c'est alors, main dans la main que nous avons quitté les lieux sous une pluie de confettis. La soirée c'est terminé chez vos parents où un repas à été organisé. Puis, le soir, nous sommes rentrés chez nous et nous avons passé une nuit inoubliable, formidable, magique. Je suis plus qu'heureuse d'avoir vécu ce moment avec vous. Je vous aime tellement.
Je ne peux m'empêcher à nos rénovations ensemble. De nos rires, nos batailles de peintures, de vos câlins. Je n'oublierais jamais nos moments passés dans cette maison qui est la nôtre. J'aimerais tant qu'elle reste dans notre famille jusqu'à la fin de nos jours et encore après. Je voudrais que nos enfants la garde, et de même pour leurs enfants.
Bien que les bons moments restent ancré dans mon esprit, l'amertume en pensant à votre départ reste coincé dans ma tête. Si j'avais pu vous empêcher de prendre ce train, je l'aurais fais. Suis-je égoïste de vouloir passer plus de temps avec mon mari ? La réponse est si simple lorsque notre pays en guerre a besoin de vous. Je suis certaine que nous aurons le temps de nous revoir plus tard, peut-être pour notre lune de miel.
Je vous aime,
Bonne courage.
Marie, votre femme.
VOUS LISEZ
Born to die
RomansaL'amour peut-il résister à la guerre ? Marie et Charles sont tombés amoureux le 17 avril 1914 dans un parc. Quelques mois plus tard, Charles est mobilisé. Durant un an, les deux amants ne se verront plus que quelques semaines, à la faveur des rares...
