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Léa Genève
Je m'installe un peu plus confortablement sur le lit, croise mes mains sur mes genoux, et je tourne légèrement la tête vers lui.
Moi : - d'un ton calme - Déjà... je voulais m'excuser pour mon comportement tout à l'heure à l'aéroport. C'est vrai que j'ai pas agi avec maturité. C'est moi qui ai décidé de ne plus te parler, donc forcément... tu t'attendais à une vraie discussion, pas juste une remarque sur Léa.
Il me regarde, sans rien dire. Je continue.
Moi : Si j'ai pas voulu te parler pendant ces deux semaines, c'était pas pour te punir... c'était pour que tu réalises que ton comportement m'avait vraiment blessée. Je comprends que tu doives gérer les trucs de ta famille, l'entreprise et tout, mais parfois j'ai l'impression que tu ne fais pas assez d'efforts pour équilibrer ta vie... que tu sais pas poser de limites.
Zion : - il soupire un peu, baisse les yeux, puis me regarde - J'essaie de faire de mon mieux, Jayanne. J'ai pas grandi avec la liberté de mettre mes priorités comme je veux. Tout ce que je fais, c'est pour être carré, stable, construire quelque chose. Mais je reconnais que parfois, j'oublie de t'inclure dans ce "quelque chose".
Moi : Ouais... c'est exactement ça. T'agis comme si je suis un bonus dans ta vie, pas comme une partie de ta base.
Il hoche doucement la tête, pensif.
Zion : C'est jamais comme ça que je t'ai vue. Mais je comprends que tu l'aies ressenti.
Il se redresse un peu, passe une main sur sa nuque, visiblement un peu tendu.
Zion : T'as aussi ce truc de tout garder pour toi. De bouder sans prévenir. De disparaître quand t'as mal. Je ne peux pas tout deviner Jay'.
Moi : C'est une manière de me protéger. Quand t'es avec quelqu'un et que t'as l'impression que tes sentiments sont pas pris au sérieux, tu te refermes. Tu t'éloignes.
Un petit silence s'installe, mais il n'est pas gênant. Juste... nécessaire.
Zion : Je veux pas qu'on continue comme ça. Ni toi ni moi. Si t'es d'accord, on repart à zéro. On communique mieux. On fait attention l'un à l'autre.
Moi : - je le regarde dans les yeux, sincère - J'en ai envie. Mais j'ai besoin que tu sois vraiment là, pas juste quand t'as du temps libre.
Zion : -il hoche la tête - Promis.
Un moment de flottement. Il me regarde, comme s'il attendait que je bouge ou dise un truc. Puis il glisse doucement sa main sur la mienne.
Zion : Viens là.
Je me laisse aller dans ses bras. Son torse est chaud, rassurant. Et pour la première fois depuis longtemps, je sens que les choses peuvent vraiment s'arranger.