Chapitre 7-2

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Finalement, ils avaient passé une bonne partie de leur après-midi dans la salle de sport et ils avaient apprécié ce moment, autant l'un que l'autre. Leur différend était réglé et Liam avait retrouvé son amie Leona qu'il appréciait énormément.

— Tu m'impressionnes, annonça Leona en souriant au chanteur alors qu'ils étaient dans l'ascenseur. Tu es vraiment doué.

— Merci, dit-il en souriant. Je ne pensais pas que tu aurais le dessus sur moi, mais je dois t'avouer que toi aussi tu es vraiment très douée. Et ça m'a fait un bien fou.

— Pourquoi avoir arrêté, si tu aimes tant que ça la boxe ?

— Pour ça, lança-t-il en désignant ses bleus. Ce n'est franchement pas « glamour » quand tu vas à une cérémonie ou que tu fais un concert.

— Perso, je trouve ça craquant les mecs amochés. Ça leur donne un petit côté badboy tout à fait charmant, sourit-elle.

Ils allaient arriver à leur étage, quand Liam reçut un SMS de Louis. « Ramène ton cul dans la suite de Niall, Simon a un truc à nous dire. Amène ton mannequin, ça l'intéressera. » Liam ne put s'empêcher de sourire devant le surnom que ses quatre amis avaient donné à Leona et qu'ils n'utilisaient qu'entre eux. En même temps, ils n'avaient pas tort. Harry, Louis et Zayn avaient hérité d'armoires à glace chauves. Niall avait eu aussi « la chance » d'avoir une femme, seulement elle devait frôler les quarante ans, pas spécialement jolie et elle était aussi aimable qu'une porte de prison. Sur les cinq, il n'y avait que la sienne qui acceptait de plaisanter avec eux ou tout simplement de discuter. Les autres étaient discrets et ne leur parlaient que dans le cadre du boulot pour leur rappeler les règles ou les sermonner quand ils en enfreignaient une. Liam n'avait pas ce problème. Leona était tout ce qu'il y avait de charmant et elle ne lui criait jamais après, même durant les quelques jours où ils étaient en froid. Les garçons enviaient très souvent leur ami pour avoir eu la chance d'avoir la jeune et jolie Leona comme garde du corps.

— On a rendez-vous dans la suite de Niall, annonça Liam en rangeant son portable. La douche attendra.

— En route, dit-elle en sortant de l'ascenseur après que Liam lui ait fait signe de passer.

Ils traversèrent le couloir en discutant joyeusement. Quand ils arrivèrent devant la suite, Leona reprit son air sévère de garde du corps et Liam ouvrit la porte sans frapper. Ils les attendaient, Niall avait laissé sa suite déverrouillée. À peine, un pied dans la suite qu'un brouhaha infernal les fit grimacer. Les quatre chanteurs étaient en train de chahuter tels des gamins de quatre ans, sous le regard « protecteur » de leurs gardes du corps, installés à la table en train de discuter. Ils avaient tenté de les calmer durant une bonne demi-heure, mais n'y parvenant pas, avaient laissé tomber. Liam et Leona venaient de passer plusieurs heures dans la salle de sport où il y avait très peu de monde et surtout aucun bruit, puisque les rares courageux avaient leurs baladeurs greffés sur les oreilles.

— Salut, dit Liam en souriant pour se faire remarquer.

— Eh Liam, répondit Harry en tournant la tête vers lui, il faut que...

Mais il se figea comme les trois autres qui avaient tourné leur regard vers eux. Ils détaillèrent les deux jeunes et ne comprenaient pas comment ils pouvaient être dans un état pareil. Leona était en survêtement, les cheveux en bataille et un sac sur l'épaule et des bleus sur le visage. Tandis que Liam avait son sweat à la main, son t-shirt avait encore des auréoles de transpiration et avait également des bleus sur le visage et sur les bras.

— Vous vous êtes battus ? questionna Zayn alors que les quatre visages faisaient des va-et-vient entre les deux visages des deux jeunes.

— Tout le monde est là, c'est parfait, annonça le producteur en entrant dans la suite et empêchant l'un ou l'autre de répondre. Bon, je sais que ce n'était pas prévu, continua-t-il en allant se poster près de la table, sans regarder personne, mais vous avez eu la..., se stoppa-t-il quand il vit enfin les deux boxeurs. Mais c'est quoi ça ?

— Quoi ? demanda Leona.

— Les bleus sur le visage de Liam ! Et sur le vôtre ! grimaça monsieur Cowell.

— Ah ! Ça ! répondit-elle en esquissant un sourire. On a juste boxé un peu. C'est rien.

— RIEN ? s'écria-t-il. Mais ce n'est pas rien, mademoiselle Lewis ! Vous n'aviez pas à l'autoriser à boxer avec vous !

— Mais je ne suis pas sa mère ! Il aurait voulu boxer contre quelqu'un d'autre, bien évidemment que j'aurais refusé. Mais moi, je n'allais pas le tuer !

— Je ne parle pas de tuer, mademoiselle Lewis. Je parle qu'il est une personne publique. Comment vont réagir ses fans quand elles vont voir son visage tuméfié ?

— Oh, ça va, dit-elle en essayant de tempérer la réaction du producteur. Il n'est pas tuméfié son visage. Juste un peu bleui. Dans deux, trois jours, il n'y aura plus rien.

— Deux, trois jours ? Mais ils doivent se rendre à une réception. Aujourd'hui !

— La maquilleuse mettra un peu de fond de teint pour cacher le bleu et voilà, sourit Leona.

— Et voilà ? Et voilà ? Non, mais vous vous foutez de moi ? Regardez son œil, il est gonflé !

— Monsieur Cowell, dit-elle en s'approchant de lui, vous croyez que je l'ai fait exprès ? Cela va vous étonner, mais non. Vous voyez bien qu'il s'est « défendu » puisque je suis dans le même état que lui. Je me doute, continua-t-elle en se plantant devant lui, que vous en avez rien à faire de ma santé, mais c'est ce qui arrive quand vous avez deux personnes qui se « tapent » dessus. Je pensais que je prendrais plus de coups que j'en donnerais, mais il s'est avéré que votre poulain a fait, pendant de nombreuses années, de la boxe. Et l'on a été emporté par le plaisir de boxer contre quelqu'un de force égale à nous. Alors oui, nos visages ont morflé, mais on s'est éclatés comme des gamins sur le ring. Avant votre petit speech, mal venu, puisqu'il est majeur et fait un peu ce qu'il veut de son corps, je ne sais pas pour lui, mais moi j'étais détendue et sereine, chose qui n'était pas arrivée depuis que je suis ici.

— Vous allez me le payer mademoiselle Lewis, annonça monsieur Cowell furax. Et vous, râla-t-il en se tournant vers le groupe, je vous interdis de boxer ou tout autre sport aussi dangereux. Liam, tu n'aurais jamais dû avoir cette idée complètement stupide, continua-t-il en pointant le jeune homme et en le regardant méchamment. Puisque tu te prends pour un gamin à ne pas respecter les règles, et bien je vais te considérer comme tel. Je t'interdis de sortir de l'hôtel et que quiconque te voit tant que tu auras des bleus. Donc, ce soir, tu resteras dans ta suite, alors que tes amis iront à la soirée organisée par Usher. Voilà, tu as tout gagné !

— Si Liam n'y va pas, je n'y vais pas, annonça Louis.

— Ne commence pas avec tes caprices Louis, s'énerva encore plus monsieur Cowell. Et vous, c'est pareil, dit-il en regardant chacun des autres garçons. Usher a invité personnellement les One Direction à sa soirée, donc vous irez et ferez honneur au groupe. Louis, je te charge d'excuser Liam auprès de votre hôte. Je vérifierais !

— OK, soupira Louis en se renfrognant sur le canapé.

— Marc, Yves, Manu et Rosemonde, reprend Cowell en se tournant vers les quatre gardes du corps, suivez-moi. Il faut que je vous donne de nouvelles instructions. Mademoiselle Lewis, je peux vous les confier ? Vous n'allez pas le boxer, eux aussi ?

— Vous pouvez. Je vous promets que je ne vais pas les prendre pour mes punching-balls personnels, confirma-t-elle avec un beau sourire d'hypocrite pour faire plaisir au producteur.

Il laissa tomber, ne voulant pas s'énerver encore plus, et sortit de la suite avec les quatre gardes du corps dociles et « soumis ». Ils étaient dans le métier depuis de nombreuses années et avaient appris à ne pas contredire les ordres. Pour eux, Leona était l'archétype de la nouvelle génération qui allait détruire la réputation de ce métier, trop souvent mal vu. Eux, jamais, ils ne parleraient comme elle l'avait fait. Eux, en même temps, n'avaient pas la même formation qu'elle. Alors qu'ils protégeaient une star de ses groupies, elle avait déjà, avec son équipe, démantelé un réseau de dangereux mafieux.

Protect me, Love me, Save meDes histoires addictives. Découvrez maintenant