Chapitre dix-huit.

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Les vacances touchaient à leurs fin. Les derniers jours que nous avons passer tous ensemble avaient été merveilleux.

Je ne mettais pas sentit aussi bien et heureuse depuis longtemps. J'avais passer les trois quart de mon temps dans les bras d'Harry.

Je n'avais reçu aucune menace, et si X était parti pour de bon ? Je n'y croyais pas moi même. Harry n'avait pas arrêter de me protéger, au moindre signe il se montrait très prévenant.

A croire que j'étais une poupée de porcelaine qui ne fallait sous aucun prétexte effleurer.

Je termina de ranger mes derniers vêtements dans ma valise. Je la ferma et laissais échapper un long soupir avant de m'asseoir lourdement sur le lit.

Je n'étais visiblement pas prête à quitter cet endroit. Je m'étais habitué à un petit train de vie ici. J'étais coupé de la réalité, enfermé dans un doux cocon et je ne voulais pas en sortir.

Parce que je savais que le retour à la réalité serait dur, prendre conscience que Tom était partie pour de bon, affronter les cours avec un sourire, faire face au critique des autres pour Harry et moi.

Ça allait être dur, je les entendais déjà. Ils allaient tous penser que je n'en avait rien à faire de Tom, que je n'était qu'une petite pute qui changeait de mec quand ça lui plaisait. Je n'étais pas comme ça.

Je les entendaient me traiter de tout les noms, je les sentais me bousculer dans les couloirs, je sentais leurs regards haineux sur moi.

Je rouvris violemment les yeux. Le souffle court, j'avalai une grande bouffée d'air. Les cauchemars avaient l'habitude de me hanter même lorsque j'étais éveillé.

J'essuyais les larmes qui avaient coulés sur mes joues. Je posa ma valise à l'entrée de la chambre et me dirigea vers la salle de bain.

Je m'étais habillé sans prendre le temps de voir quelle tête j'avais. J'arrivai devant le miroir grimaçante. C'est pas joli joli.

Mes cheveux étaient emmêlés et formaient une sorte de crinière autour de mon visage. Je n'étais pas décidée à les démêles, je les rassembla donc en une queue de cheval haute avec l'élastique qui traîner autour de mon petit poignet.

Je passa de l'eau sur mon visage et l'essuya pour qu'on ne voit aucune trace de mes larmes.

Je pris ma valise, et descendit l'escalier pour retrouver tout le monde dans l'entrée.

J'enfila mon manteau et mon écharpe sous le regard de Harry qui me détaillé joyeusement. Je n'aimais pas quand il faisait ça, ça avait le don de me mettre affreusement mal à l'aise.

Je sentis mes joues brûler. Il rit en passent son bras autour de ma taille.

Il avait parfaitement réussi son coup et il en était fière.

Je cacha ma tête contre son t-shirt, morte de honte. Pourquoi faisait-il ça devant mes amis ?

Je finis par me détacher de lui quand une main se posa dans mon dos. Je vis le visage radieux de Niall, je le pris dans mes bras.

- Merci d'avoir été là pour moi pendant ces vacances.
- C'est normal Joy, ne me remercie pas.

Je déposa un baiser sur sa joue.

Je savais ce que pensais Harry de notre relation avec Niall, trop proche à son goût. Je m'en fichais, il ne pouvait pas m'interdire de lui parler.

Harry était le seul que j'aimais, je n'aurais jamais l'idée d'aller voir ailleurs. Il fallait juste qu'il le comprenne.

Une fois que j'eus dis en revoir à tout le monde. Je sortis du chalet, Harry portait nos deux valises.

Je m'arrêta quelques instants, regardant Louis fermé la porte de la battisse.

Ce dernier se mit à côté de moi et regarda avec moi. J'avais un pincement au cœur, ça ne serait pas le dernier fois que je venais ici. Mais je ne voulais pas en partir, je sentais en sécurité à l'intérieur.

- On reviendra. Me dit Louis qui semblait lui aussi triste de partir.

Je ne dis rien, me contenta de le regarder et de sourire.

Il déposa un baiser sur mon front, avant de se diriger vers sa voiture, garer juste derrière celle d'Harry.

Je fis à mon tour le chemin pour m'installer du côté passager de la voiture du bouclé. Il ne tarda pas à me rejoindre.

Il posa sa main chaude sur ma cuisse. Je sentis mes joues brûler.

Oh non mais c'est pas possible.

Je cachai mon visage dans mes mains, j'étais morte de honte qu'il arrive à me faire rougir comme ça pour un rien.

Il rit. Ce son était des plus mélodieux du monde, j'adorais l'entendre se répandre dans l'habitacle.

Il retira sa main, je sentis un vide. J'adore sentir la chaleur de sa peau contre la mienne.

- J'arrive pas à croire que tu rougisse comme ça pour moi. Sourit il. visiblement content et amusé de l'effet qu'il me faisait. Tu rougissais pas autant avant.
- C'est différent. Marmonnais-je.
- Qu'est ce qu'il y a de différent ? Je veux dire ... on a déjà été ensemble et on se connaît depuis longtemps.
- Ça n'a rien avoir avec ça Harry. Tout est différent, tu as beaucoup changé et pas que physiquement.
- Je t'assure que je n'es pas tant changer. Toi tu es différente. Tu es plus agressive. Ria-t-il en me donnant un léger coup dans l'épaule.
- Héé ! Gémis-je avant de le frapper à mon tour.
- Tu vois.
- On a tous changer. Ça ne reviendra jamais comme avant car quoi qu'il arrive, nous serons changer.
- Mais on retrouvera un semblant de « comme avant ». Je te le promets.

Il semblait tellement sincère. Ses paroles firent frissonner tout mon corps.

- Ça va ? Tu as froid ? Dit-il en frottant mon dos pour me réchauffer.
- Ça va t'inquiètes pas. Concentre toi sur la route.
- Je vais pousser un peu le chauffage. Tu veux une couverture ?

Non ce que je veux c'est tes bras.

- Non ça va, ne t'inquiètes pas. Je veux juste rentrer saine et sauve alors concentre toi un peu sur la route.
- Je te promets de te garder en sécurité Joy.

Ses mots résonnèrent en moi. Jamais personne ne m'avait fait cette promesse.

On dirait ce genre de phrase que sortent les mecs au cinéma quant ils font l'amour à une fille. Mais là c'était tellement plus beau, plus vrai parce qu'il ne me demandais pas ça pour me le dire.

Mon palpitant accéléra à la vision des images qui me venaient. Nos deux corps frottant dans un rythme doux.

Oh mon dieu. Je le voyais entrain de me faire l'amour.

Ma lèvre inférieur était fortement compresser entre mes dents. J'étais presque sur le point de la faire saigner.

Sa douce voix me tira de ma rêverie.

- A quoi tu penses ?
- A.. A rien. Répliquais-je aussitôt.

Je n'allais pas lui dire que j'étais entrain de rêver qu'on .... Enfin il n'avait pas à la savoir.

- Je ne te crois pas. Quand quelqu'un se mord la lèvre comme toi c'est forcément qu'il pense à quelque chose. J'aimerais savoir quoi.
- Non tu ne le seras pas.
- Au moins tu admets que tu pensais à quelque chose c'est une bonne chose. Dis moi ce que c'est.
- Non Harry.
- Joy !
- Harry ?
- Arrête ça tu veux.
- Arrête quoi ?
- Joy ne joue pas à ça.
- Jouer à quoi ?
- Ah tu es chiante. Admit il.

J'avais gagner. Je souriais très heureuse de l'avoir fait craquer, il avait lâcher le sujet.

Il se gara devant chez moi. Alors que j'allais sortir, il me tira par le poignet et me retourna face à lui.

- Tu comptais partir sans me dire au revoir ?
- Bien sûr que non.

Je posa délicatement mes lèvres sur les siennes. Il scella notre baiser en glissant sa langue dans ma bouche. Nos deux muscles dansaient ensemble avec une lenteur et une sensualité parfaite.

Une fois ce doux moment terminait, je sortis du 4x4, Harry me suivis de prés et récupéra ma valise.

Tel un gentleman, il me la porta jusqu'à la porte de chez moi.

Je sentis mes yeux s'embrumer, je ne voulais pas qu'il me quitte. J'avais besoin de son corps, de sa chaleur, de ses bras, de ses baisers, de ses mots.

Je me jeta sur lui, enroulant mes bras autour de son cou. Harry se raidit, il ne s'attendait sûrement pas à ce que je lui saute dessus comme ça.

Puis il serra ses bras autour de ma taille. Je ne pleurais pas, mais mes yeux étaient brouillés par l'eau.

Il me desserra légèrement pour pouvoir me regarder dans les yeux.

Ses beau yeux vert me scrutaient, il essuya d'une main les larmes qui naissaient au coin de mes yeux.

- Je ne suis pas assez forte. Pas comme toi.

Mes mots semblaient l'affecter. Il se rapprocha de moi, collant sa tête à la mienne.

- Tu l'es plus que tu veux bien le croire Joy. Et peu importe ce qui peut arriver, je te fais la promesse que je te protégerais toujours. Personne ne te fera le moindre mal tant que je serais là. Je te le promets.

Ses mots étaient tellement doux. Mon cœur accéléra, j'embrassai sa joue puis ses lèvres.

Notre baiser fut prolonger, ses bras se resserrent autour de moi. A chaque secondes il tentait de se séparer de mes lèvres mais je les rattraper toujours ne voulant pas le laisser partir.

Quand je me décida enfin à le laisser, il posa sa tête dans mon cou. Son souffle haletant caressait ma peau qui n'était pas couverte par le lainage.
Nos souffles étaient la seule chose que j'entendais. Ils créaient une douce mélodie signe que ce baiser avait été bon.

- J'aime tellement quand tu m'embrasses comme ça.

Sa phrase fit faire un bon à mon cœur tandis qu'une fine courbe de dessina sur mes lèvres.

- Je dois y aller bébé. Il m'embrassa chastement. A demain.

Je le regarda partir, ses joues étaient rosies. Je ne savais pas si c'était à cause du baiser ou à cause du froid. Je rêvais secrètement que je sois la cause de cette couleur sur ses pommettes.

Je rentra à l'intérieur, il faisait vraiment bon à l'intérieur. Je posai mes clés dans le panier, avant de m'installer dans le canapé rêvant encore à ce baiser et à ses mots.

Mon portable vibra dans la poche de mon pantalon, me tirant de ma rêverie amoureuse.

C'était sûrement un message de Liam pour me dire qu'il rentrait tard.

J'ouvris finalement le message, il contenait une photo.

Oh non.

C'était moi et Harry, il y a peine quelque minutes. Quand nous nous embrassions.

Il était de retour.

La photo était accompagné d'un message.

« Je vous vois.
- X »                                                                                                               

Je me précipitas vers la porte vérifiant qu'elle était bien fermer. Avant de monter en courant vers ma chambre. Je m'y enfermas.

J'étais tout simplement pétrifier. Des larmes de peur roulaient sur mes joues. Comment savait-il où j'habitai ? Comment pouvait-il savoir que je rentrais aujourd'hui à cet heure ?

Peut-être qu'il avait attendu toute la journée. Oh mon dieu mais c'est un vrai psychopathe.

Je m'assis sur mon lit, mon portable dans ma main tremblante.

*******

Un mal de tête horrible avait pris tout mon corps en otage. Mon réveil sonnait par je ne sais quel miracle.

Je m'étonnais que mon portable ne soit pas tomber, il était dans ma main suspendu au dessus du vide.

J'avais passe une bonne partie de la nuit au téléphone avec Harry. Lui racontant ce qu'il mettait arriver après son départ.

J'avais prier pour qu'il ne lui arrive rien, le moment où j'ai entendu sa voix à l'autre bout du fil m'avait soulager.

Il avait voulu venir mais je lui avait dit de ne pas bouger. Je ne voulais pas qu'on s'en prenne à lui. J'ai du me battre mais finalement il était rester chez lui.

Je me décida à me lever. Je traînais des pieds jusqu'à la salle de bain, je me déshabilla avant de me glisser sous la douche.

L'eau chaude me faisait un bien fou. Je sentais mes muscles se détendre sous la pression du jet.

Je sortis de ma douche après une bonne quinzaine de minutes sous le jet, à faire mousser le gel douche à la rose sur mon corps.

Je me sécha et m'habilla. Je passa un peu de poudre sur mon visage, je mis un peu de mascara. J'étais prête.

Je pris mon sac et descendis les escaliers. Ça sentait incroyablement bon. Liam était déjà réveillé ?

Puis je vis la masse bouclé de mon Harry qui me faisait dos. Il se retourna une poêle à la main. Il déposa un pan-cake sur la pile qui en comptait une dizaine avant de me sourire.

Son visage était radieux, j'aimais le voir comme ça, je ne pouvais que sourire. Je me demander surtout comment.. ?

- Bonjour Princesse.

Jamais personne apart ma mère ne m'avait appelé ainsi. Ça sonnait tellement bien venant de lui que je ne pus que sourire avant de déposer un chaste baiser sur ses lèvres.

- C'est pour moi ? Demandai-je en montrant l'assiette de pan-cakes
- Ouais ! Vu que Liam n'était pas rentrer tôt et que tu t'es fait peur, j'ai pensé que tu aimerais manger de bon pan-cakes ce matin.
- C'est adorable merci.
- Ne me remercie pas. Manges.

Il posa une assiette devant moi, puis il sortit le nutella, le sirop d'érable, la confiture, tout ce que pouvait être utile pour déguster ces pan-cakes.

J'en pris un et le recouvris de sirop d'érable avant de le manger avec appétit.

Harry posa un verre de jus d'orange devant moi avant de rire en me voyant dévorer sa nourriture.

- C'est bon ?
- J'adore.

Il sourit avant de s'installer avec moi pour manger.

Une fois notre petit festin matinal terminer. Il nous conduisit au lycée.

Je n'arrêtais pas de sourire, de rire. Seul lui pouvait me faire cet effet, il était le seul à me faire ressentir autant de chose en si peu de temps.

Ils se gara devant le lycée. Je n'étais pas prête à affronter le regard des autres, pas prête du tout.

Je sortis de la voiture en n'oubliant pas de prendre mon sac. Puis Harry saisi ma main et entrelaça nos doigts.

Je lui souris alors que ses yeux scrutaient les miens. J'étais morte de trouille mais son regard m'apaiser.

Nous rentrions dans le lycée toujours main dans la main. Les regards se posèrent sur nous.

On étaient un couple comme les autres et pourtant leurs yeux brûlaient ma peau.

Je frissonnais en entendaient certaines de leurs paroles. Je ne disais rien, mon cœur prenait lourd mais je retenais mes larmes.

Tu n'es pas comme ça ! Tu n'es pas comme ils le disent ! Tu le sais, il le sait, tes amis le savent ! Une voix criais en moi pour m'encourager.

J'agrippai fermement la main d'Harry pour me donner du courage. Il me regardait, il semblait être mal pour moi.

- Alors ça y est Devis est le nouveau joujou de Styles. Comment tu vas le tuer lui ?

Je sentis la main d'Harry quitter le mienne. Oh merde.

Il était rentré dans une colère noir. Il avait pousser Mark contre son casier avec une force sans pareil.

C'était sans compter sur Mark qui était footballeur, à force égale je sentais que le combat aller mal se terminer.

Ils terminèrent au sol, je n'arrivais pas à voir qui avait pris le dessus, une masse d'élève s'était formé autour d'eux.

Je jouai des coudes pour passer, je vis que Harry avait le dessus. Il décocha un coup dans la mâchoire de Mark.

- Tu ne lui parles plus jamais comme ça ! J'ai été claire ? Cria-t-il avant de le frapper à nouveau.
- Arrête toi Harry ! Harry tu vas avoir de gros ennuies ! Harry !

Je pris son bras, ma force n'était pas suffisante, mais la chaleur de ma peau contre la sienne me suffit pour le stopper.

Il se retourna vers moi. Son regard était noir, il me faisait peur quand il était ainsi, ses muscles étaient encore durement contractés. Je ne montra rien.

Il se releva, mais il était trop tard. Deux surveillants de couloir arrivèrent.

- Styles, Tompson, Devis dans le bureau du proviseur.
- Quoi ? Mais elle n'a rien fait ! plaida Harry.
- J'ai dis tout les trois, sur le champs !

Je pris la main d'Harry dans la mienne et le tira avec moi. Je me mis entre lui et Mark, qui était fortement endommagé. Il l'avait mérité après tout.

- Je suis désolé. Murmura Harry à mon égard.

Je lui souris simplement serrant un peu plus sa main.

Sur tout le chemin j'avais caressé sa paume rougie avec mon pouce pour le calmer.

Je détestais ses sautes d'humeur, mais ils faisaient partie de lui je devais faire avec. Et contrairement à ce qu'on pourrait penser ça me faisait pas peur.

Je l'aime avec ses qualités et ses défauts.

J'embrassai sa joue puis lâcha sa main pour rentrer dans le bureau du proviseur. Je le sentais mal.

*******

- Mon père va me tuer.

Harry me pris dans ses bras, s'excusant une nouvelle fois. J'embrassai sa nuque.

Alors je vis mon père arrivait. Il semblait vraiment très en colère. Il me prit par le bras et me tira vers la sortie. Je ne pus même pas dire au revoir à Harry.

Ce dernier m'envoya un bisou de loin, son visage légèrement déformé par la tristesse. Ça ne l'empêchait pas d'être magnifique.

Mon père me fit monter dans la voiture. Il ne dit rien de tout le trajet. Je sens que j'allais en prendre plein la gueule à la maison.

Une fois arriver, il me demanda de rester dans le salon. Une fois sa veste retirait, il s'avança vers moi et me colla une gifle.

Instinctivement des larmes roulèrent sur mes joues. C'était la premier fois que je me faisais frapper par l'un de mes parents. Jamais il n'avait portait la main sur moi avant.

- Je ne veux plus que tu vois ce garçon !
- Quoi ?! Mais..
- Pas de mais ! Il a une très mauvaise influence sur toi Joy, tu vois où ça te mène ! Je ne veux plus que tu le vois c'est terminé ! Suis-je assez claire ou je doit t'en coller une autre pour être sûr ? Cria-t-il.

Je monta les escaliers en courant. Il voulait tout foutre en l'air et comment comptait il m'en empêcher ?

- Je te hais ! Hurlais-je avant de claquer la porte de ma chambre.

Je fondis en larmes sur mon lit.

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